24H Nürburgring VLN

Les commissaires meilleurs amis des pilotes…

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Très populaire en Allemagne, le championnat VLN a, au fil des ans, acquis une flatteuse réputation qui dépasse désormais allègrement les frontières de l’Europe.
Et pourtant dieu sait si cette compétition est atypique. En effet, bien rares sont les championnats qui se déroulent sur un seul et même tracé dont la distance (25,378 km) équivaut à celle des spéciales de rallyes les plus mythiques.

Et que dire de l’impressionnant nombre d’engagés (près de 200 !) ainsi que la très grande variété de bolides réunis lors de chaque épreuve ! Autre particularité du VLN et non des moindres : au grand jamais une course ne sera neutralisée ! Quelque soit la nature de l’incident, la safety-car ne sera en aucun cas déployée. Lorsque survient une grosse sortie, un véhicule d’intervention se poste, gyrophares allumés, en amont de l’incident afin de prévenir les concurrents du danger.

Les drapeaux jaunes sont bien évidemment déployés et au bout de quelques secondes, si nécessaire, un second véhicule d’intervention se charge d’emmener, à la ficelle, la bête blessée dans une zone plus sécurisée ou tout bonnement à son stand si du moins elle est toujours en mesure d’avancer ! La preuve en images avec la BMW M3 de Gross-Garbrock-Müller, violemment sortie de la route du côté de Schwalbenchwanz.

Par ailleurs, il est bon de souligner que la direction de course ne badine pas avec la sécurité des commissaires. Ainsi, tout concurrent qui viendrait à ne pas respecter les drapeaux jaunes se verra d’office infliger une lourde pénalité, peu importe sa notoriété ! Jörg Müller, Dirk Müller, Frank Stippler, Chris Mamerow et Timo Bernhard, tous pris la main dans le sac lors de la 3e joute du championnat, l’apprirent à leur dépens.

Au même titre que 15 autres concurrents, ils se virent ainsi infliger une pénalité d’un tour, soit l’équivalent de plus ou moins 8 minutes et demi ! Quand bien même tous acceptèrent la sanction sans broncher, Jörg Müller en tête : « Nous ne voulons en aucun cas mettre la sécurité des commissaires en danger. J’étais à la fin du peloton de tête et nous avons tous ralenti, mais pas suffisamment. J’en suis désolé, la pénalité est justifiée ! » Savoir accepter les règles et respecter les « marshalls », sans qui le sport auto n’aurait plus lieu d’être, c’est cela aussi le charme du VLN.

 

Fabrice Bergenhuizen

 

 

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