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Xavier Feuillée (3.2.1.Perform) : “Optimiser au maximum les performances de chaque pilote”

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Ancien pilote moto semi-pro, Xavier Feuillée a continué en parallèle ses études en science. Toutefois, la science a vite été mise de côté pour laisser place à la physiologie avec l’étude du fonctionnement et de l’organisation mécanique, physique et biochimique des organismes vivants et de leurs composants. Après avoir travaillé cinq ans au Pole Espoir Natation, le Toulousain s’est vite orienté vers le sport automobile en s’occupant de Sébastien Ogier du temps de l’opération Rallye Jeunes.

“J’ai débuté dans le monde du sport automobile directement avec Seb Ogier” nous indique Xavier Feuillée. “J’ai ensuite basculé avec le programme Peugeot 908 où j’ai suivi les pilotes et l’équipe technique. Il y a eu ensuite Soheil Ayari et tout s’est vite enchaîné : l’endurance avec IMSA Performance Matmut et la monoplace avec Tech1 Racing. Le sport automobile est une vraie passion pour moi et en termes de préparation c’est assez complet. Il faut des qualités mentales importantes. En plus d’être complet, c’est très ouvert. La méthode est née de part mon expérience en motocross. Il m’a fallu près de dix ans pour la développer. Il faut toujours se creuser les méninges pour trouver de nouveaux exercices. On cherche toujours à optimiser au maximum les performances de chaque pilote.”

3.2.1.Perform permet de booster sa cylindrée physique dans un cadre enchanteur. La partie cardio en extérieur est construite sur mesure en fonction de l’organisme de chacun et de ses besoins.

“On travaille sur la réactivité, la concentration et la combativité de manière à percevoir l’espace afin d’avoir un pilotage plus précis” poursuit Xavier. “Il y a aussi un focus sur les sensations d’adhérence, les qualités visuelles, le regard, trouver les “trous” pour se faufiler dans le trafic. Nous disposons d’un appareil qui contrôle le regard.”

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La partie nutrition n’est pas oubliée avec la nutrition de course spécifique, un suivi de la gestion du poids : “Il ne faut surtout pas mettre de côté l’aspect nutrition en course automobile, et plus précisément sur les courses longues. Il faut savoir comment se restaurer, à quel moment et en quelle quantité. Les stages sont adaptés à chacun. Ils sont personnalisés et scientifiques.” Assister à trois stages par an est l’idéal, soit un durant l’hiver avant la reprise, un en milieu de saison et le dernier une fois le championnat terminé.

Une course comme les 24 Heures du Mans se gère forcément différemment : “C’est important de faire un stage avant les 24 Heures du Mans. On met l’accent sur la concentration avec plus d’isolement et de progressivité. La semaine des 24 Heures est très longue et il faut bien faire attention à se ménager. Tout est pris en charge : repas, sommeil, récupération.” Depuis peu, 3.2.1.Perform dispose d’un camion itinérant qui se rend sur les différents circuits.

Si les stages sont bien établis, il reste encore des choses à faire dans différents domaines, le cadre de Font Romeu étant parfaitement adapté : “Font Romeu est une cité olympique. On y trouve le plus grand centre d’entraînement en altitude d’Europe. 42 médaillés des derniers Jeux Olympiques sont venus se préparer à Font Romeu. De plus, beaucoup de sportifs habitent ici. Il y a un pole médical compétent, un climat sain et très peu de pluie. Le site est en totalité exploitable.”

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En fonction des agendas des uns et des autres, un micro stage de 1 à 2 jours est possible, l’idéal étant de passer 4 jours sur place. A titre d’exemple, les jeunes pilotes du Lotus F1 Junior Team passent 6 x 8 jours à Font Romeu. Un stage peut être permanent avec un travail différent afin de ne pas engendrer de fatigue.

Diverses équipes sont passées dans les mains de 3.2.1.Perform : “Nous avons travaillé pour Peugeot en Endurance mais aussi en vue du Dakar. Tech1 Racing est également venu faire un stage. Nous avons des exercices qui permettent d’être plus rapide pour dévisser des roues. On travaille sur l’optimisation de la performance et sur l’ergonomie. On peut mettre en place des codes de langage selon les personnes. Cela permet de trouver les bons outils pour le team manager.”

Pour résumer, la méthode 3.2.1.Perform est complète où 7h d’entraînement = 21h d’entraînement conventionnel. C’est aussi la rééducation après les blessures, à l’image de Matthieu Vaxivière qui a repris la compétition (avec un podium à la clé) moins de 30 jours après une fracture vertébrale.

Plus d’infos sur 3.2.1.Perform ici

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