Cette partie 6, consacrée à l’ILMC, est, pardonnez-nous ce jeu de mots, la part du Lion. Peugeot a en effet inscrit son nom au palmarès de ce qui aura été la dernière de cette jeune Série. Même si on peut mettre à son débit les dommages collatéraux qui ont quelque peu phagocyté l’American Le Mans Series -dont les épreuves phares ont été éclipsées- et surtout la Le Mans Series, l’Intercontinental Le Mans Cup aura eu l’immense mérite de permettre la naissance du Championnat du Monde d’Endurance tant attendu. Comme prévu, la lutte pour le titre n’a concerné que Peugeot et Audi, les diesel surclassant à nouveau les essence, sans craindre de moins du monde la Rebellion, Aston Martin ayant connu par ailleurs un fiasco monumental avec l’AMR-One et son moteur 6 cylindres en ligne turbo atypique.
Au classement constructeurs et teams, Peugeot et Peugeot Sport Total ont nettement dominé Audi et Audi Sport Team Joest, mais la 908 n’a gagné qu’une seule des trois épreuves emblématiques du calendrier, le Petit Le Mans alors que les 12 Heures de Sebring avaient été remportées par ORECA, et les 24 Heures du Mans par Audi Sport Team Joest, Sur l’ensemble de la saison, néanmoins, la 908 s’est révélée plus constante que la R18 TDI, que Audi avait conçue tout d’abord en fonction du Mans.
LMP1
Nous ne reviendrons pas longuement sur les 12 Heures de Sebring, que nous avons passées en revue lors de la partie consacrée à l’ALMS. Peugeot et Audi ont laissé la vedette à ORECA et à HPD, même si le constructeur français a pris l’avantage sur son concurrent allemand au classement constructeurs- celui-ci alignant pour la dernière fois ses R15 TDI- grâce au succès de la 908 HDi FAP de l’équipe de Hugues de Chaunac, mais au classement teams, les deux équipes repartaient de Floride presque à parité, alors que la Lola-Toyota Rebellion, septième, était déjà distancée.
Les 1000 km de Spa étaient donc la première confrontation entre les Audi R18 TDI et les Peugeot 908. Les choses étaient mal engagées pour Peugeot à l’issue des qualifications puisque les trois Audi -Timo Bernhard en pole position-occupaient les trois premières places sur la grille de départ. En fait, cette situation était un peu fortuite, en raison d’un mauvais timing des Peugeot, deux d’entre elles étant sorties trop tôt et la séance ayant été écourtée au moment où la 908 de Stéphane Sarrazin allait se mettre en chasse, interruption due à la sévère sortie de route de la OAK Pescarolo de Matthieu Lahaye qui allait priver le pilote de 24 Heures du Mans. Les 908 étaient ainsi 13ème, 18ème et 50ème sur la grille !! Il allait en être tout autrement en course. C’est tout d’abord Allan McNish qui s’emmêllait les spatules sur le circuit spadois, perdant plusieurs places. Les 908 chargeaient depuis l’arrière et Alexander Wurz prenait la première place après vingt minutes de course. Les deux autres Peugeot allaient passer rapidement devant les Audi et à la mi-course les trois 908 étaient aux trois premières places et auraient fait le triplé sans un problème de suspension sur celle de Bourdais/Pagenaud/Lamy qui allaient la faire chuter en huitième position, offrant ainsi un premier podium à une Audi R18 TDI, celle de Kristensen/McNish/Capello. La meilleure des essence était la Pescarolo-Judd de Collard/Jousse/Tinseau, mais hors ILMC, qui précédait la Lola-Toyota Rebellion de Prost/Jani, première donc des essence ILMC, alors que la Zytek Quifel-ASM de Olivier Pla avait fait un début de course flamboyant. A l’issue de cette deuxième manche de l’ILMC, Peugeot et Peugeot Sport Total creusaient l’écart sur leurs rivaux.
Nous traiterons les 24 Heures du Mans dans la dernière partie de notre Galerie des Champions. C’est la seule manche de l’ILMC qui ait été remportée par Audi, preuve que Ingolstadt avait beaucoup misé et investi sur l’épreuve mancelle. A l’issue de celle-ci, les compteurs étaient pratiquement remis à zéro pour le classement teams, Audi Sport Team Joest comptant 50 points contre 49 à Peugeot Sport Total, alors que grâce à ses deuxième, troisième et quatrièmes places Peugeot s’envolait au classement constructeurs avec 103 points contre 69 à Audi.
