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Jules Gounon : “Le plus dur reste à faire avec Race to 24″

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En lui disant « dis toi que tu n’as aucune chance de faire carrière, mais tu es performant, alors sur un malentendu pourquoi pas », Jules Gounon avait le message pour tout laisser tomber. Pourtant, le fils de Jean-Marc avait de quoi se faire un prénom vu le passé de son père. Il aura fallu de bons résultats scolaires pour qu’à l’âge de 15 ans on le laisse débuter en karting. « Démarrer tard n’est pas un souci, si tu es bon, on te remarquera immédiatement » lui avait martelé son père. Le karting qu’il avait demandé au Père Noël à 8 ans n’est jamais arrivé dans la hotte.

 C’est finalement sept ans plus tard qu’il pose son derrière dans un kart. Et les bons résultats sont vite venus : 15 courses, 11 podiums. Un an plus tard, il devient Champion du Monde X30 avant de devenir Vice Champion de France de Formule 4. La suite a été plus compliquée avec une saison 2014 partielle en Eurocup Formule Renault 2.0. Jean-Marc devra s’y habituer, son fils sera pilote. 2015 commence de la plus belle des manières avec deux beaux projets. Assuré de rejoindre le peloton de la Porsche Carrera Cup France suite à sa sélection au Scholarship national, le natif d’Aubenas est aussi sélectionné pour Race to 24 avec les 24 Heures du Mans sur la Morgan du Team SARD-MORAND et la fin de saison FIA WEC. C’est donc un jeune pilote heureux qui est prêt à faire honneur à sa  devise : « Ne jamais lâcher prise ».

Espoir_PCCF_2015_J.Gounon Pourquoi cette nouvelle orientation de carrière ?

 « Mon but était d’aller le plus loin possible en monoplace même si je savais que dès que ça allait coincer, il fallait passer en LMP ou GT. Cependant, je ne pensais pas que cela allait arriver aussi vite. J’ai poursuivi mes études au Mans avec le passage de mon baccalauréat à l’Academy. J’ai connu quatre mois sans rouler en 2014 avec un changement d’équipe en Eurocup Formule Renault en cours de saison. Mon retour a été bon avec une 6ème place en seulement 3 courses. Malheureusement, je n’ai pas pu tout prouver en Formule Renault. Une nouvelle saison était possible mais j’ai préféré me réorienter vers le GT afin de passer pilote professionnel. »

 Tout a débuté avec la sélection au Porsche Scholarship…

 « Je me suis inscrit sans trop savoir où j’allais. Je me suis décidé peu de temps avant la sélection. Lorsque j’ai vu les pilotes contre qui j’étais en concurrence, j’ai compris que la partie serait difficile. Malgré tout, j’ai donné tout ce que je pouvais tout en restant moi-même, c’est-à-dire le plus décontracté possible. Remporter le Porsche Scholarship m’a conforté dans mon choix. Des discussions sont en cours pour savoir au sein de quel team je vais rouler. J’espère en savoir plus d’ici début mars. Tous les pilotes qui ont brillé en Porsche Cup ont fait carrière dont certains sont pilotes officiels Porsche. »

 L’autre gros morceau de la saison est Race to 24 ?

 « Quelqu’un en a parlé à mon père. Je me suis inscrit dans la foulée, toujours avec la même décontraction. Il fallait se présenter avec une vidéo. On m’a rappelé en m’expliquant que j’étais en concurrence avec un autre pilote bien plus capé que moi et finalement j’ai été pris. Je vais finir par penser que la décontraction paie (rire). Le plus dur reste à faire. Il y a quand même un volant pour participer aux 24 Heures du Mans dans une LM P2 et la fin de saison FIA WEC. Ce n’est quand même pas rien. »

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 « J’ai toujours été plus attiré par l’Endurance que par la Formule 1. Il y a un vrai esprit d’équipe dans la discipline. C’est une aventure humaine au sein d’une équipe. J’ai suivi mon père lorsqu’il roulait chez ORECA sur l’Audi R8. J’ai trouvé l’aventure entre tous les membres de l’équipe assez magique. Tout le monde est impliqué à 300% avec la même envie de bien faire. Cela reste pour moi un grand souvenir. »

 Avoir un père pilote d’Endurance est d’une grande aide ?

 « Sa connaissance de la discipline est un avantage non négligeable même s’il reste en retrait. Je discute beaucoup avec mon manager et mon père intervient en troisième homme. A moi de tout donner en Porsche Carrera Cup France et Race to 24. Il y a beaucoup de bons pilotes pour un seul volant. Certains ont déjà l’expérience des autos puissantes mais je sais que je peux bien faire. Il va falloir être au top et je me prépare activement pour cela… »

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