Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour le Toyota Gazoo Racing. Très en verve la saison dernière avec deux titres mondiaux à la clé, le constructeur japonais est à la peine cette année malgré un bon travail de développement durant l’hiver. Quand Toyota a trouvé deux secondes, les autres en ont trouvé cinq. Les pilotes du Toyota Gazoo Racing sont en manque de victoire cette saison. Il va falloir attendre la nouvelle auto prévue pour 2016 afin d’espérer combler le handicap face à la concurrence. Véritable compétiteur dans l’âme, Sébastien Buemi ronge son frein depuis Silverstone. Le Champion du Monde d’Endurance de la FIA en titre devra, tout comme Anthony Davidson, céder à coup sûr sa couronne en fin de saison avant de tout faire pour la reprendre un an plus tard.
« On sait que ça va être difficile jusqu’à la fin de saison » nous a confié Seb Buemi samedi soir. « Même si on se doit de tout donner sur les manches restantes, tous les regards sont tournés vers 2016. Il ne faut pas se leurrer, on ne peut pas lutter face à la concurrence. Nous allons tout de même utiliser toutes les opportunités qui vont se présenter à nous. Il faut admettre que dans des conditions de pluie ou d’humidité, nous sommes mieux sans trop en connaître la raison. Le rythme est meilleur. »
Pourtant, l’hiver a été pour le moins studieux dans le camp japonais, mais cela n’a pas suffi : « Avant le début de saison, la confiance était pourtant de mise. Nos adversaires ont plus progressé que nous. Nous allons devoir attendre le modèle 2016 avec le nouveau moteur et tout ce qui va avec. Compte tenu des changements, on devrait s’ouvrir plus de possibilités. Nous devons améliorer l’auto afin de partir sur de bonnes bases. En revanche, le timing s’annonce serré. »
Après une période Formule 1, le pilote suisse a trouvé refuge au sein des pelotons d’endurance : « Je suis arrivé dans un milieu que je ne connaissais pas. J’ai vite compris que la technologie était intéressante, que le championnat grandissait et se professionnalisait. Le FIA WEC prend la direction des bons côtés de la F1. Il y a de plus en plus d’engouement de la part des pilotes de Formule 1 qui en parlent de plus en plus, et ce même avant la victoire de Hülkenberg et l’arrivée de Webber. Les autos sont belles et le règlement est bien pensé. Il faut maintenant intéresser les télévisions, ce qui n’est pas évident sur des courses d’endurance. »
En moins de quatre ans, le FIA WEC s’est forgé une belle réputation parmi les pilotes de F1, ce que ne dément pas le pilote du Toyota Gazoo Racing : « Depuis le retour de Porsche, on en parle de plus en plus et les pilotes y regardent de près. Du temps où Peugeot se battait contre Audi, il y avait moins d’intérêt. Depuis le lancement du FIA WEC, les autos ont changé et c’est un vrai plaisir pour moi de rouler en LM P1. Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre la discipline. »
La semaine passée, le pilote suisse a retrouvé le baquet de sa monoplace électrique en vue de la deuxième saison de Formula E : « C’est avec plaisir que je poursuis l’aventure avec edams pour une deuxième saison. L’auto a évolué avec un gros travail sur l’efficacité. Le championnat s’ouvre de manière intelligente aux constructeurs. L’équipe a bien travaillé et je me réjouis d’être à Pékin. Les chronos sont encourageants. Il n’y a pas encore la technologie des LM P1 du FIA WEC mais tout va évoluer au fil des ans. La base est bonne et le championnat a prouvé l’an passé sa légitimité. Je suis ravi d’en faire partie. »


