Fidèle au Marc VDS Racing Team depuis maintenant quatre ans, Markus Palttala a été de toutes les campagnes, aussi bien en World GT1 qu’en Blancpain Endurance Series ou VLN. Passé tout près du titre Blancpain en 2012, le Finlandais était à nouveau de la partie cette saison dans l’une des deux BMW Z4 GT3 du team dirigé par Bas Leinders avec comme satisfaction d’avoir remporté le titre Equipes. En complément à son engagement Blancpain, Markus a fait son retour en Championnat du Monde d’Endurance sur les trois dernières manches de la saison au volant de la Porsche 911 GT3-RSR du team IMSA Performance Matmut, sans oublier le VLN sur la Porsche du RTR. Une année 2013 pour le moins remplie pour le plus francophone des finlandais. Calme, discret, toujours disponible, Markus Palttala s’est fait un nom dans le milieu de l’Endurance au fil des saisons. Pour lui, 2014 débutera par les 24 Heures de Daytona sur la BMW Z4 GT3 du Turner Motorsport.
La saison a été globalement bonne en Blancpain Endurance Series ?
« Oui, et à bien des égards, la saison a été excellente. Nous avons décroché le championnat Equipes avec Marc VDS, ce qui était l’objectif principal. C’est une très belle récompense pour toute l’équipe après le travail effectué pour y arriver. Cette année, je suis passé sur la deuxième voiture où nous avions deux autos compétitives. Cela a bien fonctionné. J’ai vraiment apprécié le partage du volant avec Henri et Nicky. Nous étions rapides sur chaque course, mais la malchance ne nous a pas épargné. Nous avons connu un problème de freins à deux reprises. A Spa, c’est l’alternateur qui nous a causé des déboires après avoir passé une partie de la course en tête. Au Paul Ricard, nous avons connu une sortie et à Silverstone un stop & go. Au final, nous n’avons pas eu une seule course simple, ce qui nous a fait terminé seulement à la dixième place au championnat. On peut penser que c’est décevant après avoir terminé deuxième en 2011 et 2012, mais c’est tout de même positif car la performance était là. »
Tu as aussi limé le bitume sur la Nordschleife. Une belle expérience ?
« Durant les deux dernières années, j’ai disputé plus de 20 courses sur la Nordschleife, et je dois dire que c’est toujours aussi excitant. Le circuit est tout simplement incroyable et j’ai appris quelque chose à chaque course. C’est assez facile d’être rapide sur l’Enfer Vert mais avec l’expérience, il est plus facile de gérer le trafic et les conditions météorologiques changeantes. La clé est d’être rapide, mais tout en contrôlant, car il est si facile de faire une erreur. J’ai bien aimé les deux courses de préparation avec Marc VDS, et plus tard dans la saison les bagarres contre Manthey et d’autres Porsche dans la classe Porsche Cup avec RTR. Nous avons connu des hauts et des bas, mais c’était agréable de terminer par une victoire. »
Il n’était pas prévu pour toi de rempiler en FIA WEC…
« J’étais ravi qu’IMSA Performance Matmut fasse appel à mes services pour les trois dernières courses du FIA WEC car c’est un championnat où il est bien d’être présent. L’accueil au sein de l’équipe a de suite été bon car tout le monde est très chaleureux. Bien sûr, je connaissais le palmarès de l’équipe depuis des années et j’ai suivi leur parcours. C’est dommage que nous n’ayons pas pu rouler à Fuji car c’était un circuit pour la Porsche et la météo nous aurait avantagé. Terminer deuxième à Shanghai était bon. A Bahrain, Raymond (Narac) et Jean-Karl (Vernay) étaient en position de remporter le titre jusqu’à ce que la suspension cède. J’ai tout fait pour aider l’équipe autant que je le pouvais en essayant de parler français autant que je le pouvais même si je ne sais pas s’ils ont tout compris (rires). »
Quel regard portes-tu sur l’Endurance ?
« Il y a eu beaucoup de changements ces dernières années et il est clair qu’il est difficile pour un fan de comparer les différents championnats. Personnellement, je ne pense pas qu’il y ait trop de catégories mais ce serait bien si les séries majeures parvenaient à réunir encore plus de public. Le GT3 est une vraie success story comme le prouve les grilles de la Blancpain Endurance Series. Le GTE en FIA WEC et ALMS offrent des courses de haut niveau. Il va être intéressant de voir comment va se passer la fusion de l’ALMS et du Grand-Am va se passer, tout comme le futur règlement GT3+. Ce sera positif compte tenu du nombre de constructeurs impliqués mais cela deviendra plus compliqué pour avoir une bonne BOP. Comme toujours, le plus important est de travailler sur la réduction des coûts. Cela coûte de plus en plus cher, notamment en FIA WEC. Quant à la catégorisation des pilotes qui est très compliquée, elle est nécessaire pour garder des championnats et des catégories plus saines. »
Quels sont tes plans pour 2014 ?
« Certaines choses doivent encore se confirmer mais je compte poursuivre pour la cinquième année avec Marc VDS. Notre relation avec BMW Motorsport se renforce et le programme 2014 devrait se décider prochainement. Je vais également poursuivre avec RTR sur le championnat VLN. En parallèle, je discute avec quelques équipes FIA WEC et ELMS. J’ai bon espoir d’y trouver un volant. Dans tous les cas, ma saison débutera début janvier avec le Roar Before the 24 à Daytona sur la BMW du Turner Motorsport. Je suis impatient de revenir derrière un volant. »