Cette année, les équipes européennes seront assez rares en Tudor United SportsCar Championship, OAK Racing devant être la seule équipe à disputer l’intégralité du championnat nord-américain avec la présence d’une Morgan LMP2. L’intérêt pour le rêve américain est bien là mais des équipes ont été refroidies par la capacité d’accueil. Aux 24 Heures de Daytona, il n’y aura pas plus de six entrées hors continent américain. On sait pourtant de source sûre que bon nombre de teams européens y ont pensé fortement : Thiriet by TDS Racing, Greaves Motorsport, Morand Racing, Pro Algarve Racing, etc… Sans avoir la certitude de pouvoir être au départ, la majorité d’entre eux ont préféré jeter l’éponge. De plus, le plateau en TUSC étant ce qu’il est, cela laissait peu de place aux renforts overseas.
« Nous avons eu beaucoup de contacts, mais personne n’a voulu prendre le risque de demander un engagement, surtout venant de très loin » a confié Scott Atherton à Sportscar365. « Il suffit de voir qui était au Roar et vous savez qui vient. Nous sommes tout simplement au maximum de notre capacité. »
De 60 engagés possibles à Daytona, l’IMSA a augmenté la capacité à 68 pour les 24 Heures, mais également sur les autres manches du Tequila Patron North American Endurance Cup à Sebring, Watkins Glen et Road Atlanta. Scott Atherton confirme que d’autres devraient rejoindre le plateau en cours de saison pour un engagement à la course. « Si nous regardons l’histoire, il y aura un certain nombre de programmes qui ne pourront aller au bout pour telle ou telle raison » indique l’homme fort du TUSC à Sportcar365. « A cause de cela, je pense qu’il y aura des opportunités pour que de nouvelles équipes nous rejoignent, pas sur la saison complète, mais bien sur des évènements sélectionnés. »
« Nous avons des circuits qui sont en mesure d’accepter plus de concurrents que d’autres. Nous allons à Indianapolis, Road America et Petit Le Mans. Ce sont des lieux qui peuvent accueillir plus d’autos. Ce qui nous limite n’a rien à voir avec la restriction FIA concernant le nombre d’autos par rapport à la longueur des circuits, mais bien les stands. »
L’homme fort du TUSC a souligné l’importance du maintien d’une grille internationale, ce sur quoi l’ALMS a toujours œuvré : « Dès le début, Jim France a clairement dit qu’il voulait avoir des équipes internationales, l’idée étant d’en avoir de plus en plus au fil du temps. C’est agréable pour nous face à l’intérêt de nos équipes nord-américaines actuelles. Nous voulons voir des équipes étrangères, même si elles ne doivent de prendre part aux courses d’endurance. Nous ne voulons pas perdre de vue cet objectif. »
Les relations entre l’IMSA et l’ACO se poursuivent malgré la fin de l’American Le Mans Series. Après Jim France qui avait donné le départ des 24 Heures du Mans en juin dernier, ce sera au tour de Pierre Fillon de baisser le drapeau dans moins de deux semaines à Daytona.
Si une DP devait remporter le championnat Tudor United Sportscar Championship, ce n’est pas pour autant qu’elle pourra engager sa monture américaine aux 24 Heures du Mans en juin 2015. Pour cela, il faudra choisir une auto éligible dans la Sarthe, d’autant plus que les invitations données sont à discrétion des organisateurs. Suite à la saison 2013, le Mucle Milk Pickett Racing et le Risi Competizione ont chacun reçu un ticket d’entrée pour la classique mancelle. Si le team de Greg Pickett a déjà validé son invitation, le Risi Competizione aimerait bien lui emboîter le pas. Giuseppe Risi tient à revenir au Mans et on travaille dure pour cela à Houston.
Pour les autres équipes américaines prévues au Mans, Level 5 Motorsports ne devrait pas relever le défi en tant qu’équipe, la chance de voir le Dempsey Racing (ndlr : en partenariat avec Proton Competition) est de 50/50 le Krohn Racing n’a pas prévu de s’engager à l’année dans un championnat. Si les Etats-Unis veulent des concurrents étrangers, l’inverse est vrai au Mans.