24H Nürburgring VLN

Analyse de la saison 2011, part 2…

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Second volet de notre analyse de la fascinante saison 2011 du VLN. Après Porsche, place aux performances des BMW, Alpina, et autres Ferrari, lesquelles auront largement contribué à ce fabuleux spectacle.

 

BMW M3 GT/BMW Team Schnitzer : Un dernier baroud d’honneur…

 

Après avoir remporté sur le fil l’édition 2010 des 24h du Nürburgring, la BMW M3 GT se devait de confirmer ses excellentes dispositions. Ce fut chose faite dès le coup d’envoi de la saison 2011 ! Impressionnantes d’aisance les M3 GT, affûtées par le Team Schnitzer, signaient un retentissant doublé (le trio composé de Jörg Müller, Augusto Farfus et Uwe Alzen devançant celui formé par Andy Priaulx, Dirk Werner et Dirk Müller) et ce en dépit d’une concurrence de très haut vol. Les jolies Bavaroises poursuivaient sur leur lancée en décrochant, via Dirk Adorf, Dirk Müller et Dirk Werner, une probante 3e place lors de la 2e joute du championnat avant que Jörg Müller, Augusto Farfus et Pedro Lamy n’offrent, lors de la manche suivante, une nouvelle médaille de bronze au constructeur munichois.

C’est donc avec un moral gonflé à bloc que les troupes de Charly Lamm se présentaient au départ des 24h. Si l’équipage Werner-Adorf-D.Müller-Lamy était rapidement éliminé de la course aux honneurs, en revanche le quatuor J.Müller-Farfus-Alzen-Lamy, bien que retardé par un excès d’optimisme du Portugais, cravachait ferme et maintenait une pression constante sur la Porsche 911 GT3 RSR du Manthey Racing. Au bout du compte il ne manquera que 4’23 à la BMW GT pour conserver son titre.  Une bien belle manière de tirer sa révérence pour une monture que l’on ne devrait, hélas, plus revoir dans le massif de l’Eifel, l’écurie Schnitzer étant désormais chargée de représenter la marque à l’hélice en DTM.

BMW Z4 GT3/Need for Speed by Schubert : La relève est assurée…

Le programme prioritaire de l’écurie Need for Speed by Schubert étant le Fia GT3, les BMW Z4 GT3, affûtées à Oschersleben, se sont contentées de quelques apparitions en 2011. Si les deux premières ne furent guère couronnées de succès (seul le brelan Buchardt-Mayes-Tronrud se mettant en évidence en décrochant une honnête 7e place lors de la 3e joute du championnat), la suite fut bien plus convaincante. Ainsi les 24 Heures du ring, point d’orgue de la saison s’il en est, voyaient Edward Sandström, Tommy Milner, Fredrik Larsson et Claudia Hürtgen réaliser une splendide prestation. Le solide quatuor pointant à un excellent 3e rang au 1/3 de l’épreuve. Las un violent accrochage avec une Mercedes, en milieu de nuit, sonnait les glas des espoirs de Claudia Hürtgen et ses acolytes. Même sort pour l’équipage Buchardt-Posavac-Mayes-Sorlie, lequel était victime d’une incompréhension avec une Seat au petit matin. Comble de malchance, la 3e monture alignée par le Schubert Motorsport et confiée au quatuor Hartung-Viebahn-Coronel-Hürtgen devait également se retirer en fin de matinée, trahie par sa mécanique, alors qu’elle était solidement ancrée dans le top 10.

Loin de se décourager, l’écurie de Torsten Schubert remettait l’ouvrage sur le métier et en était récompensée par une bien jolie 3e place, décrochée par Pedro Lamy et Marko Hartung, lors de la 7e manche du championnat. Absente lors des deux joutes suivantes, la formation allemande effectuait un come-back des plus remarqués lors de la grande finale de l’incomparable série disputée exclusivement sur la Nordschleife. Ainsi Edward Sandström, qualifié en 8e position, prenait un envol d’anthologie et se hissait rapidement en 2e position non loin derrière la Porsche 911 GT3-R de Lieb-Luhr.

Peu après l’heure de course, le Suédois cédait son volant à Hendrik Vieth, un jeune loup issu du Mini Challenge. La Porsche/Manthey ayant été victime de sa mécanique, ce dernier héritait du commandement. Loin d’être impressionné, le jeune espoir nous sortait une prestation 18 carats et conservait le leadership durant l’intégralité de son relais. A son tour au volant de la bestiale Z4 GT3, Nico Fabian, lui aussi issu du Mini Challenge, se défendait bec et ongles mais ne pouvait logiquement résister au dernier rush des illustres Marc Basseng et Chris Mamerow. Quand bien même une splendide 3e place venait couronner cette très méritoire prestation.

