Peu avant la pause déjeuner, Pierre Fillon, Gérard Neveu, Vincent Beaumesnil et Allan McNish ont reçu une poignée de journalistes pour un entretien questions/réponses.
Suite à la violente sortie de piste de l’Audi R18 e-tron quattro #1, Vincent Beaumesnil (directeur des sports à l’ACO) n’a pu éviter la question sur la sécurité du circuit : « Les poteaux qui tiennent les grillages FIA ont parfaitement joué leur rôle. A cet endroit, la vitesse des autos est importante. Les équipements de sécurité ont fait leur travail. On ne peut que se réjouir de la fin heureuse de cet accident. Les grillages sont mis en place pour protéger le public. Sur le lieu de l’accident, on a fait plus que ce qui était demandé car la zone en question n’est pas ouverte au public. »
Malgré une séance écourtée hier, il n’est pas prévu de rajouter la longueur des séances, comme l’a rappelé Vincent Beaumesnil : « On ne peut pas tout bouleverser le matin même des essais sachant qu’une partie du circuit emprunte des routes ouvertes à la circulation les autres jours. Nous avons mis un terme prématurément aux essais du mercredi à cause du remplacement des rails et des poteaux. Nous n’avons pas voulu mettre en place une Slow Zone de nuit pour tester le dispositif. La décision était plutôt sage. Le cas sera différent en course selon les besoins. »
Sur le papier, ces nouvelles zones font l’unanimité du côté des pilotes même s’il faut voir ce que va donner la pratique : « C’est un travail réfléchi depuis octobre 2013. Cela implique beaucoup de monde dans tout le processus. Dans l’ensemble, c’est très bien accueilli. Il nous faudra en tirer des enseignements pour le futur, peut-être en la rendant plus pointue. De plus, ces Slow Zone pourraient être reprises par d’autres championnats à l’avenir. Les 24 Heures du Mans peuvent servir de laboratoire sur le plan de la sécurité. On est prêt à l’utiliser pour la course même si le but n’est pas d’en abuser. Nous ferons un debriefing après la course. »
Allan McNish, Grand Marshal de la course, souligne l’importance de ces zones de ralentissement où il sera impossible aux pilotes de dépasser : « Personnellement, je pense que cela va dans le bon sens. C’est un grand pas en avant qui permet que la course se poursuive. Le directeur de course peut mieux gérer les différentes situations. »