GT Tour

La FFSA montrée du doigt suite à de multiples problèmes.

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Suite à une nouvelle bourde de la FFSA lors de la Course 2 de l’Etape GT Tour de Albi, Olivier Panis a tenu à rédiger une lettre ouverte pour exprimer son mécontentement. On sait que le sociétaire du Graff Racing n’a pas la langue dans sa poche, mais on ne peut que lui donner raison. Depuis le début de saison, certaines décisions sont prises à l’emporte-pièce. Notons que ORECA, promoteur de la série, n’est en rien impliqué dans la colère du vainqueur en titre des 12 Heures de Sebring. Hugues de Chaunac, Président du Groupe ORECA et par ailleurs promoteur du GT Tour, a lui aussi tenu à revenir de ce nouvel épisode : « En tant que promoteur du GT Tour, ORECA a la responsabilité d’alerter son partenaire la FFSA (Fédération Française du Sport Automobile), qui est en charge des gestions sportive et technique, concernant les problèmes survenus lors du déroulement des courses GT ce week- end. En conséquence, je vais rencontrer le Président Nicolas Deschaux dans les prochains jours afin que la FFSA prenne les décisions nécessaires pour 2012. »

 

Quant à Olivier Panis, il y a peu de chance qu’on le revoit l’an prochain en Championnat de France si les choses devaient en rester ainsi.

 

« Aujourd’hui, la coupe est pleine et je me dois d’exprimer mon ressenti suite à la course de cet après-midi et dénoncer l’incompétence des personnes mises en place par la Fédération Française pour gérer la partie sportive de ce championnat. Je tiens à préciser, avant de développer, que je ne remets absolument pas en cause le travail d’Oreca en sa qualité de promoteur du GT TOUR, bien au contraire . Hugues de Chaunac, que je considère avant tout comme un ami, a apporté avec son équipe une nette amélioration au niveau de l’organisation sur chaque circuit et c’est d’autant plus dommage. »


« Depuis plusieurs années que je dispute ce Championnat, je constate une accumulation d’erreurs inadmissibles des autorités responsables. Ce dimanche, par exemple, j’ai écopé d’un drive-trough injustifié. En effet après avoir pris un bon départ au feu vert, avec le droit d’accélérer au passage de la ligne comme cela était énoncé au briefing, la direction de course, une fois de plus, a fait une erreur de jugement et m’a pénalisé à tort. Dans cette même manche, Laurent Pasquali s’est vu obligé d’effectuer un stop and go sous prétexte de ne pas avoir respecté le temps imparti dans les stands pour finalement se rendre compte que les commissaires s’étaient trompés. Nous sommes arrivés à un niveau d’incompétence au niveau de la Fédération Française de Sport Automobile vraiment honteux, que je n’avais encore jamais rencontré dans ma carrière. Je comprends pourquoi certains pilotes décident de s’expatrier à l’étranger et je peux annoncer qu’en l’état actuel des choses, l’an prochain je ne reviendrais pas disputer ce championnat de France. Tout cela est d’autant plus inacceptable quand on connaît les efforts d’investissement des teams, des sponsors et des pilotes pour y figurer. Le niveau du plateau est élevé tant sur le plan technique que sportif et nous faire subir de tels préjudices est inadmissible. Quand on voit que ce dimanche, à cause de l’erreur de la direction de course, mes coéquipiers Renaud Derlot et Gilles Vannelet qui avaient remporté l’épreuve se voient obligés de céder leur première marche du podium, je ne peux pas laisser passer cela. Je ne reviens pas sur la problématique de la balance de performances car là aussi nous n’avons pas eu d’interlocuteurs capables de prendre des décisions cohérentes. »


« Voilà pourquoi le sport automobile français ne peut pas être pris au sérieux sur les circuits nationaux et le fait que le règlement en championnat de France GT soit appliqué par des bénévoles ne suffit pas à excuser un tel manquement de rigueur et sérieux ».

 

Olivier Panis

 

Comme on peut le voir, la colère et l’incompréhension priment à un meeting de la fin de saison. Notons en plus que Larbre Compétition n’est pas certain de défendre ses chances, compte tenu d’une Porsche 997 GT3-R salement abîmée.

 

Laurent Mercier

 

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