Super GT

Bernard Delmas (Michelin) : “Le SUPER GT ne laisse aucune place au hasard.”

130226_CEO_NISMO-2537
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Michelin Japon est actif sur le continent asiatique depuis trente ans avec comme mission de développer la croissance du groupe à l’autre bout du monde. L’objectif est de développer l’activité « première monte » au sein des différents constructeurs japonais sans occulter les réseaux de distribution. En parallèle, Michelin Japon-Corée anime le troisième pôle de recherche du groupe. Connu et respecté en Asie depuis bien longtemps, Bernard Delmas préside avec succès Nihon Michelin depuis 2007. C’est aussi lui qui a lancé les célèbres guides rouge et vert Michelin dans l’Archipel. Le Président de Michelin Japon/Corée est aussi un passionné de sport automobile et il n’était donc pas étonnant de le retrouver le week-end dernier à Motegi au sein du paddock, appareil-photo en bandoulière.

 Le SUPER GT est une série qui vous passionne ?

 « Je pense avoir vu la moitié des courses cette saison. C’est un championnat extraordinaire où il y a une vraie compétition entre les différents manufacturiers pneumatiques. Les conditions météos changeantes selon les meetings font que c’est encore plus compliqué. A Okayama, la température était de 10°C tandis qu’à Suzuka, on pouvait dépasser les 40°C. Pour Michelin, c’est un vrai challenge. Nous sommes revenus dans la série en 2009 avec deux titres à la clé grâce à la Nissan GT-R. Cette année, nous ne repartons sans la couronne mais on ne peut pas gagner tout le temps. Nous reviendrons encore plus forts en 2014. Il y a un vrai intérêt technique à être présent en SUPER GT. Ce championnat nous sert de laboratoire. »

sgt_motegi_2013-1314 La présence de Michelin est importante en Asie ?

 « Par rapport au marché japonais, le SUPER GT est un championnat important, notamment pour les clients « premium » qui dépassent le côté rationnel de l’automobile. Ces clients représentent ¼ du marché et beaucoup ont des notions de sport automobile. Les Japonais suivent les compétitions automobiles, aussi bien le SUPER GT que la Formule 1 ou les 24 Heures du Mans. Nous avons l’ambition du laboratoire mais aussi de travailler avec les constructeurs. Il nous faut montrer que Michelin a quelque chose de particulier en ciblant sur les consommateurs qui sont passionnés de sport automobile. Le pari est gagné avec des ventes en hausse. La crédibilité de Michelin est renforcée grâce à la compétition. »

sgt_motegi_2013-2125 Ce retour en SUPER GT est donc gagnant…

 « En 2009, nous avions une auto et cette année trois. Dans les deux catégories, nous pouvions jouer le titre. Historiquement, Michelin est présent en GT300 sachant que l’effort de développement n’est pas le même qu’en GT500. La demande est équipes est bien là et c’est tant mieux. Tous nos pneus qui équipent les autos en SUPER GT viennent d’Europe. Equiper plus de voitures deviendrait plus compliqué car il faut la capacité de développement adéquat et la logistique qui va avec. »

084Q7428 On sent bien que Michelin n’est pas en SUPER GT pour faire de la figuration. Le retour a été dur ?

 « La grande valeur de ce championnat est de garder la compétition entre les manufacturiers. Cela n’a pas été facile au début car nos concurrents avaient l’avantage de l’ancienneté. Il a fallu se faire une place et Michelin ne souhaitait pas équiper trop d’équipes. Nous avons consacré les saisons 2009 et 2010 à travailler pour comprendre les différentes subtilités. Au début, nous n’étions pas à notre avantage sur le froid. Le retard s’est rattrapé petit à petit. Le SUPER GT ne laisse aucune place au hasard. Pour faire un raccourci, les pneus utilisés cette année en GT300 sont ceux semblables à ceux de l’année passée en GT500. Les deux couronnes nous ont échappé de peu. A certains moments, nous aurions aimé un peu plus de pluie. En arrivant dimanche matin à Motegi, je croyais que nous pouvions décrocher ce titre GT500 avec deux autos encore en lice. C’est si serré qu’il est compliqué de faire des prédictions. »

OM317661 Le schéma mis en place en 2014 sera identique ?

 « Il faut une certaine intimité entre les teams et la partie technique. Michelin est pleinement satisfait de la collaboration avec ses clients. Nous aurons probablement le même nombre d’autos en 2014. Si le SUPER GT n’est pas encore très connu en Europe, il commence à percer petit à petit. Il y a des retombées pour le groupe Michelin. Les jeunes connaissent le championnat grâce au jeu développé par Sony sur la Playstation. En 2014, nous ne jouerons pas virtuellement mais bien réellement. Nous prendrons notre revanche ! »

WT2_6893

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet