Après le magnifique podium décroché aux 6 Heures de Silverstone derrière une Peugeot et une Audi, Olivier Pla était de retour aux affaires en ILMC pour le Petit Le Mans. Pour la deuxième fois, le Toulousain retrouvait la OAK-Pescarolo #24 qu’il partageait avec Alexandre Prémat et Jean-François Yvon. Dès les deux jours d’essais privés, le trio a pris la piste avec comme objectif de s’acclimater avec le tracé georgien. Le Champion Le Mans Series (LMP2) 2009 connaissait le circuit pour y avoir roulé en 2008 au volant d’une Zytek. Les essais officiels avaient plutôt mal débuté avec une grosse sortie de piste, l’auto en panne de freins. Sonné en sortant de son baquet, Olivier pouvait disputer la séance de nuit, tout comme ses deux compères, l’équipe technique ayant fait des miracles pour remettre l’auto en état de marche. Olivier qualifiait la #24 en première ligne des “Essence”. A l’arrivée de la course, c’est une très belle quatrième place qui a récompensé le trio Pla/Prémat/Yvon.
Laurent Mercier : Olivier, quel bilan tires-tu de ce Petit Le Mans ? Commençons par les essais…
Olivier Pla : « Les premiers essais du dimanche et lundi avaient permis de montrer le bon potentiel des deux OAK-Pescarolo LMP1. Nous avions pu emmagasiner un maximum de kilomètres. Malheureusement, je me suis retrouvé en panne de freins durant les essais libres. Par chance, je n’ai rien eu, mais la voiture était salement amochée. L’équipe a fait un travail de dingue pour reconstruire l’auto en un temps record. Les trois pilotes ont pu rouler pour la séance nocturne, ce qui est un exploit. Je tiens à remercier chaleureusement toute l’équipe pour tout le travail accompli. Ils n’ont rien à envier aux équipes d’usine. »
On sent une certaine osmose entre les pilotes ?
« Tout se passe à merveille depuis que j’ai fait connaissance avec l’équipe à Barcelone. Tout le monde va dans le même sens, ce qui tire forcément l’équipe vers le haut. L’entente entre nous est parfaite, tout comme avec les pilotes de la #15. Durant toute la semaine, la stratégie du team été sans faille et la course a vraiment été solide. »
Vous n’avez pas rencontré le moindre problème en course ?
« Rien du tout ! Ce qui prouve le potentiel de l’auto et la valeur de l’équipe. Notre rythme en course était bon. Nos réglages sont si proches que les pilotes apprécient avoir la même auto. On sait que la #15 de Guillaume, Pierre et Matthieu méritait cette 4ème place sans un problème d’amortisseur. C’est un super résultat d’ensemble pour OAK Racing et cela confirme la course de Silverstone. La Lola Aston Martin était de toute façon au-dessus du lot, ce qui n’était pas le cas en Angleterre. »
Le trafic n’a pas été trop compliqué à gérer ?
« Disons que c’était intense et qu’il fallait rester concentré du début à la fin. Si j’ai un ou deux tours clairs durant mes relais c’est bien le maximum. Il fallait tout calculer à l’avance et anticiper les dépassements. Avec 53 autos sur un tel tracé, on a atteint la limite. Il y a trop d’écarts de vitesse entre les autos. »
C’est donc pour toi une deuxième expérience positive avec OAK Racing ?
« L’auto est fantastique à piloter. Je connaissais Road Atlanta pour y avoir roulé en 2008 avec une Zytek. Le règlement a évolué et les protos ont maintenant moins de puissance. Pourtant c’est un régal d’être dans le baquet. Au Turn 1, la OAK-Pescarolo est scotchée au sol. Elle est impressionnante dans les virages rapides, qui plus est avec des pneus neufs et peu de carburant. Je suis impressionné par le niveau de toute l’équipe. Le début de semaine a pourtant été compliqué avec une sortie de piste pour les deux voitures, mais tout le monde a su réagir à temps. Chapeau ! »
As-tu déjà des contacts pour 2012 ?
« Je souhaite de tout cœur disputer le Championnat du Monde d’Endurance et j’espère être là avec OAK Racing… »
Propos recueillis par Laurent Mercier