Cette saison Henri Moser est présent aussi bien en Blancpain Endurance Series qu’en Belcar Endurance Championship, et ce à chaque fois au volant d’une Aston Martin DBRS9. Dans la série européenne, le Champion FIA-GT3 2007 est au sein du HEXIS AMR, alors que dans la série belge, on le retrouve chez GPR AMR. Lors du coup d’envoi de la saison à Monza, une place sur le podium semblait acquise pour le trio Makowiecki/Moser/Vannelet mais un problème de freins en fin de course n’a pas permis de concrétiser. Le Suisse revient sur cet épisode malheureux : « La course de Monza a pour nous été une déception. Nous tenions le podium du bout des doigts mais nous avons manqué de réussite. Fred (Mako) était alors au volant de l’auto et les plaquettes de freins ont lâché prise petit à petit. Malgré tout, HEXIS AMR a montré que l’équipe était dans le coup pour ses débuts en endurance. Le niveau de préparation est incroyable. La performance est là et il faut maintenant concrétiser en course. Ici, nous utilisons de nouveaux radiateurs. »
A Navarra, l’objectif est de continuer à emmagasiner un maximum d’expérience et de décrocher un bon résultat : « Déjà il faut que les deux autos terminent la course. Je connais le tracé de Navarra pour y avoir roulé l’an passé en Championnat du Monde GT1. C’est une piste où il n’est pas évident de trouver l’ouverture. Pour toutes les équipes, le grand rendez-vous sera les 24 Heures de Spa. Une chose est sûre, je suis satisfait de mon choix. Chez HEXIS AMR, l’entente est parfaite entre les pilotes. C’est ça aussi le team spirit. Pour une fois, je roule chez HEXIS et non plus contre HEXIS, comme c’était le cas depuis 2007. Je n’ai pas de regret de ne plus être en World GT1 même si ce championnat est vraiment superbe. Malheureusement, il n’est pas assez médiatisé. Pour moi, l’endurance est une bonne voie car je suis quelqu’un de très régulier. La Blancpain Endurance Series est une première étape. Les catégories dans ce championnat sont bien établies car l’on retrouve aussi bien des pros que des gentlemen. De plus, chaque pilote est amené à disputer une qualification. » Quant à l’avenir : « Il est vrai que rouler dans un championnat comme l’Intercontinental Le Mans Cup est quelque chose qui m’attire mais il faut voir selon les budgets mais pour le moment je ne boude pas mon plaisir de rouler dans deux beaux championnats avec une bonne auto et à chaque fois dans une bonne équipe. »
Propos recueillis par Laurent Mercier