Les trois premières manches ayant connu trois vainqueurs différents, Imola devait départager les prétendants. Peugeot s’affirmait lors des qualifications avec la pole de Anthony Davidson mais Audi était également en première ligne avec le suisse Marcel Fässler, auréolé de son succès au Mans. Peugeot était arrivé revanchard en Italie et a dominé son rival, avec un doublé, Bourdais/Davidson l’emportant devant Montagny/Sarrazin, les deux Audi R18TDI et les deux Lola-Toyota Rebellion. Peugeot creusait un peu plus l’écart au classement constructeurs et Peugeot Sport Total reprenait la première place du classement teams.
Silverstone allait confirmer la tendance. Nouvelle pole position pour Peugeot avec Simon Pagenaud devant l’Audi de McNish, le tout sur le mouillé. Une Peugeot et une Audi se partageant la deuxième ligne, on espérait un duel plus serré qu’à Imola. Le début de course était très nerveux et rapidement les deux constructeurs perdaient chacun une unité après des touchettes, Peugeot tout d’abord avec Montagny, puis Audi avec McNish, ce dernier un peu coutumier du fait en 2012…Durant les trois heures suivantes, la bagarre entre la Peugeot n°7 et l’Audi n°1 a été intense, jusqu’à ce que l’Audi doive changer le capot moteur suite à une autre touchette. Dès lors Pagenaud/Bourdais étaient à l’abri et donnaient à Peugeot une deuxième victoire consécutive, accentuant encore plus l’avance du Lion au championnat. Derrière Peugeot et Audi, le OAK Racing était enfin récompensé d’une saison prometteuse mais souvent très malheureuse par la troisième place de la OAK Pescarolo de Alexandre Prémat et Olivier Pla qui devançaient la Lola Toyota de Boullion/Belicchi, la deuxième OAK Pescarolo,celle de Lahaye/Moreau/Ragues prenant la cinquième place devant la Pescarolo Judd de Collard/Jousse/Tinseau.
Pour l’avant-dernière manche à Road Atlanta, le Petit Le Mans, Peugeot était maintenant un solide leader et avait soif de remporter une des trois épreuves d’endurance du calendrier. C’était à nouveau une Peugeot qui faisait la pole, celle de Anthony Davidson, mais d’extrême justesse devant l’Audi de Timo Bernhard. Peugeot et Audi se partageaient à nouveau la deuxième ligne, la première voiture « ALMS », la Lola Mazda n°20 de Steven Kane (Oryx Dyson Racing) n’étant que neuvième à l’issue des qualifications. Le début de course était plus que compliqué pour les diesel. Bourdais abandonnait rapidement sur problèmes de boîte de vitesses, l’Audi n°2 avait fait deux touchettes et s’était attardée longuement au stand pour réparer. L’autre Peugeot avait écopé d’une pénalité et au terme des deux premières heures, c’est la 908 HDi FAP/ORECA, décidément à l’aise aux USA, qui emmenait le peloton devant l’Audi de Bernhard et la Lola Toyota de Belicchi. Ensuite la Peugeot de Sarrazin/Montagny/Wurz et l’Audi de Bernhard/Dumas/Fässler redonnaient à a course une allure plus conforme aux scénarii habiituels et alors que la mi-course était largement passée, la Peugeot et l’Audi étaient toujours au coude à coude. C’est ensuite qu’intervint un des moments les plus controversés de la saison. Alors que Romain Dumas était en train de tenter de reprendre l’avantage sur la Peugeot de Franck Montagny, l’alésien voulant passer la Peugeot touchait une Porsche GTC et partait violemment dans le mur. Tassé, pas tassé par Montagny… ? L’incident suscita une grosse colère du Dr Ullrich, jugeant Montagny responsable de la sortie de piste de Romain. La Direction de Course considérait pour sa part que c’était un simple incident de course. La voie était désormais libre pour la Peugeot qui s’envolait vers la victoire et offrait à Peugeot le titre constructeurs tant convoité qui consolait un peu Olivier Quesnel de la défaite du Mans. La Peugeot 908/ORECA, deuxième, s’offrait un second podium américain après sa victoire de Sebring, Nicolas Lapierre étant cette fois associé à Marc Gené et Nicolas Minassian – Loïc Duval étant retenu au Japon par une course SUPER GT et Olivier Panis ayant arrêté l’endurance- et la « vieille » Lola Aston Martin AMR, le Coupé B08/60, troisième avec Fernandez/Mücke/Primat, redorait ainsi quelque le blason de la marque britannique quelque peu écorné par l’échec de l’AMR-One.
