Le Mans

On a testé…la OAK-Pescarolo LMP1 sur le circuit des 24 Heures.

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Lorsque nous sommes allés visiter le réceptif OAK Racing au Virage du Raccordement, nous avons été interpellé par un bruit de voiture de course, venant de l’étage. A notre grande surprise, nous tombons sur deux simulateurs de pilotage, bardés de technologie. L’un des deux est carrément monté sur des vérins pour coller encore plus à la réalité. Vous connaissez notre professionnalisme et quoi de mieux qu’un essai de la OAK-Pescarolo n°15 sur le grand circuit des 24 Heures du Mans pour voir les sensations que peuvent ressentir les pilotes en piste. Avant de prendre le volant, Richard Hein (pilote de la « vraie » OAK-Pescarolo LM P1 n°24) nous sert de professeur. Richard s’offre plusieurs boucles du tracé manceau pour nous livrer ses impressions à la sortie du baquet : « Ce simulateur est littéralement incroyable ! Il faut tout faire comme dans la réalité : faire chauffer les pneus, ôter le limiteur à la sortie des stands, régler les appuis aéro. Tout est géré. C’est déroutant de réalité… Le passage sur les vibreurs est à l’identique de ce que connaît un pilote. La reproduction du circuit est parfaite jusqu’au niveau du Virage Porsche. La partie qui suit est quelque peu trop longue par rapport à la réalité. Les enchaînements du Karting sont eux bien réels. »

 

Richard nous laisse le baquet. Il faut d’abord s’harnacher comme le font les vrais pilotes et on peut vous dire que vous êtes réellement attachés. Pas question de bouger le moindre centimètre. Une dernière explication avec les diodes situées sur le tableau de bord pour le passage des vitesses et les palettes au volant,  et c’est parti. La OAK-Pescarolo sort de son stand et le limiteur nous calme. Sitôt sur la piste, il faut chauffer les pneus sans accélérer brutalement. Idem pour les freins où il ne faut pas taper dedans tout de suite. Nous partons donc pour un tour de reconnaissance sans prendre le moindre risque. Un petit tour dans le bac au Ralentisseur Playstation nous permet de voir que nous sommes bien au volant d’une LM P1. C’est qu’elle pousse fort la OAK-Pescarolo ! A la sortie de Mulsanne, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème pour une vitesse de 291 km/h. L’arrivée à Indianapolis vous saute aux yeux et il faut anticiper le freinage sous peine de finir sous la pile de pneus. Nous terminons notre tour de reconnaissance tranquillement avant d’attaquer un tour plus rapide, puis un troisième, puis un quatrième… On se prend vite au jeu, mais le pilotage nous rappelle vite que piloter n’est pas notre métier. Richard, Jacques, Jean-François, Guillaume, Pierre, Tiago, Matthieu, nous avons un passif impossible à rattraper et nous sommes bien plus performants stylo et carnet à la main. Vous pouvez dormir tranquille… Pas question de postuler pour un volant, pas même en LM P2.

 

Il a tout de même fallu que la OAK-Pescarolo tombe en panne d’essence avant Mulsanne, sinon nous étions partis pour un très long run. Un grand merci à Richard de nous avoir donné quelques ficelles ainsi qu’à Thierry Pennet qui réalise sur mesure les simulateurs de pilotage (lien).

 

Laurent Mercier

 

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