Outre le fait de se disputer sur un tracé unique en son genre, de par sa longueur et des moyennes diaboliques qui y sont atteintes, l’un des charmes du championnat VLN est d’être ouvert à un très large éventail de bolides répartis en pas moins de 35 classes ! De quoi perturber le commun des mortels. Et pourtant à y regarder de plus près, il n’est guère difficile de s’y retrouver. Ainsi la catégorie reine communément appelée SP9 correspond strictement à la réglementation FIA GT3 tandis que la SP10 est le pendant allemand du SRO GT4.
Pour schématiser les VLN Specials réparties en différentes classes allant de moins de 1400cm3 à 6.250cm3 ressemblent à s’y méprendre à l’ancienne appellation Gr.A tandis que les VLN Serienwagen peuvent être assimilées aux Gr.N. Ces dernières sont également réparties en différentes sous catégories allant de moins de 1600 cm3 jusqu’à 3.500 cm3. La classe E1-XP 2011, dite expérimentale, est dévolue aux bolides n’entrant dans aucune catégorie spécifique. Les meilleurs exemples étant ceux de la Porsche Hybrid et de la Ferrari P 4/5 Competizione.
La BMW M3 GT2 acceptée par l’ACO mais refusée par la FIA a également été versée dans cette catégorie. Les organisateurs s’accordent toutefois le droit d’équilibrer les performances en ajustant le poids et jouant sur les brides des bolides inscrits dans cette fameuse classe expérimentale. Les « mazout » sont bien évidemment également acceptées et réparties en quatre catégories allant de 1.750 cm3 jusqu’à …6.000 cm3. Trois classes monotypes regroupant les innombrables Seat Leon, Porsche Carrera Cup et autres Renault Clio sont également à l’affiche. Enfin, les bolides antérieurs à 2001 sont répertoriés dans quatre classes allant de moins de 1.600 cm3 jusqu’à 6.250 cm3.
Quant à l’attribution des points, comme nous vous l’avons expliqué à maintes reprises, elle ne s’effectue pas en fonction du classement général mais bien suivant les résultats obtenus dans les classes respectives. Au plus la concurrence est rude au plus les points récoltés seront nombreux. 8 résultats sur 10 possibles étant retenu en fin de saison. Par ailleurs, si un même pilote a le loisir de disputer une épreuve sur deux voitures différentes, il doit cependant préciser avant le début des essais avec laquelle il entend augmenter son capital points.
A deux manches du terme de la compétition, ce sont Thomas Gerling, Harald Hennes et Thomas Kappeler qui mènent la danse.
Forts de 5 victoires en classe SP5, les pilotes de la BMW M3 frappée du n°210 devancent d’une courte tête les champions en titre Wolf Silvester et Mario Merten.
Après avoir entamé la saison avec une BMW Z4 inscrite en SP3, puis aligné une seconde Z4 plus basique en classe V5, les duettistes du Bonk Motorsport ont pris part à l’antépénultième joute du championnat avec une BMW 325 engagée dans la très relevée classe V4. Une classe que l’inséparable duo a d’ailleurs remporté de haute lutte. Silvester et Merten devront néanmoins batailler ferme s’ils souhaitent conserver leur couronne car, à l’instar du trio Gerling-Hennes-Kappeler, ils ont déjà atteint leur quota de 8 résultats. Tant et si bien, qu’à l’issue de la prochaine manche, ils devront défalquer leur moins bonne performance. Inversement, Carsten Knechtges, Manuel Metzger et Tim Scheerbarth (BMW Z4/Black Falcon), 6èmes de la compétition et auteurs de 6 succès en classe V5, possèdent moins de 5 longueurs de retard sur les leaders du championnat tout en ayant engrangé que 7 résultats.
De quoi leur offrir un joker qui pourrait se révéler salutaire. Lauréats à 4 reprises en classe V4, Lars Heisel et Markus Schmickler (BMW 325) sont logés à la même enseigne. Actuels 9èmes de la série allemande d’endurance, ils ont toutes les cartes en mains pour améliorer cette position déjà fort enviable.
Cependant Elmar Jurek et Jannik Olivo, bien que seulement 24èmes du classement, pourraient mettre tout le monde d’accord. En effet, si les cadors de classe Cup3 réservée aux Renault Clio, ne comptent que 6 résultats, ces derniers sont tous de choix. De plus il leur reste deux possibilités de faire fructifier ce joli capital sans pour autant devoir décompter la moindre unité. Tous les espoirs leur sont donc encore permis quand bien même la moindre erreur leur sera fatale.
Le constat vaut également pour Maik Rosenberg. Victorieux à 5 reprises en classe SP3T avec l’une des VW Scirocco du LMS Engineering, le véloce Allemand dispose d’encore deux opportunités de scorer de très gros point sans devoir défalquer un quelconque résultat. Néanmoins, ici aussi, tout écart de trajectoire s’avèrera rédhibitoire. Pour trouver trace des habituels pointures de la série, il faut descendre relativement bas dans la hiérarchie. Premier poids lourd, Frank Stippler occupe le 76e rang précédant de peu le trio Kainz-Weiss-Jacobs. Quant à Arno Klasen, il pointe pour l’heure en 87e position.
Non content d’avoir consacré 8 équipages différents en autant d’épreuve, le championnat VLN est bien loin d’avoir rendu son verdict. Les candidats au titre se bousculent au portillon tant et si bien que les deux dernières joutes, prévues les 15 et 29 octobre prochains, devraient à nouveau valoir leur pesant d’or.Le classement est ici.
Fabrice Bergenhuizen