Le déplacement chinois de Zhuhai, important pour Audi et Peugeot sur le plan commercial, était par contre purement honorifique pour le classement et Audi se déplaçait quelque peu amer après l’incident du Petit Le Mans. Peugeot plaçait ses deux 908 en première ligne, avec une nouvelle pole pour Davidson, mais les Audi, toutes deux en deuxième ligne, étaient dans la même seconde que les 908. Les Audi ont fait illusion en début de course, mais celle de Kristensen/McNish a perdu du temps en début de course pour réparer une carrosserie abîmée à la suite d’un contact de Allan McNish et celle de Bernhard/Fässler a dû baisser pavillon après deux heures de course face aux 908 qui ont dès lors contrôlé la course pour assurer un nouveau doublé, Bernhard/Fässler prenant la troisième place devant la Lola Toyota de Jani/Prost et la OAK Pescarolo de Nicolet/Pla/Prémat. Cette quatrième place de la Lola-Toyota était importante pour le classement teams, puisqu’elle permettait au Rebellion Racing d’arracher la troisième place du classement LMP1 au Team Oreca Matmut qui n’avait pas fait le déplacement de Zhuhai.
Classement Constructeurs LMP1
1 Peugeot 211
2 Audi 119
Classement Teams LMP1
1 Peugeot Sport Total 113
2 Audi Sport Team Joest 85
3 Rebellion Racing 50
LMP2
Comme en Le Mans Series, c’est un moteur Nissan qui a été à l’honneur, mais cette fois monté dans un châssis Oreca 03 de l’équipe française Signatech Nissan de Philippe Sinault, Oreca Race Car Manufacturer étant ainsi symboliquement le meilleur constructeur LMP2, l’ILMC ne décernant pas de titre constructeur dans cette catégorie.
Déjà à Sebring, la ORECA 03 Nissan Signatech avait impressionné. Si elle n’avait terminé que deuxième au classement de la course, elle avait dominé la catégorie et pris le maximum de points dans la catégorie, la Lola HPD Level 5 victorieuse n’tant pas engagée en ILMC, et avait fait naître de grands espoirs au sein de l’équipe berrichonne, alors que la OAK Pescarolo Judd était sur les talons de l’Oreca Signatech au classement teams.
A Spa, les concurrents de l’ILMC affrontaient une concurrence plus fournie, celle des teams de la Le Mans Series. La HPD ARX-01d de Danny Watts réalisait la pole position et en début de course les LMP2 « LMS » dominaient la situation, alors que l’Oreca Signatech avait passé un long moment au stand pour réparer un ponton. C’était bien une Oreca Nissan qui remportait la course, mais celle du TDS Racing pilotée par Beche/Firth/Thiriet. Signatech-Nissan et OAK Racing, cinquième et sixième du classement LMP2, limitaient les pertes. Les deux teams français, proches au classement, creusaient l’écart sur Level 5 Motorsports qui n’avait marqué aucun point dans les Ardennes.
La deuxième place du Mans derrière la Zytek Nissan du Greaves Motorsports permettait à Signatech Nissan de prendre du champ, tandis que la troisième place de Level 5 lui permettait de passer devant OAK Racing au classement Teams.
A Imola, le classement LMP2, était identique à celui du Mans, alors que le Greaves Motorsport signait une nouvelle victoire. Signatech accentuait son avance et OAK Racing était quelque peu décroché.
A Silverstone les LMP2 Le Mans Series faisaient la loi, avec un nouveau succès de Greaves Motorsport. La meilleure LMP2 ILMC était la OAK Pescarolo de Yvon/Da Rocha/Lafargue, sixième, devant la ORECA 03 Signatech, septième. Signatech Nissan était toujours un leader confortable, tandis que OAK Racing revenait à un petit point de Level 5.
