Entre Pirelli World Challenge, Blancpain Endurance Series et des piges ici et là, l’année 2015 de Kévin Estre a été pour le moins chargée. Le Lyonnais n’a guère eu de week-end à la maison, preuve que son talent est enfin récompensé. La saison outre-atlantique a connu des hauts et des bas sur une McLaren 650S GT3/K-PAX Racing en délicatesse avec la réglementation. La Blancpain Endurance Series lui a permis de décrocher deux victoires chez Von Ryan Racing. Pour couronner le tout, Porsche lui a enfin fait confiance en FIA WEC à l’occasion des 6 Heures de Spa, sans oublier des débuts aux 24 Heures du Mans sur une Ligier JS P2 alignée par OAK Racing.
Tu retiens une saison positive ?
“La performance a été très bonne tout au long de l’année mais les résultats ont connu du bon et du moins bon. J’ai pu montrer de belles choses mais je n’ai rien à rajouter à mon palmarès. Pour moi, 2015 reste tout de même une superbe année avec beaucoup de plaisir pris à rouler sur deux continents.”
Le Pirelli World Challenge reste une belle expérience ?
“Le championnat m’a rappelé la Cup avec des courses courtes à pilote unique. J’ai découvert un team fantastique avec K-PAX Racing with Flying Lizard Motorsports. J’ai adoré travailler avec eux. Si on ne gagne pas le championnat, ce n’est pas de leur faute et McLaren n’y est pour rien. Il a fallu composer avec une Balance de Performance variable. Cette expérience américaine m’a permis de découvrir de nouveaux circuits où mon préféré reste Barber.”
La McLaren 650S GT3 a donné satisfaction par rapport à la MP4-12C GT3 ?
“Tous les défauts de l’ancien modèle ont été gommés. McLaren GT a travaillé dans le bon sens pour avoir une auto qui plaît à tout type de pilote. Elle est nettement mieux en termes de châssis et d’aéro. Cependant, l’auto reste dépendante des circuits et de la BOP.”
La Blancpain Endurance Series a donné plus de satisfaction ?
“Nous avions le potentiel pour gagner le championnat et c’est une déception que de ne pas avoir pu concrétiser. Von Ryan Racing faisait partie des équipes qui méritaient de gagner. Marquer aucun point à Monza et au Paul Ricard a été impossible à combler, sans compter les 4 petits points ramenés de Spa. Gagner les deux autres manches n’a pas suffi. Pourtant, les McLaren ont montré leur fiabilité.”
La Coupe du Monde FIA GT dans les rues de Macau a été plus compliquée ?
“Dès le début du meeting, la McLaren rendait 12 km/h en vitesse max. La BOP utilisée était celle de la FIA et l’organisateur se réservait le droit de la modifier jusqu’à la séance qualificative, mais rien n’a été fait. On ne pouvait pas suivre le rythme des leaders. Malgré tout, le circuit de Macau reste incroyable et je le place juste derrière la Nordschleife en termes de difficulté, plaisir et adrénaline. En revanche, disputer une finale mondiale sur un tel tracé n’est peut-être pas la meilleure solution.”
Les 24 Heures du Mans resteront comme l’un des grands moments de ta saison ?
“L’expérience était vraiment bonne. Tout le monde dit que c’est la plus grande course du monde et on le comprend quand on y est. L’atmosphère est incroyable. Tout le concept fait qu’elle est au-dessus des autres. C’est important pour ma carrière d’y avoir participé cette année même si le résultat final n’a pas été à la hauteur. Tout s’est parfaitement déroulé avec mes coéquipiers. Le feeling avec Laurens (Vanthoor) a été très bon et Chris (Cumming) a beaucoup appris. J’ai envie de rouler au Mans durant de nombreuses années.”




