Super GT

Motegi : Le bouquet final pour Benoît Tréluyer.

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La mission de Benoît Tréluyer à Motegi, pour la dernière manche du SUPER GT 2011, relevait presque de l’impossible pour pouvoir décrocher le titre pilotes en SUPER GT : gagner la course -ce qui aurait été  la troisième victoire dans la  Série cette saison, en espérant que Quintarelli et Yanagida, les leaders du classement, ne fassent pas mieux que septièmes. Même si on dit que « Impossible n’est pas français », l’objectif n’a été qu’à demi-atteint malgré une course superbe de la Nissan NISMO n°23. Benoît Tréluyer est revenu sur cette huitième manche. L’objectif à vrai dire paraissait déjà compromis à l’issue des qualifications où Masataka Yanagida, bien aidé par des Michelin super efficaces sous la pluie, avait réalisé la pole position.

 

Benoît : « Dans ces conditions, souffle Benoît, nous savions que les Michelin avaient un avantage. Pour la Q1, j’ai donc décidé de partir en vieux pneus afin que Satoshi puisse bénéficier d’un train neuf pour la Q2. Il s’est qualifié sans problème pour la Q3 pour laquelle j’ai repris le volant. Malheureusement, aussitôt rentré en piste avec mes pneus « intermédiaires durs », la pluie s’est mise à tomber fort. Pas vraiment le crachin cher à ma Normandie natale, et j’ai dû me contenter du 5e temps ! »

 

Pour la  course, la météo avait changé et les pilotes eurent droit à un warm-up prolongé afin de pouvoir régler leurs voitures sur le sec.

 

Benoît : « J’en ai profité pour rôder les pneus de mon équipier afin qu’il puisse être rapide dès le début de son relais, et j’ai fait deux tours avec un train neuf pour vérifier le comportement de la voiture. On évite généralement d’utiliser un set frais pour cela, mais il était important de voir comment était réglée la voiture sur le sec. »

 

 

C’est le français, cinquième en qualifications, qui prenait le départ pour le premier relais.

 

Benoît « Je suis remonté sur la GT-R n°12 de Matsuda-De Oliveira qui était en pneus « Super Tendre » et qui rentrait rapidement au stand. Devant moi, il ne restait plus que la Toyota n°39 de Ishiura-Iguchi et la GT-R n°46 de nos seuls rivaux pour le titre Masataka Yanagida et Ronnie Quintarelli, toutes les deux en pneumatiques Michelin. A peine avais-je ramarré la n°39 qu’elle rentrait aussitôt aux stands. J’en profitais pour « tomber » deux tours de qualifs afin de creuser un petit écart pouvant permettre à Satoshi de revenir en piste devant elle… » 

 

Benoît passait le relais à Satoshi Motoyama en troisième position, mais un pitstop superbement réussi par les mécaniciens de la Nissan n°23 permettait au pilote japonais de reprendre la piste devant la Lexus n°39 de Takuto Iguchi. Motoyama s’emparait ensuite de la première place aux dépens de Yanagida.

 

Benoît : « Seulement, après, ils nous ont marqué à la culotte, regrette Benoît. Si les qualifs ne s’étaient pas déroulées sous la pluie, nous aurions eu un peu plus de chance pour le championnat car la course aurait été un peu plus difficile pour eux. Grâce à l’efficacité des Michelin sur le mouillé, ils sont partis devant, et ont bien géré leur course. Régularité, pas d’erreurs, ils méritent toutefois leur titre. Au final, ce qui nous a coûté cher, ce sont nos erreurs de pneus à Sepang en juin, et Suzuka en août. Aussi, nous avons payé le prix fort côté moteur, la nouvelle version étant introduite trop tardivement dans la saison.  Au championnat, se satisfait tout de même celui qui restera l’un des grands animateurs du championnat 2011, Nissan termine aux deux premières places. L’une est en Michelin, l’autre en Bridgestone. Personnellement, je suis heureux de ce titre honorifique de vice-champion. Je crois que l’écurie peut être très fière du travail effectué tant cette année que l’an passé. C’est nous qui avons développé les pneus Michelin en 2010, qui avons ouvert la voie que l’écurie S Road MOLA a su poursuivre.”

 

Benoît Tréluyer prennent la deuxième place du classement pilotes, avec 79 points contre 90 à Quintarelli et Yanagida. Même si Benoît ne retrouve pas le titre obtenu en 2008 avec Motoyama, sa saison a néanmoins été plus que  réussie, avec les 24 Heures du Mans, ces trois victoires en SUPER GT assorties du titre de vice-champion. Sa saison prendra fin le moins prochain à Fuji, pour la  Fuji Sprint Club, épreuve du SUPER GT hors classement, le traditionnel Festival de clôture de la saison.

 

Citations extraites du communiqué de Benoît Tréluyer.

 

Claude Foubert

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