Les qualifications de la dernière manche du SUPER GT 2011 sur le circuit de Motegi se sont déroulées sous la pluie. On sait que cette dernière manche sera décisive pour l’attribution des titres, tant en GT500 qu’en GT300.
En GT500, le titre va nécessairement revenir à un équipage Nissan, avec un mano à mano entre les pilotes de la Nissan GT-R n°46 de Ronnie Quintarelli et Masataka Yanagida et la Nissan GT-R n°3 de Benoît Tréluyer et de Satoshi Motoyama, et en GT300 il concerne Testsuya Tanaka et Katsuyuki Hiranaka (Ferrari 458 n°11) et Nobuteru Taniguchi et Taku Bamba (BMW Z4 n°4). En GT500, Quintarelli/Yanagida ont une avance confortable de 16 points, alors qu’en GT300, Tanaka/Hiranaka ne possèdent que cinq points d’avance sur leurs suivants et une victoire de Taniguchi et Bammba leur assurerait obligatoirement le titre.
Les leaders actuels du classement GT500 ont marqué leur territoire, puisqu’en GT500 c’est Masataka Yanagida qui a réalisé la pole position, alors qu’en GT300 la lutte promet d’être féroce, la BMW de Taniguchi ayant obtenu la pole devant la Ferrari de Hiranaka.
Ces qualifications ont été marquées par la domination des Michelin sous la pluie, avec l’exclusivité de la première ligne, ainsi qu’une déroute des Bridgestone dans ces conditions, avec seulement trois des 10 GT chaussées par le manufacturier dans le Top 8, Yokohama faisant bonne figure avec les sixième et huitième temps, Dunlop réussissant une belle performance avec la quatrième chrono de la Honda Epson n°32.
En GT300, Bridgestone n’a pas été mieux loti, la BMW n°4 étant équipée par Yokohama et la Ferrari n°11 par Dunlop, la Lamborghini JLOC n°88, troisième temps, étant elle assi en Yokohama devant la mieux classée des Bridgestone, la Garaiya n°43.
Les qualifications se sont déroulées sous le mode du knock-out, avec trois stades successifs, Q1, Q2 et Q3.
GT500
Q1
Cette première séance qualif a été marquée par de nombreux tête-à-queue sur une piste détrempée et éliminait de la suite des opérations trois Lexus SC430 et une Honda HSV-010. Etaient concernés André Lotterer (Lexus n°36) qui restait à quinze centièmes de la qualification en Q2, Yuji Tachikawa (Lexus n°38), Takashi Kobayashi (Honda n°8) et André Couto (Lexus n°35). Cette Q1 était outrageusement dominée par les GT en Michelin, Quintarelli, meilleur temps avec la Nissan n°46 en 1’52”389, et Hiroaki Ishiura, deuxième avec la Lexus n°39) reléguant la concurrence à 1”5.
Q2
Quintarelli était à nouveau le plus rapide dans cette séance de 10 minutes, en 1’52”529 mais la Honda Epson n°32, en Dunlop, avait réduit l’écart, Yukhi Nakayama ayant tourné en 1’53”050, à cinq dixièmes donc. Avec la Nissan et la Honda, se qualifiaient également pour la Q3 et l’affrontement final, dans l’ordre des chronos, la Nissan n°23 (Satoshi Motoyama), la Lexus n°39 (Takuto Iguchi), la Lexus n°19 (Tatsuya Kataoka), la Honda n°100 (Naoki Yamamoto) et la Honda n°12 5Tsugo Matsuda). Quatre pilotes étaient recalés, Bjorn Wirdheim (Nissan n°24), Toshihiro Kaneishi (Honda n°17), Daisuke Ito (Lexus n°6) et Loïc Duval (Honda n°1), ces deux derniers n’ayant pu boucler un seul tour chrono.
Q3
Sept voitures restaient donc en lice pour le dernier round de ces qualifications. Sur la Nissan n°46, Masataka Yanagida prenait la place de Ronnie Quintarelli, et le japonais se montrait à la hauteur de son coéquipier italien en décrochant la pole position en 1’54”662, sur une piste de plus en plus difficile. C’est la troisième pole position de la saison pour la Nissan n°46 qui a relégué aujourd’hui la Lexus SARD n°39 de Hiroaki Ishiura à huit dixièmes de seconde. La deuxième ligne sera partagée par la Nissan n°12 de João Pailo de Oliveira, premier des Bridgestone, et la Honda n°32 de Ryo Michigam, en Dunlop. Benoît Tréluyer a réussi le cinquième chrono et partira donc en troisième ligne. Pour le titre pilotes, la tâche du vainqueur des 24 Heures du Mans 2011 et de Satoshi Motoyama ne sera pas simple face à Quintarelli/Yanagida. Il leur faut impérativement gagner la course et leurs rivaux ne doivent pas être mieux classés que septièmes. Si les conditions météo restent identiques, cela risque d’être difficile.
Masataka Yanagida : « Cette dernière manche va être déterminante pour le titre et, comme cette course se déroule sans handicap de poids, notre équipe est venue ici avec un fort désir de gagner la course. Je suis très content d’avoir accru nos chances de victoires avec cette pole position. Lors de la Q3 les conditions de piste étaient bonnes durant mes deux premiers tours. Cependant, à la fin cela empirait et je faisais de l’aquaplaning. Je ne connaissais pas ma position et j’oubliais délibérément de regarder la tour de contrôle, où j’aurais pu voir où j’en étais, si je l’avais souhaité. Finalement, au bout de mon run, je l’ai regardée et j’ai vu que j’étais meilleur temps, ce fut un grand soulagement. Tout le monde parle de nos chances de remporter le titre mais, comme toujours, je veux seulement penser avant tout à gagner cette course. Nos rivaux pour le titre sur la Nissan n°23 sont de rudes compétiteurs et je suis certain qu’ils ne lâcheront rien jusqu’au bout. Aussi, nous devons bien nous battre et faire de notre mieux si nous voulons gagner. »
GT300
La BMW Z4 n°4 a été aussi efficace que la Nissan n°46 en GT500, réalisant aussi le meilleur chrono de chacune des séances. Nobuteru Taniguchi a dominé la première séance, Taku Bamba la deuxième, et Taniguchi a parachevé le travail en laissant la Ferrari 458 de Katsuyuki Hiranaka à huit dixièmes de seconde. Le duel promet pour demain, sachant que si la BMW remporte la course, Taniguchi et Bamba seront titrés, même à égalité de points, au bénéfice du nombre de victoires.
La catégorie GT300 a une nouvelle fois démontré toute sa diversité, avec neuf modèles différents dans le Top 10
Les résultats sont ici
Claude Foubert