Concurrent régulier du championnat FIA-GT depuis plusieurs saisons, Philipp Peter change de cap cette année avec un retour en prototype. C’est au volant de la Zytek 07S du G.A.C Racing Team que l’Autrichien fait son come-back en Le Mans Series. Il partagera son baquet avec Karim Ojjeh et Claude-Yves Gosselin. S’il compte une grande expérience en GT, il ne fera pas ses débuts en proto, comptant même un podium aux 24 Heures du Mans 2002 sur une Audi R8 ainsi qu’une victoire aux 12 Heures de Sebring, toujours sur le proto allemand. Il a ensuite piloté la Courgae LC70 du Swiss Spirit. A l’issue de la première séance d’essais, Philipp nous donne son sentiment sur ce retour : « La voiture est bien préparée et il faut que je prenne mes marques. Le début de séance a été bon mais il y a eu pas mal de drapeaux rouges. L’auto est plaisante à piloter même si je pense que nous pouvons encore améliorer. Le team est vraiment bon avec une approche très professionnelle ».
Bien entendu, la Zytek 07S n’a rien à voir avec l’Aston Martin DBR9 qu’il pilotait l’an passé, ni avec les protos LMP1 qu’il connaît : « Tout est différent, principalement au niveau du freinage. Le freinage d’un prototype est tout simplement exceptionnel. L’auto est par contre nettement plus stable qu’une LMP1 ». Cette année encore, « le niveau de la catégorie est très relevé avec de nombreuses autos qui se battront pour la victoire et nous essaierons de tirer notre épingle du jeu ».
Quant à une éventuelle participation aux 24 Heures du Mans : « j’aimerais bien entendu disputer de nouveau la classique mancelle au volant d’un prototype. J’imagine les sensations que l’on doit avoir dans les Esses Porsche au volant de la Zytek. Cette course est vraiment magique ».
Il est même possible que Philipp dispute un second programme cette saison : « Il est probable que je sois présent en International GT Open. Je devais en théorie continuer avec l’Aston Martin DBR9 du Gigawave Motorsport, mais le team a décidé de stopper son programme pour se concentrer sur le développement de la Nissan GT-R. La décision étant intervenue assez tard, je n’ai pas eu le temps de trouver une autre solution à ce jour. je devrais en savoir plus sous peu ».
Propos recueillis par Laurent Mercier