Depuis le début de l’année, Tequila Patron ESM a changé de monture à trois reprises pour finalement faire rouler deux Ligier JS P2 en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA en passant de l’ancienne à la nouvelle HPD, puis pour finir à la Ligier JS P2. Double champion GRAND-AM, Jon Fogarty découvre un nouvel environnement au sein d’un FIA WEC qui parcourt le monde entier. L’équipe basée en Floride doit en plus comprendre le mode d’emploi de ses Ligier. (In English)
« Il y a encore une sorte de tourbillon même si nous nous dirigeons vers la deuxième moitié de saison » a déclaré Jon Fogarty à Sportscar365. « Le calendrier est différent de ce à quoi je suis habitué. Compte tenu des changements apportés, c’est comme un début de saison. Nous connaissons le châssis, nous allons faire rouler le package high donwnforce sur les manches restantes. J’ai le sentiment que la saison débute maintenant. »
Jon Fogarty partage le baquet de la Ligier JS P2 #31 avec Johannes van Overbeek et Ed Brown. Le trio sort d’une encourageante 7ème place aux 24 Heures du Mans pour la deuxième course de l’équipe avec sa JS P2 motorisée par Honda.
« Avoir une nouvelle auto et essayer d’en explorer les limites sur des pistes qui ne me sont pas familières font que le début a été assez difficile » a confié Fogarty. « La voiture est bonne et nous essayons toujours de trouver la bonne configuration. Je pense que nous avons fait des progrès. Sur le plan personnel, je dois encore améliorer mon adaptation mais je suis à l’aise au sein de l’équipe. »
Jon Fogarty et les cinq autres pilotes du Tequila Patron ESM sont venus rouler ici-même au Nürburgring le mois dernier en prévision du meeting allemand. « Apprendre les circuits sans pouvoir rouler avant le meeting de course a été un grand défi » a indiqué Fogarty. « Vous pouvez regarder des vidéos, étudier les données, mais jusqu’à temps d’être sur la piste, vous ne pouvez pas avoir une idée précise des nuances et des particularités sur le niveau de grip de chaque circuit. Malheureusement, le côté logistique n’a pas été facile à gérer pour les essais. Donc, avoir eu la possibilité de rouler sur cette piste est vraiment bien. »
Considéré comme l’un des meilleurs pilotes aux Etats-Unis, Jon Fogarty n’avait guère roulé en dehors du continent américain : « C’est une occasion formidable pour nous mais c’est aussi un grand défi. C’est cool d’avoir trois Américains courir autour du monde pour une marque mondiale basée aux Etats-Unis. Vous n’imaginez pas ce que doivent apprendre les pilotes venant d’Europe qui viennent sur les circuits américains. C’est intéressant de voir le revers de la médaille. C’est pour moi une année d’apprentissage. L’obstacle ne sera pas le même l’année prochaine. »
Le pilote américain se montre ravi de l’impact du FIA WEC : « Le championnat est un bon spectacle. Il y a beaucoup de fans et les tribunes sont garnies. C’est d’autant plus beau. Si je roulais partout dans le monde sans que quelqu’un n’y prête attention, ce ne serait certainement pas aussi passionnant. Vous faites vraiment partie de quelque chose d’important. »
Jon Fogarty compte bien profiter des cinq manches restantes pour retrouver le haut du classement : « Nous voulons être sur le rythme des leaders. Si nous pouvons monter sur le podium, ce serait génial. La concurrence est rude et tout doit être réuni pour y arriver. D’abord et avant tout, il faut être en mesure de donner le meilleur de soi-même sur le plan personnel. C’est une année d’apprentissage et nous en avions tous conscience. Il y a des gens compétitifs dans la catégorie et nous oublions parfois le mode apprentissage pour nous concentrer sur le fait de vouloir gagner ou d’être sur le podium, ce qui est naturel. Mais nous devons prendre du recul et être réaliste pour savoir où nous en sommes. »


