Chez Audi Sport Team Joest, on est gonflé à bloc ! Battu en 2014 par Toyota puis par Porsche en 2015, la marque aux quatre anneaux a bien l’intention de renouer avec la couronne mondiale après les titres de 2012 et 2013. Champion du Monde d’Endurance 2013 avec Audi, Loïc Duval compte jouer le haut de l’affiche avec ses coéquipiers Lucas di Grassi et Oliver Jarvis au volant de la nouvelle Audi R18 qui portera le dossard 8. A l’issue du Prologue FIA WEC, l’unique Audi en piste a terminé derrière la concurrence. Le Chartrain est revenu avec nous sur le travail fourni durant l’intersaison.
L’hiver a été studieux ?
“J’ai hâte que la saison recommence. Un gros travail a été fourni cet hiver pour nous fournir une toute nouvelle auto. Avoir un nouveau produit fait qu’il y a beaucoup de choses à mettre en place. Le processus suit son cours mais il faut un peu de temps. C’est un gros gap par rapport au modèle 2015. Comme les autres, nous avons perdu de la puissance. Le système hybride est inédit, ce qui oblige à apprendre de nouvelles choses.”
La confiance est de mise ?
“Pour ma part, je suis très à l’aise dans l’auto. Plus le temps passe, plus on se rapproche de ce que l’on veut. Nous avons roulé à Sebring, Bahrain et Motorland Aragon. Audi Sport a fait le choix de ne faire rouler qu’une seule auto au Prologue FIA WEC. Le produit est compétitif et nous allons continuer le développement. Cependant, on ne sait pas ce qu’on fait les autres. Avec une nouvelle auto, il y a toujours une part d’inconnu.”
Audi Sport est parti dans des voies plus extrêmes que la concurrence ?
“La philosophie est différente des autres en termes d’aéro. Nous avons un nouveau système hybride et nous allons concourir dans la classe d’hybridation 6MJ. Les trois constructeurs devraient être assez proches.”
Avoir deux autos au Mans redistribue les cartes ?
“On ne peut pas nier qu’en avoir trois donne un avantage supplémentaire de briller. C’est toujours positif de voir un maximum de pilotes en piste. C’est un peu dommage pour le plateau global. Ce qui ne changera pas, c’est que Le Mans sera encore une fois un sprint du début à la fin. Pour nous, il y a un double objectif : Le Mans et le FIA WEC.”
Avoir le même équipage est un avantage ?
“C’est la première fois depuis que je suis chez Audi que je vais avoir les mêmes coéquipiers deux saisons de suite. L’équipe technique est elle aussi identique. Après les 24 Heures du Mans 2015, nous avions une auto compétitive mais quelques pépins n’ont pas aidé. Avoir un peu de chance peut faire la différence.”