Bertrand Baguette fait partie des pilotes qui découvrent tout cette semaine : discipline, auto, circuit, team. Le Belge revient sur un contient où il a brillé l’an passé lors des 500 Miles d’Indianapolis. Pour cette nouvelle aventure, « BB » a rejoint le OAK Racing sur la OAK-Pescarolo #15 en compagnie de Dominik Kraihamer et Guillaume Moreau, qui n’est autre que son ancien équipier chez KTR en World Series by Renault. « C’est pour moi un nouveau challenge car j’ai plutôt l’habitude d’être seul dans ma monoplace » indique Bertrand. « Je suis ravi d’être dans une équipe si compétitive avec une auto qui l’est tout autant. Je ne suis pas si dépaysé que cela car je roule à ciel ouvert (rires). En Endurance, il faut trouver le bon compromis avec ses coéquipiers. C’est ce à quoi nous nous sommes appliqués durant les essais privés. »
La découverte du tracé de Sebring s’est faite progressivement lors des essais privés : « Le trafic est monstrueux. En une heure de roulage, je n’ai pas eu un seul tour clair. C’est incroyable, mais le plaisir est immense. L’auto met rapidement en confiance. Le tracé est très spécial, et on est loin de connaître ce genre de circuit en Europe. C’est assez technique, surtout le dernier virage où la moindre erreur se paie cash. J’aime l’ambiance américaine où tout est tourné vers le show. Le public peut approcher les pilotes et cette proximité fait plaisir à voir. Tout le monde est très respectueux, avec une grande connaissance du sujet. »
Malgré une belle carrière en monoplace, Bertrand a toujours eu un œil sur l’Endurance : « Depuis longtemps je m’intéresse à la discipline. J’avais déjà fait un test sur une Zytek, puis sur une Pescarolo. En fin d’année dernière j’ai eu l’occasion de rouler dans la Peugeot 908, et j’ai vraiment apprécié l’expérience. Il fallait attendre le bon moment pour débuter en Endurance et c’est maintenant. De plus faire cela dans de bonnes conditions au volant d’une LMP1 chez OAK Racing, c’est parfait ! »
On l’a aussi vu l’an passé faire une pige en Championnat du Monde GT1 chez Marc VDS Racing Team : « Le Sprint est aussi quelque chose qui me plaît et je ne ferme pas la porte pour l’avenir. J’espère bien également refaire les 500 Miles d’Indianapolis, même si rien n’est finalisé. »
« En Endurance chaque relais se fait à fond » poursuit le Belge. « Le niveau en LMP1 est très relevé et il n’est pas question d’aller se battre contre Audi, mais entre Muscle Milk Pickett Racing, Rebellion Racing, Strakka Racing, JRM, Pescarolo et le Dyson Racing, il y a de quoi avoir une course disputée. Une chose est sûre, notre auto est bien née. »
Propos recueillis par Laurent Mercier