Benoît Tréluyer a réussi une excellente opération dimanche dernier à Autopolis en remportant la victoire associé à Satoshi Motoyama sur la Nissan GT-R n°23 du team NISMO. Cette victoire les place désormais à la deuxième place du classement pilotes, à 16 points des leaders, l’italien Ronnie Quintarelli et le japonais Masataka Yanagida, eux aussi sur une Nissan GT-R, du Team Mola, celle-ci, équipée en Michelin tandis que la voiture de Tréluyer et de Motoyama est en Bridgestone.
La tâche du vainqueur des 24 Heures du Mans 2011 ne sera cependant pas aisée, car il faudra impérativement qu’il remporte la course alors que la Nissan n°46 ne devra pas marquer mieux que les 4 points de la septième place.
Motoyama et Tréluyer avaient remporté la deuxième manche de la saison 2011 -la première course en fait en raison du report de la manche initiale d’Okayama provoqué par le grand tremblement de terre du Japon-, mas sont restés hors des points lors des troisième et quatrième manches tandis que leurs rivaux pour le titre ont scoré lors de toutes les courses en 2011.
Tout se jouera donc à Motegi le 16 octobre prochain.
Benoît est revenu sur la course de dimanche dernier : « Nous sommes arrivés assez confiants, grâce à l’introduction d’une évolution moteur qui, sur le papier, devait nous apporter un gain substantiel, spécialement sur ce tracé, soulignait dimanche soir le pilote Français. Et comme nous ne souffrons plus des petits problèmes de pneus à hautes températures qui rendaient difficile le réglage de la voiture, nous avons pu nous exprimer pleinement. »
La voiture partait pourtant loin sur la grille, après des qualifications décevantes : « Même un peu moins performant, j’aurai dû me qualifier facilement pour le « Super Lap », sauf qu’à la sortie d’une épingle, alors que je débraquais normalement, la voiture décrochait de l’arrière pour une raison qui nous échappe encore – peut-être y avait-il quelque chose sur la piste ? Bref, je tapais légèrement le mur extérieur et je devais me contenter du 12e chrono réussi quelques minutes plus tôt dans le trafic. Sur le coup, j’étais déçu même si nous n’étions pas trop loin »
En course, heureusement, ce fut une toute autre affaire. C’est Satoshi Motoyama qui prenait le départ et au terme d’un relais endiablé il passait le relais en tête à Benoît Tréluyer après être parti depuis la douzième position sur la grille de départ.
Benoît : « Satoshi a fait un boulot fantastique et il est revenu au stand juste après être passé en tête, soulignait encore le Français qui tenait à rendre hommage à son équipier. Comme notre arrêt prenait un petit peu plus de temps, je revenais en piste 2e et je perdais encore une place dans mon tour de lancement au profit de la seconde voiture équipée en Michelin qui s’était arrêtée un peu avant Satoshi. »
Benoît doubla cependant rappidement la Nissan n°46 de Masataka Yanagida puis prit la tête après avoir dépassé la Lexus SARD n°39 de Takuto Iguchi qui allait cependant abandonner peu avant l’arrivée, ce qui permettait à Quintarelli et Yanagida, deuxièmes, ne de perdre que cinq points sur Motoyama et Tréluyer au lieu de neuf.
Benoît : « Une fois devant, je prenais grand soin des gommes, je gérais au mieux l’avance avec le deuxième pour bénéficier d’une petit marge dans le trafic… Et je coupais la ligne en vainqueur ! Le titre va se jouer entre la n°46 équipée de Michelin et nous qui sommes Bridgestone. Seize points nous séparent ; ce qui veut dire que nous devons absolument nous imposer et que, dans le même temps, la paire Yanagida/Quintarelli ne doit pas marquer plus de quatre points. Pas facile, évidemment, mais nous sommes déterminés à jouer notre carte jusqu’au bout. Ce qui est bien, c’est que nous allons pouvoir nous affronter sans la moindre arrière-pensée puisque Nissan est déjà titrée. Nous allons avoir carte blanche pour nous expliquer ! »
Benoît Tréluyer ont été conjointement champions GT500 en 2008 (Motoyama a été champion JGTC en 2003 et 2004, tandis que ce serait le premier titre au Japon pour Quintarelli et le premier en GT500 pour Yanagida, par ailleurs deux fois titré en GT300 en 2003 (JGTC) et en 2010.
Citations extraites du communiqué de Benoît Tréluyer,
Claude Foubert