Ce week-end, Neil Garner Motorsport remanie l’équipage de sa ORECA-FLM 09 pour le meeting de Estoril, avec l’arrivée de Alex Kapadia et Tor Greaves, aux côtés du régulier John Hartshorne. Force est de constater que Kapadia n’a pas mis longtemps à trouver le monde d’emploi de l’auto, avec une pole dès sa première participation, au nez et à la barbe du JMB Racing et du Pegasus Racing, déjà titré. Vainqueur de catégorie aux 24 Heures de Dubai 2010, Alex Kapadia est un concurrent régulier des championnats Radical, que ce soit en Europe ou aux Emirats Arabes Unis. L’occasion pour lui de comparer les deux autos : “La ORECA-FLM 09 est plus lourde qu’une Radical, mais c’est une très bonne auto à piloter. Elle a plus d’appuis et son pilotage est plus physique. De plus les freins carbone sont un nouveau défi pour moi car c’est nettement plus dur que sur une Radical. Je suis encore en mode d’apprentissage. »
Cette présence en Formula Le Mans pourrait se transformer à moyen terme par un passage dans la catégorie supérieure : « J’ai roulé dans pas mal de séries de monoplace : Formule Ford, Formule Renault, Formula First. Depuis maintenant quatre ans, je roule sur des Radical et j’ai toujours voulu courir dans championnats très relevés, d’où ma présence sur cette ORECA-FLM 09. C’est un championnat fantastique. Mon objectif est de rouler en LMP1 ou LMP2, qui serait le point culminant de ma carrière. C’est déjà très bien d’avoir mis l’auto en pole. » L’adaptation au sein du team Neil Garner Motorsport s’est bien déroulée : « Tout le monde m’a bien accueilli dans l’équipe. Il y a une super ambiance. Neil (Team Manager) et Mike (Directeur Technique) sont vraiment impliqués dans ce qu’ils font. Lors de chaque session, la voiture est allée de plus en plus vite, sans rien trop avoir à demander à l’équipe. » En 2012, Alex pourrait poursuivre l’aventure dans la série Le Mans : « J’aimerais bien rouler sur une saison complète en Le Mans Series, notamment en Formula Le Mans. Il est possible aussi que je roule en Radical. Wait and see ! »
Laurent Mercier