A Road Atlanta, pour le Petit Le Mans, Level 5 changeait de monte et alignait la nouvelle HPD ARX-01g. Ce changement s’avérait bénéfique et le trio Tucker/Bouchut Barbosa remportait l’épreuve avec en sus une belle sixième place au général, mais bien que loin derrière la HPD, la ORECA 03 Signatech marquait les précieux points de la seconde place ILMC et son avance était suffisante pour que le titre teams LMP2 soit attribué à l’équipe de Philippe Sinault avant même la dernière manche de Zhuhai. Par contre, la deuxième place restait en balance entre Level 5 et OAK Racing, avec un petit avantage au team américain.
Le titre LMP2 étant attribué, Level 5 faisait l’impasse sur les Six Heures de Zhuhai où deux LMP2 seulement prenaient le départ, la ORECA 03 Nissan Signatech et la OAK Pescarolo. Mailleux/Ordoñez/Vernay l’emportaient facilement en LMP2, avec une belle huitième place au général pour la ORECA Nissan tandis que Frédéric Da Rocha et Patrice Lafargue en amenant la OAK Pescarolo Judd à l’arrivée -comme dans toutes les manches- donnaient la deuxième place du ckassement Teams à OAK Racing.
Classement Teams LMP2
1 Signatech Nissan 95
2 OAK Racing 63
3 Level 5 Motorsports 57
GTE Pro
Quatre marques étaient aux prises dans la catégorie pour le classement teams : Ferrari, BMW et Lotus. Ferrari était représenté par trois Ferrari 458 Italia, une pour AF Corse et deux pour le Luxury Racing, BMW par deux M3 GT officielles et Lotus par les deux Evora de Jetalliance.
A Sebring, BMW Motorsport avec l’appui du BMW Team RLL l’emportait, réalisant même le doublé, devant les deux Corvette officielle et la Ferrari AF Corse, une F430, la 458 Italia du team n’étant pas encore prête, avec laquelle Gimmi Bruni avait fait une belle pole position. La course avait été superbe entre ces cinq voitures, alors que les Lotus, pas encore prêtes elles non plus, n’avaient pas fait le déplacement outre-Atlantique.
A Spa, AF Corse disposait de la 458 Italia et celle-ci s’imposait devant les deux BMW M3 GT. Au bénéfice de ses deux pole positions, AF Corse passait devant BMW Motorsport pour un petit point alors que les deux Ferrari du Luxury Racing étaient contraintes à l’abandon. Pour leur première course, les Lotus Evora avaient été à la peine, l’une d’elles abandonnant rapidement et la seconde voyant le drapeau à damiers, mais en avant-dernière position.
Au Mans, l’affrontement en GT était une fois de plus superbe et si une Corvette l’emportait, la Ferrari AF Corse finissait à nouveau devant les BMW, qui restaient néanmoins en embuscade à quatre points de l’équipe italienne. Une seule des Evora était à l’arrivée, mais la Lotus semblait en léger progrès.
A Imola, nouveau petit avantage à AF Corse, alors que la course avait été gagnée en GTE Pro par la 458 AF Corse de elo/Vilander, engagée en LMS. Fisichella/Bruni terminaient deuxièmes en GTE Pro, juste devant la M3 GT de Farfus/Müller et les deux teams étaient encore au contact. Les Evora vaient abandonné alors que les Ferrari Luxury, performantes, avaient été à nouveau malheureuses.
Le tournant de la saison intervenait lors de la manche suivante à Silverstone. Fisichella/Bruni donnaient à AF Corse une nouvelle victoire et La Ferrari 458 du Luxury Racing de Ortelli/Makowiecki concrétisait enfin le potentiel de la voiture, du team et des pilotes, en s’intercalant en deuxième position devant la BMW de Priaulx/Alzen, privant le team allemand de précieux points. La seule Evora à l’arrivée n’avait jamais été une menace pour les meilleurs.
