FIA World Endurance Championship

Benoît Tréluyer déçu pour les nombreux fans japonais

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Gâchée par une pluie diluvienne, la manche nippone du championnat du monde d’endurance n’aura été qu’une douloureuse procession derrière la Voiture de Sécurité. Pour célébrer comme il se doit le nouveau titre acquis par Audi, il faudra attendre les cieux plus cléments de Shanghai…

Tout avait pourtant si bien commencé pour Benoît Tréluyer et ses coéquipiers Marcel Fässler et André Lotterer ! Le Français, qui a couru au Japon pendant dix ans et l’Allemand, qui y évolue encore, ont pu constater que leur cote d’amour au pays du Soleil Levant restait intacte. Choyés et encouragés par les fans nippons, les deux hommes ont mis un point d’honneur à signer la pole-position devant leur public.

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« Nous n’avions pourtant jamais été au mieux lors des essais libres lâche Benoît. Fuji est un circuit très particulier qui nécessite un bon grip mécanique et de l’appui dans le dernier secteur, mais également une bonne vitesse de pointe et un bon équilibre dans les courbes rapides. Pour les qualifs, nous avons tenté de faire la synthèse de tout ce que nous avions essayé en essais libres ; le genre de « réglages magiques » qui ne fonctionne pas d’habitude mais qui s’est révélé payant cette fois-ci. La performance est à mettre au crédit de nos ingénieurs Leena et Justin qui connaissent parfaitement la voiture et savent exactement évaluer et retranscrire nos commentaires. Contre toute attente, nous sommes donc arrivés en qualifs avec une voiture parfaitement réglée. André a fait du super boulot en étant capable de signer ses deux meilleurs chronos lors de ses deux premiers tours. Cela m’a permis d’enchaîner trois tours rapides avec des gommes encore assez fraîches. Nous avons de nouveau effectué un travail d’équipe remarquable. Il ne faut d’ailleurs pas oublier Marcel donc les excellents longs relais nous ont permis de bien cerner la dégradation des pneus. Bref, nous étions plutôt confiants pour la course… »

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Hélas, c’est sous une pluie torrentielle que s’est réveillée la Montagne Sacrée dimanche matin et les nuages amoncelés n’ont guère laissé de doute sur l’issue de la journée. La course s’est achevée comme elle avait débuté : sous le régime de la Voiture de Sécurité, au terme d’une longue, très longue neutralisation…

« Nous n’avons pas pu effectuer un seul tour sous drapeau vert, déplore le Français. Si nous n’avions pas eu ce petit souci d’admission d’air qui nous a contraints à un passage par les stands, nous nous serions imposés depuis la pole sans même avoir eu à livrer bataille ! Notre arrêt a permis à Toyota de couper la ligne en vainqueur, mais avec les mêmes regrets de n’avoir pas pu se battre. Dommage pour eux et pour nous car tous les ingrédients étaient réunis pour offrir aux fans un spectacle de grande qualité. Personne n’est à blâmer. Libérer les voitures aurait représenté un trop gros risque pour la sécurité des pilotes : la décision prise fut la bonne. La raison l’a emporté. Moi, ce qui m’a fait le plus mal, ce fut de voir tous ces spectateurs dans les tribunes, emmitouflés dans leurs Kway, en train de manger des nouilles chaudes… Ils auraient pu quitter le circuit mais ils ont attendu et espéré pendant de longues heures que la course démarre enfin ! Après le drapeau à damier, ils étaient encore dans le paddock pour nous voir. On ne le répétera jamais assez, les fans japonais sont incroyables ! Ils me manquent ! »

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Au terme de cette triste et interminable procession, Audi a engrangé assez de points – la moitié était tout de même attribuée – pour s’assurer la couronne mondiale 2013.

« Un titre ô combien mérité, mais nous aurions préféré que la fête soit plus belle, confesse Benoît. Il nous reste deux courses pour célébrer dignement le titre Constructeurs et donner envie à encore plus de fans de suivre ce championnat WEC en pleine croissance. Au championnat « Pilotes », nous ne baissons pas les bras, même si les circonstances font que nous lâchons encore quelques points dans la course au titre. Tant que le défi reste mathématiquement possible, nous tenterons de le relever. Après deux belles saisons au soleil, beaucoup de nuages sont venus assombrir notre ciel cette année. Mais ne dit-on pas qu’après la pluie vient le beau temps ? »

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