Le Mans

Guillaume Moreau satisfait et déçu à la fois.

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Depuis 2007, Guillaume Moreau n’a pas manqué une édition des 24 Heures du Mans. Débutant dans la Sarthe sur une Courage LC70 en 2007, on l’a ensuite vu successivement sur une Corvette, puis les deux dernières années au volant d’un proto du OAK Racing en catégorie LMP2. C’était donc un retour dans la catégorie reine pour le pilote de la Région Limousin, avec la OAK-Pescarolo qu’il partageait avec Tiago Monteiro et Pierre Ragues. Malheureusement, la n°15 n’a pas rallié l’arrivée, suite à des problèmes récurrents de direction assistée. « C’est un peu frustrant » nous confie Guilaume. « Pour moi, c’est un peu une année sur deux. Depuis mes débuts au Mans, une fois je termine, une fois j’abandonne. » Après une seconde place l’année passée, un bon résultat était de nouveau attendu : « Je suis déçu car l’équipe a travaillé à plein temps depuis Spa, sans compter tous les efforts faits depuis le début de l’année. J’ai une pensée pour tous les mécanos et pour Tiago qui n’a même pas pris le volant en course. »

 

Pierre Ragues était chargé de prendre le départ, avant que Guillaume ne monte dans l’auto : « J’ai relayé Pierre qui a connu un relais sans encombre. Après deux ou trois tours de piste, j’ai senti un point dur dans la direction. A un moment, je n’avais même plus du tout de direction assistée. Nous avons tout changé, sans avoir trouvé réellement d’où venait le problème. » La OAK-Pescarolo a ensuite repris la piste, mais le souci est revenu : « Nous avons préféré jeté l’éponge. De toute façon, nous avions perdu trop de temps au classement pour espérer un bon résultat. C’était préférable d’arrêter par mesure de sécurité. C’est frustrant que ce pépin arrive au Mans. Après les déboires de Spa, nous nous étions bien repositionnés lors de nos essais de Magny-Cours. Le potentiel est bien là, mais nous n’avons pu concrétiser. Ce n’est que notre première année en LMP1. »

 

Guillaume était en piste lors de la grosse sortie de Mike Rockenfeller : « J’ai une grosse pensée pour Rocky. J’étais derrière l’Audi au moment de l’accident. Il y avait des morceaux de carbone qui volaient et une épaisse fumée. Mon casque a encore des impacts de carbone. J’ai eu peur qu’il y ait une voiture en plein milieu de la piste. C’est un endroit très rapide et un contact se paie au prix fort. J’étais persuadé que c’était une GT. Je me suis de suite renseigné auprès du stand qui n’a pas pu me donner plus d’infos. Ce n’est qu’après plusieurs tours que j’ai pu voir que c’était un prototype. »

 

Le pilote de la n°15 retient tout de même deux points positifs de cette édition 2011 : « Je suis satisfait de notre qualification. L’auto était vraiment bonne et nous avions de quoi espérer un bon résultat. La voiture était bien équilibrée, même si elle avait un léger sous-virage. C’était notre première vraie sortie avec les évolutions 2011. »

 

Les OAK-Pescarolo LMP2 ont sauvé l’honneur du team sarthois, avec les deux autos à l’arrivée. OAK Racing se prépare maintenant pour les 6 Heures de Imola, où Guillaume partagera son baquet avec Pierre Ragues, tandis que la n°24 verra Jacques Nicolet et Richard Hein en découdre.

 

Retrouvez toute l’actualité de Guillaume sur sa page Facebook officielle.

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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