Atypiques, fascinantes, les 24h du Nürburgring aiment cultiver les paradoxes. En effet, rares sont les épreuves d’endurance où une Seat Ibiza et une Opel Manta, ayant déjà pas mal bourlingué, puissent côtoyer les GT de la dernière génération. De même, nulle part ailleurs, vous ne trouverez des stands où sont entassés quatre à cinq bolides, alignés tantôt par une équipe représentant officiellement un grand constructeur, tantôt par de simples amateurs venus se faire plaisir le temps d’un week-end.
Ajoutez à cela la longueur du tracé combinant le circuit de Grand-Prix et la Nordschleife (25,738 KM), la quantité et la diversité des machines engagées (202 voitures réparties en 22 catégories !) ainsi que la clémence de la direction de course (l’aide extérieure est cautionnée, y compris un retour au stand en camion plateau !), et vous obtenez un cocktail détonnant qui fait tout le charme de cette course d’anthologie.
Un double tour d’horloge dont le succès ne cesse de croître au fil des ans, pour preuve le plateau absolument royal réuni lors de cette 39e édition. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, pas moins de 220.000 spectateurs ayant rallié le massif de l’Eifel ! Comme de coutume, les autochtones ne se sont pas fait prier pour mettre l’ambiance tout au long de la Nordschleife. Une ambiance bon enfant, chaleureuse à souhait, où bière et barbecue font bon ménage.
Jovialité, simplicité, convivialité et plaisir constituants les maîtres mots d’une manifestation à 100.000 lieux de l’opulence et du côté élitiste propre à certains meetings. Retour en images sur l’aspect festif et permissif de cette grand messe du sport auto. Vivement la 40e édition !
Fabrice Bergenhuizen











