Asian Le Mans Series

Cyrille Taesch-Wahlen : “Avoir l’ACO comme opérateur est un gage de qualité”

1506097_569687063120158_1379027951_o-728x485
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Championnat moribond depuis deux ans, l’Asian Le Mans Series va connaître un renouveau à l’automne avec une série hivernale d’octobre à fin janvier L’Automobile Club de l’Ouest a repris les commandes de la série asiatique avec l’envie d’appliquer la même recette qu’en European Le Mans Series, championnat lui aussi à l’agonie avant que l’ACO et LMEM ne partent au combat pour redonner à la série Le Mans ses lettres de noblesse. Une nouvelle équipe articulée autour de Cyrille Taesch-Wahlen a été mise en place pour relancer l’Asian Le Mans Series. Pour la saison 2015/2016, quatre meetings seront au programme avant de voir plus haut. Il est encore un peu tôt pour dire que le pari est gagné mais les voyants sont au vert avant d’attaquer le premier évènement à Fuji dans le cadre du FIA WEC. A deux mois du début des hostilités, le nouveau promoteur est revenu avec nous sur les ambitions de l’Asian Le Mans Series.

IMG_0159

Quel est l’état d’esprit du manager de l’Asian Le Mans Series avant le lancement de la saison ?

“On se réjouit de voir qu’à 8 semaines du meeting de Fuji le plateau se dessine petit à petit. Nous sommes conscients d’où on vient et de ce qu’il reste à parcourir. Le début est encourageant car avoir 13 autos à deux mois de Fuji est plutôt positif. Il y a une vraie variété dans chaque catégorie. On a de nouvelles équipes, des grands noms et des fidèles qui poursuivent à nos côtés. On peut déjà citer : Eurasia, KCMG, Clearwater, Absolute Racing, AAI Motorsports, Spirit of Race. D’autres équipes sont attendues à partir du deuxième meeting à Sepang. C’est notamment le cas du Team Taisan qui espère aligner une auto.”

Fuji n’est pas un peu tôt pour avoir un plateau fourni ?

“Il faut rappeler que Fuji est très important pour nous car c’est au Japon. On ne peut pas nier que cela complique la donne car certains championnats ne seront pas encore terminés et c’est pourquoi d’autres équipes européennes seront là à partir de Sepang telles que Algarve Pro Racing Team et Eurointernational. Passer à une quinzaine d’autos est quelque chose de réaliste. Le plateau ne devrait cesser de croître avec des équipes qui pourraient aligner plusieurs voitures.”

La reprise du championnat par l’ACO est positif ?

“Cela redonne de la confiance aux équipes car avoir l’ACO comme opérateur est un gage de qualité. De plus en plus d’équipes européennes pensent à venir rouler en Asian Le Mans Series. On ne relâche pas les efforts depuis mars dernier. Il y a eu la refonte du calendrier, la stabilité réglementaire sur quatre ans, une meilleure visibilité et une relation accrue avec les teams. Le championnat devient une des destinations pour les équipes asiatiques mais aussi européennes. De plus, il y a des invitations pour les 24 Heures du Mans 2016. Des équipes discutent déjà pour la saison 2016/2017.”

 Dagys_-2013_214936-728x485

La catégorie LM P3 suscite de l’intérêt ?

“A ce jour, il n’y pas de CN confirmées au contraire de LM P3. Toutefois, on serait ravi d’en avoir. Je pense que le LM P3 est promis à un bel avenir. Nous avons la possibilité d’être le premier championnat à accueillir trois châssis différents, à savoir Ginetta, Onroak et ADESS. Il y a un vrai engouement pour la catégorie.”

La saison 2016/207 est déjà en préparation ?

“Comme je l’ai mentionné, le fait que l’ACO soit l’opérateur est un vrai plus. Nous sommes sollicités par différents circuits et on discute beaucoup. Il faut voir comment occuper le segment de l’hiver et construire une relation de confiance entre les différents acteurs. Les gens ont compris que l’Asian Le Mans Series est une vraie plate-forme pour gravir les échelons. De plus en plus de teams asiatiques me disent vouloir aller au Mans dans les trois prochaines années, ce qui confirme tous les efforts fournis par l’ACO. Le Japon a une grande culture du Mans et des choses positives se passent dans d’autres pays. Il faut éduquer le grand public aux courses badgées Le Mans et je suis sûr que cela va venir avec le temps. On espère pouvoir annoncer la trame du calendrier 2016/2017 à Fuji avec l’objectif d’ajouter une 5ème manche en espérant un retour en Chine. Le fait d’avoir remodelé le calendrier fait venir de nouveaux teams.”

Dagys_-2014_287779-728x484

Qu’en est-il de la relation avec le SUPER GT ? Voir un meeting commun est envisageable ?

“Il faut créer nos propres meetings. J’ai rencontré Bandoh-san aux 24 Heures du Mans et nous avons parlé d’un tas de choses. Ce qui est acquis, c’est que l’on peut accueillir les GT300. Pour le reste, on discute d’éventuelles opportunités à mettre en place et voir sous quelle forme il pourrait y avoir une collaboration. De là à voir un meeting commun, cela me semble compliqué car le temps de piste n’est pas évident à trouver compte tenu du format des meetings SUPER GT.”

Voir à l’avenir des courses en Australie, Nouvelle-Zélande ou Emirats Arabes Unis est à l’étude ?

“Nous venons juste de reprendre le championnat et il faut laisser du temps au temps. Il faut voir de quelle Asie on parle et jusqu’où elle va. On verra le moment venu sachant que par principe, rien n’est exclu.”

Le calendrier 2015/2016 se décomposera de la sorte : Fuji (10/11 octobre), Sepang (7/8 novembre), Buriram (8/10 janvier), Sepang (23/24 janvier). Trois des quatre manches auront un format de trois heures (2h pour Fuji). Michelin et Total poursuivent en tant que partenaires de la série qui mettra aux prises LM P2, LM P3, CN, GT et GT Am. Eduardo Freitas sera le directeur de course des différents meetings.

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet