Benoît Tréluyer et Satoshi Motoyama, en remportant leur deuxième victoire de la saison avec la Nissan GT-R Nismo n°23 sur le circuit d’Autopolis, ont réussi une excellente opération, conservant encore une chance de décrocher le titre pilotes à l’issue de la dernière manche qui se déroulera sur le circuit de Motegi.
Pourtant, c’était mal engagé à l’issue des qualifications au cours desquelles le vainqueur des 24 Heures du Mans n’avait pu se qualifier pour le Super Lap, avec une première séance qualif gâchée par un tête-à-queue dans l’épingle.
Au moment du départ, la température était de 24°C sous un ciel chargé de nuages, mais la piste était parfaitement sèche. Le poleman Hiroaki Ishiura (Lexus SARD n°39) conservait le bénéfice de sa poistion et précédait Ronnie Quintarelli (Nissan Mola n°46) – ces deux voitures étant en Michelin- et Toshihiro Kaneishi (Honda HSV-010 n°17). En revanche Hideki Mutoh (Honda Arta n°8) chutait de la quatrième à la sixième place, dépassé par la Lexus n°35 de André Couto et la Lexus n°6 de Kazuya Oshima qui passait rapidement Couto pour prendre la quatrième place.
Satoshi Motoyama avait pris le départ sur la Nissan Nismo n°23 et faisait un début de course flambloyant. Au cinquième tour, il était déjà dixième et au septième huitième.
Les pneus souffraient sur le circuit et Oshima dut s’arrêter prématurément dès le dixième tour, tout comme la Lexus n°38 de Kohei Hirate. Motoyama volait littéralement sur le circuit et au onzième tour, il était déjà troisième ! Il ne s’arrêtait pas en si bon chemin et reveait rapidement sur les leaders. Au vingt-deuxième tour il passait la Nissan de Quintarelli pour prendre la deuxième place et au vingt-sixième tour il s’attaquait victorieusement à Ishiura pour prendre la tête de la course.
Il perdait celle-ci au tour suivant en rentrant au stand pour ravitailler et céder le volant à Benoît Tréluyer, alors que Takuto Iguchi relayait Ishiura sur la Lexus n°39 qui s’était arrêtée également. Le pitstop de la Lexus SARD . Les mécaniciens de SARD réussissaient un arrêt parfait et la Lexus reprenait la piste devant Tréluyer. Celui-ci se faisait même passer dans son tour de lancement par la Nissan n°46 désormais aux mains de Masataka Yanagida, les Michelin de la Nissan du Team Mola montant plus rapidement en température que les Bridgestone de la Nissan Nismo. Cependant, le français pouvait réagir très vite. Il passait Yanagida au trentième tour et doublait Iguchi au trente-deuxième tour, prenant momentanément la deuxième place derrière la Lexus Zent Cerumo n°38 de Kohei Hirate qui ne s’était pas encore arrêté. Quand celui-ci rentra au stand pour passer le relais à Yuji Tachikawa, Benoît était désormais le nouveau leader et il ne fut plus inquiété jusqu’à l’arrivée.
Derrière le français, la Lexus d’Iguchi et la Nissan de Yanagida se livraient un duel très serré, alors que l’équipier d’André Lotterer sur la Lexus Tom’s n°36, Kazuki Nakajima, était quatrième, devant la Honda n°17 de Koudai Tsukakoshi et la Lexus n°38 de Tachikawa. Celui-ci était à l’attaque, avec des gommes au mieux de leur température, et il passait successivement ses deux adversaires pour prendre la quatrième place au quarantième tour.
Alors que Tréluyer avait une marge confortable de cinq secondes sur Iguchi et Yanagida, toujours en bagarre, la Lexus n°39 connaissait soudainement des problèmes moteur à deux tours de l’arrivée. Yanagida prenait donc la deuxième place alors que la Lexus était contrainte de s’arrêter sur les bas-côtés de la piste. Tachikawa complétait le podium avec la Lexus n°38.
Benoît Tréluyer : “Nous avions manqué de réussite depuis le milieu de la saison, notamment mon équipier Satoshi Motoyama, alors que depuis la manche de Suzuka il avait retrouvé le rythme. Aujourd’hui, il était en confiance avec la voiture, il disposait de pneus qui étaient plus constants et il s’est surpassé. On pensait que pendant son relais il pouvait revenir en quatrième position et que je devais faire ensuite les derniers efforts, mais il m’a passé le volant alors qu’il était en tête.
Quand je suis reparti, je me suis retrouvé derrière la Nissan n°46 et la Lexus n°39, toute deux en Michelin, et je les ai redoublées. Ensuite, j’ai juste assuré la victoire. Je suis très heureux de pouvoir jouer le championnat jusqu’à la fin. »
Les résultats de la course sont ici
Au classement pilotes GT500, Ronnie Quintarelli et Masataka Yanagida sont premiers avec 75 points contre 59 à Benoît Tréluyer et Satoshi Motoyama. Les champions 2010, Loïc Duval et Takashi Kogure, seulement onzièmes hier avec la Honda Weidler Dome n°1, n’ont marqué aucun point et sont donc désormais exclus de la course au titre qui concernera uniquement à Motegi, pour la Finale du SUPER GT 2011, les pilotes de la Nissan n°46 et de la Nissan n°23.
La victoire rapportant 20 points, Tréluyer et Motoyama doivent impérativement gagner à Motegi, en espérant que Quintarelli et Yanagida ne marquent pas plus que les 4 points de la septième place. Dans ce cas de figure, les deux équipages seraient à égalité de points, mais Tréluyer et Motoyama seraient déclarés champions au nombre de leurs victoires.
La dernière manche aura lieu le 16 octobre à Motegi. Toutes les voitures ppartiront à égalité de poids, tous les handicaps étant annulés pour cette dernière course.
Propos de Benoît Tréluyer recueillis par Claude Foubert