Premier Bentley Boy français depuis les années 20, Antoine Leclerc a eu la lourde charge de défendre les intérêts du constructeur britannique en Blancpain Endurance Series aux côtés de Jérôme D’Ambrosio et Duncan Tappy. Le trio de la Bentley Continental GT3 #8 n’a marqué que 15 points, contre les 71 décrochés par la voiture sœur de Kane/Meyrick/Smith. Ce retour en compétition du constructeur anglais s’est tout de même passé pour le le mieux avec deux victoires, mais à chaque fois pour la #7. M-Sport Bentley peut être satisfait de son année 1. Antoine Leclerc dresse le bilan avec nous sur sa saison de Bentley Boy.
« L’année écoulée est positive pour la marque. Avec deux victoires, la Bentley Continental GT3 est bien née. Certes, la saison de la #8 a été plus compliquée que celle de la voiture sœur. Contrairement à l’autre équipage, nous avons signé assez tard et on ne se connaissait pas vraiment. Malgré tout, il y a eu de bonnes choses mais nous avons manqué de réussite, notamment au Paul Ricard. Nous avons fait face à plein de petits détails d’un équipage qui s’est découvert. Pour moi, le contrat est rempli avec une bonne intégration au sein d’une équipe anglaise. »
On sent tout de même que tous les malheurs se sont abattus sur la #8…
« Le rythme était bon dès Monza même si nous manquions d’essais. Le Paul Ricard n’a pas permis de concrétiser alors que là aussi il y avait un bon coup à jouer. Les 24 Heures de Spa restaient le gros morceau de la saison. Les tests d’endurance s’étaient bien déroulés mais la course reste la course. J’ai eu la chance de qualifier l’auto et de prendre le départ. Ensuite, j’ai été convié par Bentley a des essais de développement avant la finale du Nürburgring. On comptait bien terminer sur une note positive. Personne n’avait roulé en course sous l’eau avec la Bentley. Nous n’avions pas de set-up sur lequel s’appuyer. C’était un peu la découverte. Malheureusement, il y a eu un accrochage avec une Aston Martin dès le troisième virage, ce qui ne doit pas arriver sur une course longue de 1000 km. Cela fait trois ans que ça tape à cet endroit. »
L’idée est de poursuivre avec Bentley en 2015 ?
« Bien entendu ! Je serai fixé bientôt. J’ai très envie de poursuivre l’aventure à leurs côtés. A titre personnel, deux programmes seraient l’idéal avec Blancpain Endurance et Blancpain Sprint Series. Le Pirelli World Challenge peut aussi faire partie des options. Il y a aussi le VLN où je passe beaucoup de temps à m’entraîner. J’y ai beaucoup roulé l’été dernier avec Marc Duez qui connaît parfaitement les lieux. Les 24 Heures du Nürburgring m’attirent. »