Il fallait donc à BMW réagir au Petit Le Mans où le combat en GTE Pro fut une fois de plus royal entre Ferrari, BMW et Corvette, auxquels s’ajouta la Porsche du Flying Lizard Motorsports. Fisichella/Bruni l’emportaient, et la Porsche des Lizards ayant fini deuxième, BMW était encore plus décroché, malgré la troisième place de Auberlen/Werner/Farfus, les trois premiers terminant dans le même tour. Il suffisait désormais à AF Corse -ainsi qu’à Ferrari pour le titre constructeurs- de marquer deux points lors des Six Heures de Zhuhai pour être sacré.
Le contrat a été rempli en Chine mais l’alerte fut chaude, la Ferrari devant s’arrêter longuement au stand en début de course. Fisichella/Bruni concédaient 35 tours à la BMW victorieuse de Farfus/Müller mais en terminant cinquièmes ils marquaient neuf points qui étaient suffisants pour le titre. BMW avait réalisé le doublé mais la Ferrari Luxury de Ortelli/Makowiecki, troisième, avait fait le travail pour assurer le titre constructeurs à Ferrari, si la 458 AF Corse avait été contrainte à l’abandon.
Classement Teams GTE Pro
1 AF Corse 108
2 BMW Motorsport 101
3 Luxury Racing 38
GTE Am
Six equips étaient engagées : le Krohn Racing (Ferrari 430), Proton Compétition (Porsche 997 RSR), Larbre Compétition (Corvette C6 ZR1), CRS Racing (Ferrari 430), AF Corse (Ferrari 430) et Gulf AMR Middle East (Aston Martin Vantage).
A Sebring, le Krohn Racing était prophète en son pays et s’imposait largement devant la Porsche Proton mais celle-ci, deuxième de la catégorie, ajoutait le point de la pole position et reartait de Floride à un point seulement de l’équipe américaine alors que la Corvette Larbre avait été contrainte à l’abandon prématurément et qu’aucune autre équipe n’avait marqué de points.
A Spa, derrière la Porsche IMSA « LMS » victorieuse de Narac/Armindo, les concurrents ILMC prenaient les trois places suivantes, dans l’ordre AF Corse, Larbre et Proton, ce dernier team prenant la place du classement de la catégorie.
Le tournant de la saison a eu pour cadre Le Mans où Larbre Compétition et la Corvette de Gardel/Canal/Bornhauser a remporté la catégorie (faisant même le doublé), marquant un maximum de points en raison du coefficient 2 accordé aux 24 Heures. Aucun aute concurrent de l’ILMC n’étant à l’arrivée, Larbre Compétition s’installait solidement en tête de la catégorie.
A Imola, la Porsche IMSA gagnait à nouveau, mais la Corvette Larbre, troisième derrière la Porsche Proton de Roda/Long, limitait les pertes et restait leader. Elle le restait d’autant plus que la Porsche était déclassée après les vérifications techniques, Patricl Long ayant dépassé son temps maximum de pilotage ! Larbre avait désormais 27 points d’avance sur son second, qui était désormais le Krohn Racing.
A Silverstone, Narac/Armindo gagnaient de nouveau et Proton remportait le classement ILMC (Long/Roda), devant la Ferrari 430 CRS et la Corvette Larbre qui conservait une large avance, qui était maintenant de 28 points sur le deuxième, Proton ! Jack Leconte pouvait commencer à penser au titre.
Au Petit Le Mans, l’air du pays réussissait encore à la Ferrari du Krohn Racing (Krohn/Jönsson/Rugolo) qui remportait son deuxième succès mais la Corvette Larbre prenait la deuxième place et était dès lors assurée de remporter le titre teams avant la dernière manche. La Porsche Proton avait terminé dans les profondeurs du classement et était maintenant quatrième des teams derrière Larbre, Krohn Racing et CRS Racing.
Proton Competition allait cependant finir en beauté en Chine, Lietz, Roda et Ried l’emportant avec un tour d’avance sur la Corvette Larbre, deuxième devant la Ferrari Krohn et la Ferrari CRS. Grâce à son succès, Proton arrachait in extremis la troisième place du podium au CRS Racing pour deux petits points
Classement Teams GTE Am
1 Larbre Compétition 93
2 Krohn Racing 62
3 Proton Compétition 52
Classement Constructeurs GTE
1 Ferrari 171
2 BMW 152
3 Porsche 114
La Rédaction