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Benjamin Lariche soulève les problèmes du sport automobile français

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Les réactions s’enchaînent suite aux problèmes rencontrés aux Coupes de Pâques avec peu de GT3 et LM P3 sur la grille de départ, sans oublier les déclarations du Coordinateur FFSA qui souhaite ranger les GT3 au placard pour laisser place à des MitJet qui seraient le fleuron des circuits français.

Benjamin Lariche, pilote du StrategiC en Championnat de France GT, a la réputation d’être quelqu’un de calme et très réfléchi. Son coup de gueule publié sur sa page Facebook met en avant les problèmes actuels.

“Je ne suis pas coutumier du fait, les gens qui me connaissent bien savent que je ne suis pas un adepte de la polémique mais face à la situation actuelle du sport automobile en France, et en ayant pris le recul nécessaire après la course de ce week-end, je voulais m’exprimer !

2006-2016 : Je me suis rendu compte et cela ne nous rajeunit pas qu’il y a 10ans je participais à la première course de ma carrière aux courses de Pâques à Nogaro. Étant nostalgique de nature, j’ai voulu me replonger dans la liste des engagés de l’époque: 43 voitures engagés en GT; 28 Porsche Cup, 32 Formule Renault 2.0, 20 Formule Campus! Dix ans plus tard, inutile de tirer sur l’ambulance et de rappeler le bilan de ce week-end.

Bien sûr il y a la crise, bien sûr de nouvelles séries internationales sont venues concurrencer nos championnats nationaux, bien sûr la monoplace ne va pas bien, bien sûr les nouvelles GT sont chères… On peut donner toutes les explications du monde, mais n’était ce pas le rôle de chacun de se mettre au tour d’une table, d’anticiper les changements et d’adapter le sport automobile en France à ces nouvelles données !

Faut-il tirer à boulets rouges sur ORECA qui a malgré tout ce que l’on peut dire ramené de nouveaux partenaires, de la diffusion TV en live, une organisation qui n’a pas à rougir vis-à-vis des autres championnats; et qui tente de trouver des solutions avec les moyens qu’on lui donne ?

Faut il s’offusquer de l’opportunisme de SRO, qui a son bilan pour lui concernant le GT en réunissant le plus grand plateau de GT3 au monde, et qui devant le chaos actuel joue son rôle en proposant la création d’un nouveau championnat en 2017 ?

À qui la faute ?

Nous avons en France, la chance d’avoir la maîtrise des plus hautes instances et des plus grands championnats internationaux! Jean Todt est Président de la FIA. Pierre Fillon est Président de l’ACO, organise la plus grande course au Monde et ses championnats ne désemplissent pas! Stephane Ratel organise les plus grandes courses de GT au monde. On ne citera pas non plus tous les grands noms comme Hugues de Chaunac qui continuent de prouver que développer le sport automobile est possible!

Mais où est la Fédération ?

Est-ce normal de voir la FFSA laisser la situation perdurer et s’aggraver d’année en année ?  Où est-elle aujourd’hui ? Quel est son avis ? Quelles sont les solutions qu’elle apporte? N’est ce pas son rôle de mettre tous les acteurs autour d’une table ? Le rôle premier d’une fédération n’est il pas de “fédérer”: rassembler, regrouper autour d’un projet commun (définition du Larousse)?

La seule parole officielle vient de Dominique Roger voulant faire du Supertourisme Mitjet 3.5L la tête d’affiche et l’avenir du sport auto français ! Sans faire injure à Jean Phillipe Dayrault est-ce à la hauteur de ce que le public a connu et veut connaître ? Est-ce à la hauteur du potentiel que représente le sport automobile français ? Paye t-on 850 euros une licence pour défendre les couleurs d’une fédération ayant cette ambition là ? À se demander si on parle bien de la France?

Et il y a ce qu’il se dit dans la presse et les coulisses où l’on fait semblant de trouver des solutions avec les uns pour mieux enfoncer les autres et décider de rien si ce n’est laisser perdurer le chaos!
J’aurais aimé voir le Président Deschaux mouiller sa chemise au col blanc et le voir en patron défendre la place du sport automobile en France ! Mais c’est bien sûr une utopie et depuis son élection en 2007, les uns et les autres n’ont pas vraiment eu la chance de le rencontrer! À part quelques privilégiés qui réussiront à avoir les pass gold VIP à la Formula E aux Invalides, des invitations à la remise des prix FIA à Dubaï ou au Paddock club d’Abu Dhabi et qui auront l’honneur de le croiser ! Au vu de sa communication et de son implication dans la crise actuelle, son esprit est loin de Nogaro.

En tant que Président, que patron de la Fédération, il est pour moi responsable de ce qui arrive et de son bilan depuis 2007 !

À quand une prise de conscience de la FFSA ? À quand une réforme ? À quand une vision ? À quand un avenir ?

Je parle en tant que pilote ayant investi beaucoup de moyens financiers comme humains depuis ces dix dernières années; mais aussi comme fan qui se désole de voir le sport automobile français déserter les circuits et s’éteindre petit à petit! Ce coup de gueule n’engage que moi, ne sera sans doute qu’une goutte d’eau qui ne servira à rien ! Je serais sûrement critiqué comme il est l’adage dans notre pays et dans nos championnats nationaux mais je m’en moque, je sais que mes rêves de F1 sont bien loin maintenant! Si je continue le sport automobile, j’irais très certainement comme tous les autres vers d’autres championnats internationaux, mais je suis désolé et révolté de la situation car les circuits et le public français méritent tellement mieux!”

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