FIA World Endurance Championship

Frédéric Makowiecki : “Arrêter la course était la solution la plus sécuritaire.”

On the Grid at Circuit of the Americas
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Entre deux manches SUPER GT où il jouera le titre dans peu de temps, Fred Makowiecki était de retour au pays du Soleil Levant le week-end dernier à l’occasion de la manche japonaise du Championnat du Monde d’Endurance. A cette occasion, le natif d’Arras retrouvait l’Aston Martin Vantage GTE #97 qu’il partageait avec Stefan Mücke et Darren Turner. Ce même trio s’était imposé au printemps en Blancpain Endurance Series à Silverstone. Mettre Mako dans le baquet de la #97 devait permettre de combler le handicap de Turner/Mücke au championnat. Déjà auteur du meilleur chrono en GTE-Pro à Austin, le Français a récidivé à Fuji, ce qui permettait à la #97 de s’élancer de la pole et de récupérer 1 point de plus au championnat. Malheureusement, la course aura été de courte durée avec 16 tours passés derrière la voiture de sécurité et finalement 12,5 points de plus dans l’escarcelle, soit la moitié des points. Après un rapide passage par la France, Fred Mako sera son retour au Japon d’ici une semaine pour la finale SUPER GT qui se tiendra à Motegi. En compagnie de Naoki Yamamoto, le Français donnera tout ce qu’il a sur la HSV-010 GT du Weider Modulo Dome Racing pour décrocher le titre dès sa première année dans la discipline. Une chose est sûre, Mako-san s’est fait apprécier au Japon. A Fuji, il a pu retrouver de nombreux fans qui l’ont sollicité même si le week-end a été écourté. C’est d’ailleurs lui qui était en piste dans des conditions dantesques.

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Etant en piste durant « la course », tu peux nous donner ton sentiment… Il fallait lancer la lancer cette course ou pas ?

 « Déjà c’est décevant pour les fans qui ont attendu sans manifester de mécontentement durant toute la journée. Tous les efforts ont été faits pour la mise en place d’un beau meeting. Un phénomène naturel a fait que la course n’a pas pu se faire mais on ne peut rien reprocher au FIA WEC et à la FIA. Eduardo Freitas a pris la bonne décision car c’était la solution la plus sécuritaire. Si cinq autos avaient détruites, il y en aurait eu cinq de moins à Shanghai. Est-ce que c’est ce que les gens veulent ? Il est vrai qu’à certains moments, nous aurions pu rouler mais la pluie faisait son retour à chaque fois. C’était vraiment délicat de lancer la course. Ceux qui souhaitaient rouler ont une certaine légitimité mais si on y va et qu’il y a un problème… Nous avions une bonne auto pour la pluie. Tout était réuni pour bien faire. Aston Martin Racing et Michelin ont fait que nous étions à l’aise. Je peux comprendre que certains aient eu envie de rouler mais il faut prendre en compte tout le paddock. On sait que c’est plus compliqué pour les prototypes. »

AUTO - WEC 6 HOURS OF FUJI 2013 De  nos jours, les autos sont-elles conçues pour pouvoir rouler sous la pluie ?

 « Le problème ne vient pas tant des autos mais plutôt de l’eau stagnante. On ne connaît pas vraiment ce problème en Europe. Là, il y avait des plaques d’eau sur une vingtaine de mètres. Je pense que 80% du circuit était praticable mais il y avait trois endroits vraiment délicats. »

2998_AMR_WEC2013_Rnd6_Fuji Distribuer la moitié des points était la bonne solution ?

 « Que l’on soit content ou pas, le règlement le prévoit. De mon point de vue, 50% des points fait certainement beaucoup pour une course passée sous régime de neutralisation. Cela va peut-être permettre de revoir la règle et de réajuster le règlement. On ne peut pas dire que la course a été courte. On peut juste dire que l’on a eu le droit à une course qualificative. »

 Et le fait d’avoir mis en place les cérémonies de podium ?

 « Le podium n’a pas été fait pour faire le show. C’était une façon de dire aux nombreux fans : « Nous sommes désolés de ne pas avoir pu vous montrer la course. » Il n’y avait pas besoin d’être expressif. Au Japon, il y a un respect mutuel entre les fans et le monde de la course. Ouvrir la pitlane était une très bonne idée et les sollicitations ont été nombreuses. J’ai pu retrouver des gens qui me suivent en SUPER GT. »

sugawa04 Justement, dans une semaine, tu seras à Motegi. Il vaut mieux être le chasseur que le chassé ?

 « Il ne faut pas oublier que c’est la première saison avec le package global et nous sommes en lice pour le titre. Nous avons un handicap de 6 points à combler et on donnera le maximum en laissant la Lexus #38 derrière nous. Il n’y aura pas de vraie stratégie car nous n’avons rien à perdre mais tout à gagner. Il est vrai qu’avoir un matelas d’avance aurait été plus confortable mais il faut faire avec. Nous avons perdu de gros points à Sepang et Sugo. Nous sommes confiants surtout que l’équipe fait vraiment du très bon travail. Les gommes Michelin sont très performantes mais on sait que les courses sont très serrées en SUPER GT. Le châssis Honda est lui aussi très efficace. La météo pourrait là aussi jouer le rôle d’arbitre sachant qu’un peu de pluie ne serait pas pour nous déplaire. »

H24-007 Même si on ne connaît pas encore l’issue du championnat, cette première saison au Japon est positive ?

 « Elle le sera vraiment si on remporte le titre. Nous avons une vraie chance et c’est à nous de la saisir. Aucune auto n’embarquera de lest pour cet ultime meeting de Motegi et cela peut redistribuer les cartes. Il faudra être le plus performant possible sachant que la course sera un vrai sprint avec son format de 250 km. »

 

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