FIA World Endurance Championship

Stéphane Ortelli : "Cela va finir par payer !"

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Pour sa première année en Endurance, Luxury Racing est dans le coup, même si un chat noir semble jusqu’à présent accabler le team de Olivier Repovic. La Ferrari F458 Italia n°59 était en lice pour un bon résultat aux 12 Heures de Sebring, puis aux 24 Heures du Mans. A Imola, la n°59 n’a pas roulé en course suite à un nouveau problème électrique. Pourtant Fred Mako et Stéphane Ortelli sont parmi les meilleurs de la catégorie GTE-Pro. Le Monégasque compte bien renouer avec les premières places pour la fin de saison, qui passera par Silverstone, Road Atlanta et Zhuhai.

 

 

Laurent Mercier : Stéphane, le début de saison est plutôt frustrant ?

Stéphane Ortelli : « Oui car les résultats cachent la réelle montée en puissance du team. L’auto a été reçue tardivement et nous manquons de roulage. C’est vraiment dommage car la performance est bien là lors des essais. L’arrivée des hommes du Risi Competizione nous a fait du bien pour comprendre le mode de fonctionnement de la voiture. Le team fait un super travail et il ne reste plus qu’à concrétiser en course. Durant chaque séance d’essais, nous sommes dans le bon wagon. Cette auto est une des meilleures GT2 que j’ai pu piloter jusqu’à présent. Elle a un potentiel énorme et c’est un gros step par rapport à la Ferrari F430 que j’ai connu en 2007. Plus tu attaques, plus elle a de grip. Nous sommes malheureusement en proie à de récurrents problèmes électriques. Le souci a été le même au Mans et c’est quelque chose qui n’est pas imputable au team. Michelotto cherche à comprendre et surtout à résoudre le problème. Il nous manque une bonne séance d’essais pour valider la panne. Je suis persuadé que ça va finir par sourire. »

 

Tu es donc confiant pour les trois manches restantes ?

« Il nous reste trois courses pour prouver notre potentiel. L’entente avec Fred est parfaite. Il est clair que nous sommes remontés et il faudra compter avec nous pour la victoire. Nous sommes sur la bonne voie. Les 24 Heures du Mans ont montré qu’il ne fallait pas nous oublier pour la victoire. »

 

Justement, quel bilan tires-tu des 24 Heures du Mans ?

« C’est pour nous une grosse satisfaction, même si le résultat final n’a pas été à la hauteur de ce que nous avons montré durant la semaine. Si certains pouvaient douter du pourquoi Luxury Racing avait deux engagements au Mans alors que c’est la première année de l’équipe en Endurance, la réponse est claire. Oui l’engagement des deux Ferrari était amplement mérité. Nous étions partis sur un rythme plutôt conservateur avec un changement de pneus en moins que nos adversaires et un ravitaillement en moins avant l’abandon. L’équipage était très solide et cela restera une très belle expérience. L’association avec Jaime (Melo) s’est très bien passée et partager le baquet avec Fred est toujours génial. Je suis sûr qu’il sera rapidement pilote d’usine car il le mérite amplement. Pour le moment on en profite encore dans l’équipe. De plus, c’est l’une des années où j’ai pris autant de plaisir aussi bien en pilote qu’en spectateur. C’était carrément énorme. Je suis ravi pour Ben, André et Marcel. Je suis fier de faire partie d’un programme Audi dans deux championnats. Vivre cela de l’intérieur est quelque chose de génial. »

 

Tu as remporté les 24 Heures du Mans avec Porsche en 1998, année de la dernière victoire au scratch du constructeur allemand. Que t’inspire le retour de Porsche en Endurance ?

« Ce retour était primordial pour l’Endurance. C’est une grande fierté pour moi que d’avoir pu faire partie de l’équipage qui a gagné cette 16ème victoire mancelle. Je souhaite que Porsche et Audi s’affrontent dans quelques années en LMP1, mais aussi pourquoi pas en GT. Comment se priver d’une telle marque dans un Championnat du Monde d’Endurance badgé FIA. »

 

Tu es donc confiant pour ce futur Championnat du Monde ?

« C’est ce qu’il manquait à l’Endurance et l’arrivée de Jean Todt a fait bouger les choses. Selon moi je pense qu’il faudrait une seule catégorie GT et non plus GTE-Pro et GTE-Am. Il faut aussi regarder ce qui se fait en GT3 car toutes les marques sont présentes et les chronos entre GT2 et GT3 sont devenus similaires. Les GT2 sont de bonnes autos, mais elles manquent un peu de puissance car la réglementation fait qu’elles ne doivent pas être trop prêts des LMP2. Il faut aussi veiller à ce que toutes les GT2 soient équipées d’un vrai rétroviseur central et non pas une simple caméra. D’une la caméra peut tomber en panne et de deux elle n’est pas dans l’axe des yeux du pilote. Le fait que ce soit une caméra peut fausser l’appréciation des distances. On savait bien le faire au début des années 70 sur la Porsche 917, alors en 2011… On se dirige vers des prototypes fermés à moyen terme et c’est plutôt une bonne chose. Je sais de quoi je parle et les pilotes Audi peuvent avoir le même témoignage. Vivement 2012 ! »

 

Retrouvez toute l’actualité de Stéphane sur sa page Facebook officielle.

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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