Open GT

Jesus Pareja : Entretien avec le promoteur du GT Open !

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L’International GT Open fait partie des séries GT majeures. Si à l’origine le championnat se cantonnait principalement sur des manches en Espagne, au Portugal et en Italie, la sérié s’exporte maintenant dans d’autres pays européens, le souhait de Jesus Pareja (promoteur de la série) étant de fidéliser les équipes et d’aller rouler sur les plus beaux circuits. Contrairement à la majorité des championnats, l’International GT Open fait dans la stabilité réglementaire, ce qui plaît aux différentes équipes. Jesus Pareja a été le premier à mettre un handicap temps au lieu d’un handicap poids en cas de bons résultats. C’est aussi cela qui fait que les teams reviennent chaque année. Lors de chacune de nos visites à la série, nous avons pu constater une très bonne ambiance avec un promoteur toujours à l’écoute des pilotes et des équipes. A l’issue d’une saison qui a couronné Soheil Ayari (JMB Racing) dans l’ultime manche, Jesus Pareja revient sur l’année écoulée et nous parle de l’avenir, avec un avis très tranché sur l’avenir de l’Endurance, lui qui a été un pilote de premier plan durant les années Groupe C.

 

Laurent Mercier : Quel est le bilan de la saison écoulée qui s’est jouée dans l’ultime course ?

Jesus Pareja : « Le bilan est très positif, nous sommes ravis de la saison écoulée, qui a été haletante et s’est jouée dans les derniers virages de la dernière course. Nous avons eu un beau plateau, des courses disputées et des concurrents satisfaits, ce qui prouve qu’on s’améliore et qu’on progresse saison après saison. »

 

On sait que l’International GT Open fait dans la stabilité côté réglementation. Faut-il s’attendre à des changements en 2012 ?

« Non, il n’y aura pas de grands changements. Nous jouons la carte de la stabilité, de la continuité. »

 

Les SuperGT (GT2) se font de plus en plus rares. Elles seront à nouveau autorisées l’an prochain ?

« Bien sûr. Contrairement à d’autres championnats, nous continuons à croire dans les SuperGT. Nous sommes d’avis que les GT2 restent une référence, car c’est la catégorie la plus performante, et la plus rigoureuse d’un point de vue réglementaire. Ce sera encore ainsi en 2012. »

 

Le calendrier 2012 est certainement encore plus beau que les années précédentes. L’objectif est d’aller sur les tracés les plus prestigieux ?

« C’est le cas depuis le premier jour du GT Open ! Nous avons toujours eu à cœur d’offrir à nos concurrents les circuits les plus beaux et les plus prestigieux, et on essaye de s’améliorer année après année ! »

 

N’est-ce pas un « problème » que les Ferrari soient en masse ? On entend régulièrement dire que le championnat est un peu une « Coupe Ferrari ». Il faut s’attendre à voir arriver de nouvelles GTS (voire de SuperGT) la saison prochaine ?

« C’est vrai que nous avons eu beaucoup de Ferrari cette année, dû à l’arrivée des nouvelles 458 GT2 et GT3, mais cela n’a pas eu d’effet négatif sur le championnat, car la lutte entre les différentes équipes a été totale… C’est encore un peu tôt pour moi pour faire des annonces, mais vous verrez qu’en 2012, avec l’arrivée notamment de la nouvelle Porsche RSR, les 458 devront faire face à une vraie opposition. Et on aura un plateau très diversifié de GT3 en GTS aussi. Ce sera une saison très intéressante, vous verrez … »

 

La fidélité des équipes au championnat est quelque chose que l’on retrouve en GT Open. C’est quelque chose de valorisant pour un promoteur ?

« C’est notre plus grande satisfaction ! Nous avons toujours été conscients du rôle capital que jouent les équipes, et avons toujours été attentifs à leurs problématiques. C’est encore plus important lorsque les temps ne sont pas faciles, comme aujourd’hui. Il faut rester proches des équipes, les écouter, comprendre leurs besoins et essayer d’y répondre. C’est un principe qui nous a toujours guidés depuis le début et cela fonctionne. Des équipes contentes restent fidèles et c’est cela qui nous pousse à aller de l’avant. »

 

La série est de plus en plus présente côté communication, notamment avec une application iPhone et une diffusion sur le Web. Êtes-vous satisfait des retombées du championnat ?

« En tant qu’organisateur et promoteur, je ne suis jamais assez satisfait des retombées de nos championnats ! On aspire toujours à plus de visibilité, et on travaille sans cesse pour l’améliorer de saison en saison. En 2011, on a introduit quelques nouveaux outils, comme l’application iPhone que vous mentionnez, mais aussi un nouveau site web et la webstreaming des courses en direct, qui a très, très bien marché. Nous continuerons à travailler sans relâche pour améliorer la couverture télé, et nous continuerons bien entendu notre collaboration avec Motors TV au niveau européen et avec les autres chaînes qui nous diffusent en Italie, en Espagne, au Portugal, en Pologne et ailleurs. »

 

Est-il pas envisageable de voir à l’avenir une course d’une durée plus longue, plus typée Endurance ?

« Non, nous n’avons pas l’intention de toucher à la durée des courses qui font partie du calendrier du GT Open, car le format et le calendrier sont deux des éléments qui définissent et qui font la spécificité du GT Open. Cela ne nous empêche pas de songer à des courses d’une durée plus longue, mais hors championnat. »


Qu’en sera-t-il des courses de support en 2012 ? De nouvelles séries en vue ?

« Dès 2012, l’European F3 Open, notre deuxième série continentale, suivra exactement le même calendrier que le GT Open et sera donc présente sur tous les meetings. Nous continuerons aussi à avoir la FIA Formula 2 avec nous. Pour le reste, d’autres séries, comme la Coupe Radical, partageront l’affiche à certaines occasions, tout comme certains trophées mono-marques de prestige, comme cela a été le cas avec le Trofeo Maserati cette année et par le passé. »

 

Quel est votre avis sur l’avenir du sport automobile et principalement de l’Endurance ?

« Le sport automobile a devant lui des années difficiles, à cause du contexte économique et de l’évolution des mentalités en matière d’environnement. Mais je reste optimiste en l’avenir pour les championnats qui sauront combiner un niveau de qualité élevé, des coûts raisonnables, une excellente visibilité et le plus grand sérieux. Pour ce qui est de l’Endurance, ayant vécu en tant que pilote l’époque extraordinaire du Groupe C, je ne peux que me réjouir que l’on relance un Championnat du Monde, même si le moment choisi ne me paraît pas le plus facile, d’un point de vue économique. Mais je pense aussi qu’avoir aux commandes un grand organisateur comme l’ACO, qui préside par ailleurs aux destinés de la plus grande course au monde, les 24 Heures du Mans, est le gage rêvé pour réussir… »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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