FIA World Endurance Championship

Andrea Barlesi : "Un sentiment d’inachevé !"

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« Bonjour à tous ! Je reviens avec vous sur mon week-end de Imola en Intercontinental Le Mans Cup avec OAK Racing et le Test Day des 24 Heures de Spa où j’étais en piste sur la Lamborghini Gallardo du Gulf Racing. »


« Nous avons quitté un circuit rempli d’histoire avec Le Mans pour en retrouver un autre trois semaines plus tard en Italie. C’est la première fois que je venais à Imola. J’ai vraiment été séduit par cette piste à la fois technique et rapide. Il faut un grand coeur ici. Malheureusement, ce week-end ne s’est pas passé de la manière dont nous l’espérions. Les essais libres ont été perturbés par des soucis techniques, la pluie et plusieurs drapeaux rouges. Ce n’est pas l’idéal pour apprendre un circuit encore inconnu. Je me suis élancé en qualification sans avoir eu l’occasion d’avoir fait quelques tours en situation lors des essais libres. Alexandre Prémat, qui partageait son baquet avec Jacques (Nicolet) sur la voiture sœur, a été d’une grande aide dans mon apprentissage du circuit. Alex a couru ici en GP2, et c’est quelqu’un qui a une grande d’expérience, toujours prêt à la partager. Cela m’a beaucoup apporté, et j’ai encore progressé lors de ce meeting italien. »


« En course Alex est parti une ligne devant moi. Je me suis fait un peu surprendre au départ, j’ai fait un double relais qui m’a rappelé celui de Navarra en Blancpain Endurance Series. C’était la guerre en piste. Juste après le départ, je pointais en 12ème position, et je suis remonté 5ème au terme du premier relais. J’ai conservé cette position tout au long du second stint. Ce double relais restera un bon souvenir. Notre rythme de course était bon, malgré le manque de performance lors du début du week-end. Les chronos étaient quant à eux encourageants. »


« Mais c’est au changement de pilote que les ennuis ont débuté. Une casse de démarreur a empêché Patrice (Lafargue) de partir du box après le pit-stop. Nous avons perdu 12 tours, le temps de le changer. Douze tours, ce sont des années lumières sur des courses d’endurance de six heures qui sont en réalité un pur sprint, dû au rythme adopté. Patrice a fait un bon double relais. Malheureusement Fred (Da Rocha) n’a pas pu boucler la totalité du sien. Une grosse douleur au bras l’a contraint à s’arrêter. Je suis remonté dans l’auto, mais il a fallu composer avec une surchauffe. J’ai eu pour consigne d’adopter un tout autre rythme, à plusieurs secondes des temps des autres concurrents, afin de préserver la mécanique pour arriver au bout et tenter de décrocher quelques points. Je ne vous cache pas que c’est frustrant de se voir dépasser par la voiture soeur et les adversaires continuant à se battre, sans pouvoir aller se mêler a la bagarre. Mais c’est la course avec des hauts et des bas. Nous n’avions plus rien à jouer au classement. J’ai donc pris soin de mon auto durant les 80 minutes restantes pour lui permettre de passer la ligne d’arrivée. Mission Accomplie ! »


« C’est sur un sentiment d’inachevé que je suis reparti d’Imola où je pense qu’un top 5 était jouable. Je compte bien prendre ma revanche à Silverstone, circuit où j’ai remporté mon premier titre d’endurance en 2010 avec la Formula Le Mans ».


« Deux jours après Imola, j’étais en piste à Spa-Francorchamps où j’ai retrouvé la Lamborghini Gallardo GT3 du Gulf Racing. J’avais fini sur une bonne note lors de la course de Navarra, rendant la voiture à mon coéquipier à la seconde place du scratch. L’objectif de la journée était d’emmagasiner de l’expérience en vue de la course. Les essais se sont dans l’ensemble assez bien déroulés. Fred (Fatien), a roulé un maximum pour continuer son apprentissage du sport auto. Il s’en est bien tiré, compte tenu de son peu d’expérience sur ce genre d’autos. C’est un travailleur !!!! Fabien (Giroix) et moi avons roulé pour faire un set-up équilibré de la voiture. Ma priorité était de prendre quelques marques du circuit de Spa au volant d’une GT. C’est très différent du LMP2, mais je me suis vite adapté. Compte tenu du trafic prévu en course avec 70 autos, il ne sera pas facile de se faire une place et il faudra à tout prix éviter les embûches. La météo jouera aussi un rôle essentiel. »

 

A très bientôt, Andrea.

 

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