Pour ses débuts dans une série internationale, Jeroen den Boer a joué sur plusieurs fronts, avec le Championnat d’Europe GT3 sur une BMW Z4 GT3 alignée par Faster Racing by DB Motorsport, ainsi que quelques courses en Blancpain Endurance Series. On l’a également vu en Championnat du Monde GT1 dans le baquet d’une Corvette C6.R/Exim Bank Team China. En FIA-GT3, le tandem den Boer/Vos s’est classé 6ème du championnat, avec une victoire décrochée à Silverstone. Avant de poursuivre l’aventure internationale en 2012, toujours sur une BMW Z4 GT3, Jeroen nous dresse le bilan de sa saison.
Laurent Mercier : Jeroen, quel bilan tires-tu de ta saison ?
Jeroen den Boer : « C’était ma première année dans une série internationale et nous n’avons pas pu beaucoup rouler pour nous préparer. Les autos sont arrivées trop tard et nous ne savions pas trop où nous en serions. C’était pour nous une petite surprise d’être aussi bien dès le début de saison avec une victoire dès le deuxième meeting de Silverstone. Nous avons eu ensuite plus de poids à cause de la Balance de Performance et c’était de plus en plus compliqué de terminer dans le tiercé de tête. Au final, la saison a été bonne. J’ai beaucoup appris cette saison avec en prime de bons résultats, ce qui fait que je suis satisfait. »
Comment as-tu trouvé le championnat ?
« C’est une série vraiment sympa. Tout au long de l’année, nous avons eu des qualifications toujours très compétitives avec une quinzaine de voitures dans la même seconde. C’était génial et il fallait à chaque fois améliorer pour être dans le bon wagon. C’est un bon championnat avec un bon format. »
LA BMW Z4 GT3 était au-dessus du lot ?
« C’est une auto agréable à piloter. Elle a été fiable même si la Z4 a manqué de vitesse. C’est pourquoi un tracé comme le Paul Ricard HTTT ne convenait pas spécialement à notre auto. C’était compliqué de dépasser un autre concurrent et de défendre sa position. Nous avons lutté pendant les courses, mais dans l’ensemble c’est une auto très bien équilibrée et j’ai pris beaucoup de plaisir à son volant. »
Quel a été l’élément manquant pour le championnat ?
« Nous pensons que le manque de tests a été l’un des facteurs. Nous n’avons pas pu faire tout ce que nous voulions. Nous avons aussi commis quelques erreurs tout au long de l’année mais en général les autres marques ont franchi un gros cap dans la seconde partie de saison et nous avons perdu quelques points. »
Tu as également roulé sur une Corvette C6.R en Championnat du Monde GT1. Que retiens-tu de cette expérience ?
« C’était génial de d’avoir eu l’occasion de piloter une GT sur deux meetings. C’est un échelon supérieur avec beaucoup de pilotes professionnels et j’en garde un bon souvenir. J’ai eu besoin de temps pour m’adapter aux freins carbone car je ne connaissais pas. A Beijing, j’étais cinq dixièmes derrière le premier, mais aussi sur le 11ème, ce qui en dit long sur le niveau de la série. La Corvette est une voiture facile à piloter avec un bon équilibre. Malheureusement pour nous, les pistes chinoises étaient un peu trop lentes pour la C6.R et nous n’avons pas pu montrer tout notre potentiel. C’est une auto qui aime bien les grandes vitesses. Nous n’avons pas eu trop chance, mais c’était globalement une belle expérience. »
Tu as en prime découvert l’Endurance avec la Blancpain Endurance Series et les 24 Heures de Spa. Un autre grand souvenir ?
« En réalité je connaissais déjà l’Endurance et les courses de 24 heures dans d’autres séries et c’est vraiment quelque chose que je voulais faire. C’est pourquoi j’ai bien aimé rouler en Blancpain Endurance Series. Le format des courses est bon et cela convient bien à la BMW. Quant aux 24 Heures de Spa c’était incroyable avec une grande quantité de GT3 sur la grille, mais nous avons eu un accident dès le début de course et il nous a fallu revenir de la 58ème place à la 10ème. En tenant compte de tous les problèmes que nous avons eu, cette position n’était pas si mauvaise, même si notre potentiel nous permettait une bien meilleure place à l’arrivée. Mais c’est cela aussi les courses de 24 heures… »
Tu préfères les courses sprint ou d’endurance ?
« Ce n’est pas facile à dire. Les deux ont des avantages et des inconvénients, et c’est une philosophie totalement différente. J’apprécie beaucoup les courses de 12 ou 24 heures, car il y a plus de stratégie. Rien n’est jamais joué. Mais bon, la meilleure chose dans une saison est de faire les deux. »
As-tu déjà des contacts pour 2012 ?
« Mon objectif est d’être à nouveau présent en Blancpain Endurance Series avec la BMW Z4 GT3. Nous sommes en pleine discussion pour savoir quel championnat nous allons faire. Tout le monde travaille dur pour faire la série Blancpain et le FIA-GT3. Cela semble bien parti pour cela… »
As-tu un rêve en sport automobile ?
« Chaque pilote veut donner le meilleur de lui-même. Comme je l’ai dit, 2011 était ma première année à l’échelon international et j’ai beaucoup appris. Durant l’hiver, je vais me préparer du mieux possible pour être encore plus fort et jouer sur le devant. Actuellement, la catégorie GT3 est au top et j’espère bien que l’année prochaine, nous serons encore à un niveau supérieur. »
Propos recueillis par Laurent Mercier