Les 24 Heures de Silverstone – la Britcar 24 Hours – qui s’est courue le week-end dernier a vu la victoire de la Ferrari 430 GTC n°2 du team Eclipse Motorsport pilotée par l’équipage Michael McInerney/Sean McInerney/Phil Keen. Cette victoire est méritée car la Ferrari est restée constamment aux avant-postes.
La Ferrari a bouclé 573 tours de circuit et l’a emporté avec une confortable avance de 13 tours sur l’Aston Martin GT4 n°49 du Nicholas Mee Racing (Karsten Le Blanc/Christiaen van Lanschlot/Dan De Zille/Robert Nimkoff et 14 tours sur la Lotus Evora du Marcos Racing International de l’équipage Cor Euser/Hal Prewitt/James Briody/Dick Freebird/Alistair McKinnon.
Les essais avaient une large domination de l’Aquila CR1, John Martin -qui court habituellement en Championnat Superleague- atomisant la concurrence avec l’Aquila n°6, aux airs d’authentique proto. En 2’03”560, il reléguait la Ferrari 430 GT2 n°1 du JMC Limited, victorieuse de l’édition 2010, à plus de cinq secondes ainsi que la Mosler MT900 n°4 Strata 21. La Ferrari 430 n°2 de l’Eclipse Motorsport était quatrième, encore plus loin, et la Porsche 997 n°5 de l’ARC Bratislava venait au cinquième rang.
L’Aquila CR1 -une voiture danoise- avait un équipage de choix : au côté de Martin, on trouvait également Bob Berridge, Gareth Evans et Nigel Mustill qui engageait la voiture.
Au départ, c’est Bob Berridge qui prenait le départ sur l’Aquila, et qui conservait le bénéfice de la pole,suivi par la Mosler n°4 de Callum Lockie et la Porsche n°57. Ces trois voitures se détachaient tandis que Alex Buncombe était en quatrième position avec la Nissan 370Z n°31 du RJN Motorsport.
Berridge écopait peu avant la fin de la première heure de course d’un stop and go pour avoir doublé sous drapeau jaune. La Mosler n°4 de Phil Keen prenait donc le commandement et allait le conserver pendant la deuxième heure de course, devant la Ferrari 430 n°2, bien revenue, et l’Aquila, désormais pilotée par Gareth Evans.
La Mosler allait être retardée pendant la troisième heure de course, tout comme l’Aquila -pression d’essence- et la Ferrari n°2, pilotée par Michael McInerney, prenait la première place, suivie par la Mosler n°3 du Topcats Racing.
La Ferrari conservait l’avantage durant l’heure suivante, mais un relais brillant de John Martin -nettement le plus vite en piste- ramenait l’Aquila CR1 en deuxième position, devant la Mosler n°3. L’Aquila allait même reprendre la tête pendant la cinquième heure alors que la Ferrari avait été victime d’un contact avec un autre concurrent et était retombée en cinquième position. L’Aquila restait au commandement au terme de la sixième heure, avec trois tours d’avance, mais la Ferrari avait de son côté repassé la Mosler. L’Aquila n’allait pas rester bien longtemps en tête car elle cassait un arbre de transmission et était immobilisée au stand. La Ferrari n°2 reprenait la première place, suivie de la Mosler n°3 et de la Ferrari n°1. La Ferrari, au tiers de la course, possédait trois tours d’avance sur la Mosler.
Les positions n’évoluaient plus à l’avant jusqu’à la mi-course, ni durant les deux heures suivantes. Au cours de la quinzième heure, cependant, le tiercé de tête était bouleversé. La Ferrari 430 n°1 connaissait des problèmes d’échappement et chutait dans le classement. L’Aquila CR1 revenait en troisième position. L’Aquila n’allait pas conserver cette place, car elle connaissait des problèmes de surchauffe dus à une conduite d’eau percée et elle perdait 30 tours.
Pendant la dix-huitième heure, c’était au tour du leader de connaître des soucis : elle était victime d’une crevaison et de la rupture d’une barre anti-roulis. Les mécaniciens réparaient, mais la Ferrari repartait avec six tours de retard sur la Mosler n°2. La Ferrari repartait à l’assaut et refaisait progressivement son retard grâce à un relais énergique de Phil Keen.
La Mosler conservait cependant trois tours d’avance à quatre heures de l’arrivée, alors que l’Aston Martin GT4 n°49 avait pris la troisième place overall. Coup de théâtre peu après : l’accélérateur de la Mosler restait grand ouvert dans Brooklands et la voiture traversait le bac à gravier pour percuter le mur de pneus violemment. Game over ! Heureusement, le pilote était indemne. La Ferrari n°2 reprenait donc le commandement, devant l’Aston Martin n°49 et la Lotus Evora du Marcos Racing qui grimpait ainsi virtuellement sur le podium.
Ces positions n’allaient plus évoluer.
Le classement est ici
Claude Foubert