Vainqueur du dernier rendez-vous de l’European Le Mans Series à Imola, le Thiriet by TDS Racing part à la conquête d’une victoire de catégorie LM P2 aux 24 Heures du Mans avec son ORECA 05 partagée par Pierre Thiriet, Mathias Beche et Ryo Hirakawa. Le team dirigé conjointement par Xavier Combet et Jacques Morello a toutes les cartes en main pour monter sur la plus haute marche du podium dimanche à 15 heures. Avant d’attaquer les essais, Xavier Combet a fait le point avec nous.
Est-ce un avantage d’avoir fait rouler au Mans une Ligier JS P2 et une ORECA 05 ?
“Cela peut donner un mince avantage car nous connaissons les atouts et les faiblesses des deux modèles. Ce sont deux autos avec des approches différentes. L’ORECA 05 est maintenant à son rythme de croisière. L’an passé, il y avait un décalage avec la Ligier JS P2 car la 05 débutait sa carrière.”
La catégorie LM P2 est encore plus relevée cette année ?
“Chaque année, c’est plus relevé. Rien que le niveau des pilotes est encore monté d’un cran avec des jeunes venant du GP2 et de la 3.5. Le plateau a bien évolué ces dernières années. Les pilotes classés Silver ont maintenant de gros bagages, ce qui permet de donner une qualité supplémentaire. Les autos vont de plus en plus vite et je pense que ce sera encore le cas en 2017.”
Supprimer la catégorisation de pilotes en LM P2 est une bonne idée ?
“Les équipes ont besoin de financer les saisons et les retombées financières ne sont pas assez importantes pour cela. Le risque de plonger la catégorie dans une situation compliquée existe car s’autofinancer est compliqué. Il n’est plus possible de financer une saison uniquement avec des partenaires.”
Avoir un Silver de la trempe de Pierre dans l’équipage est forcément un atout…
“Au fil des ans, il a plus d’aisance en Endurance. Pierre va disputer ses 6èmes 24 Heures du Mans, dont cinq en LM P2. Il a bien progressé à nos côtés. Son statut professionnel a lui aussi bien évolué car ses semaines sont très chargées. Il est passé du rôle d’étudiant à celui de dirigeant. Pierre reste un gentleman driver qui n’a pas l’ambition de devenir pilote professionnel. S’il devait passer Gold, possible qu’il ne se retrouve pas dans le schéma. Il n’est pas certain non plus qu’il soit dans les temps d’un jeune pilote Silver qui arrive de la monoplace. Laissons la classification telle qu’elle est car elle ne diminue pas le niveau, bien au contraire.”
Tout est réuni pour gagner Le Mans ?
“Bien entendu, l’objectif est de gagner. Nous avons un équipage homogène et très certainement le meilleur depuis que l’on fait de l’endurance. Cependant, il ne faut pas croire que c’est le meilleur trio du plateau car beaucoup d’équipes sont aussi bien armées que nous, d’où une course très ouverte. Avoir Mathias avec nous est aussi une vraie valeur ajoutée.”
Ryo est la bonne surprise du début de saison ?
“Ryo confirme tout le bien que l’on pensait de lui. Il a une faculté d’adaptation incroyable. En moins dix tours, il est déjà dans le rythme sur des tracés qu’il découvre. Ryo s’est très vite adapté à l’Europe. Nous avons été mis en relation via ORECA grâce au Toyota Young Drivers Programme. C’est une belle reconnaissance d’être la première équipe à faire rouler un pilote du TDP.”
La piste asiatique pour TDS Racing reste d’actualité ?
“Avoir Ryo ne nous amène pas à rouler en Asie mais on se doit de diversifier nos activité et l’Asie reste plus que jamais d’actualité. Il y a deux optiques : LM P2 ou LM P3. On cherche des solutions pour boucler un programme.”
Le GT n’est plus à l’ordre du jour ?
“Tout reste possible et nous restons à l’écoute des différentes options, aussi bien en GTE qu’en GT3. Le GTE est plus une affaire d’opportunités.”
Et le FIA WEC ?
“Si on parvient à décrocher un nouveau titre ELMS, il faut espérer que cela ouvrira de nouvelles portes vers le FIA WEC avec nos partenaires actuels et les nouveaux. TDS Racing a les moyens sportifs de briller en FIA WEC.”
L’idée est de rester dans le giron ORECA en 2017 ?
“La relation avec ORECA est parfaite et je ne vois pas pourquoi nous changerions de marque.”