Quant à Claudia Hürtgen, Dirk Adorf et Marko Hartung, partis des stands, suite à une violente sortie de piste survenue lors des essais, ils récompensaient les mécaniciens du Team Schubert pour leur acharnement en décrochant une inespérée 7e position. BMW Motorsport délaissant la M3 GT pour se consacrer au DTM, c’est désormais à la Z4 GT3 et à l’écurie Need for Speed by Schubert que devraient revenir l’honneur de défendre les intérêts de la marque bavaroise et ce avec le soutien précieux du team… Vita4One ! En effet, le team de Michael Bartels étant pressenti pour prendre part aux 24h de Spa ainsi que du Nürburgring, l’une ou l’autre participation en VLN n’est pas à exclure. Chaud devant !

 

BMW Alpina B6 GT3/Dörr Motorsport  : Un retour encourageant !

Absente depuis près de deux ans, l’écurie Alpina, en collaboration avec le Dörr Motorsport, a enfin effectué son grand retour en VLN lors de la 9e joute du championnat. Un retour pour le moins réussi puisque les très incisifs Alexandros Margaritis et Dominik Schwager décrochaient une bien belle 5e place, à l’issue d’une course âprement disputée. Deux semaines plus tard, ce même Dominik Schwager et Niclas Kentenich confirmaient les bonnes dispositions de la BMW Alpina B6 GT3 en croisant le fer avec notamment Richard Westbrook (Porsche/Haribo) pour l’obtention d’une nouvelle place dans le Top 5. Las, une crevaison suivie de soucis techniques contraignait la belle Allemande à jeter l’éponge. Vu le potentiel affiché par la bête, par ailleurs championne dans le très relevé Adac GT Masters avec la paire Lunardi-Margaritis, nous ne pouvons qu’espérer que l’écurie chère à Andy Bovensiepen s’invite un peu plus souvent à la fête la saison prochaine.

Ferrari 458 Italia/Hankook Team Farnbacher : L’opportuniste

Après s’être classée, à la surprise générale, première dauphine de l’édition 2010 des 24h du Nürburgring, l’écurie Hankook Team Farnbacher a de nouveau défrayé la chronique en étant la première à imposer une Ferrari en VLN. Une victoire historique à plus d’un titre dans la mesure où elle fut acquise dans des conditions pour le moins particulières. En effet les 60 premières minutes de la 3e joute du championnat furent complètement débridées, les Mercedes de Mamerow et Jäger, la Porsche de Stippler, les Porsche de Bernhard et Lauck ainsi que les BMW de Dirk et Jörg Müller ne cessant de se dépasser avant que la pluie ne s’en mêle.  Pour corser le tout, l’ensemble du top 10 se voyait infliger une pénalité d’un tour ( !) pour dépassement sous régime de drapeaux jaunes. Du pain béni pour la Ferrari 458 de Marco Seefried et Jaime Melo qui héritait du commandement.

Cependant la course n’allait en rien s’assimiler à une promenade de santé pour ces deux hommes. En effet, la paire germano-brésilienne devait se cracher dans les mains 360 minutes durant afin de contenir les assauts d’une horde de sauvages et finalement croiser le damier avec un avantage infime de 8 dixièmes de seconde sur la Porsche 911 GT3 RSR/Manthey Racing de Lieb-Bernhard-Klasen ! Un scénario, une nouvelle fois à couper le souffle, comme seul le VLN peut en proposer. Sur sa lancée, la Ferrari 458 Italia/Hankook Team Farnbacher signait rien moins que la pole position des 24h du Nürburgring avant d’être l’une des principales animatrices des premières heures. Pointant en tête de la hiérarchie après 2, 3 et 4h de course, la belle italienne était ensuite victime d’un bris de cardan la renvoyant dans les profondeurs du classement.

Loin de se démonter, Dominik Farnbacher, Allan Simonsen, Marco Seefried et Jaime Melo sortaient la toute grosse attaque, explosant au passage le record du tour pour , au bout du compte, décrocher une très honorable 8e position tout en remportant la classe SP8. Ce sera hélas le dernier fait d’arme d’un bolide ô combien spectaculaire que nous souhaiterions voir plus souvent à l’œuvre lors de la prochaine saison.

 

Ferrari P 4/5 Competizione (Scuderia Cameron Glickenhaus) : La déception…

 

Développée sur une base de Ferrari 430, la Ferrari P 4/5 C, chère à l’Américain James Glickenhaus, constituait l’attraction majeure de la saison 2011. Une attraction qui nous aura fortement déçu, non pas par son look ravageur mais bien par ses prestations en demi-teinte. Ainsi après un baptême du feu avorté, la supercar italienne, pilotée par le quatuor Salo-Larini-Giovanardi-Cappellari, se classait à une encourageante 13e place lors de la 3e joute du championnat. Par la suite, en dépit de nombreux soucis, le joyau de James Glickenhaus parvenait à franchir la ligne d’arrivée des 24h du ring en 39e position. Quand bien même son niveau de performance laissa fortement à désirer, la Ferrari P 4/5 C bouclant son meilleur tour en piste à plus de 18 secondes de celui réalisé par la Ferrari 458/Hankook Team Farnbacher. Pire, le bolide développé par N Technology, au prise à d’insolubles problèmes techniques, devait faire l’impasse sur la finale du championnat. Copie à revoir donc pour une monture qui, il est vrai, n’en est qu’au début de son développement.

 

Fabrice Bergenhuizen

 

 

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