FIA World Endurance Championship

Andrea Barlesi ou comment conjuguer le pilotage et les études.

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Piloter ou étudier ? Etudier ou piloter ? Andrea Barlesi a choisi les deux. Avec le Bac et un titre de Formula Le Mans en 2010, pas question de s’arrêter en si bon chemin, d’où une présence cette année en LMP2 chez OAK Racing ainsi qu’à l’EMLV Pôle Léonard de Vinci à Paris La Défense (lien) pour préparer des études supérieures en management commerce dans une section réservée aux sportifs. Andrea nous explique son emploi du temps : « Dans ma section, nous ne sommes que 13 étudiants où nous avons cours que le matin. Il faut gérer les absences durant les meetings de course. Vu que notre planning d’études est quelques peu allégé, nous avons un an supplémentaire pour préparer l’examen. Toutes les absences doivent être justifiées, sachant que nous avons des vacances scolaires qui sont décalées. »

 

« Il y a tout de même pas mal de travail personnel à faire le soir » poursuit le pilote de la OAK-Pescarolo n°35. « Tout est fait pour le confort du sportif. Il y a des rugbymen, des footballeurs, des karatékas, etc… L’ambiance est bonne mais il arrive certains jours où ne sommes que deux ou trois en cours. C’est selon les plannings sportifs des élèves. L’ambiance est bonne, tout comme la cohésion. Tous les semestres, il faut valider des cours sachant que le redoublement est possible. L’école est à 15 minutes de mon domicile, ce qui est pratique. Je suis d’ailleurs le premier pilote à la fréquenter. Il était hors de question pour moi d’arrêter les études. »

 

De nos jours, il n’est pas chose facile de se consacrer à 100 % au pilotage : « Actuellement, je ne vis pas du sport automobile. Même si devenir pilote professionnel est mon objectif numéro un, je me dois d’assurer un métier à côté. Je n’en suis qu’à ma troisième année de compétition. »

 

La Journée Test a permis à Andrea de faire connaissance avec le grand circuit du Mans : « L’année passée, je comptais venir en spectateur pour la course mais j’étais en plein passage du Baccalauréat. La seule fois où je suis venu, c’était en 2000 à l’âge de 9 ans. J’étais un fan absolu de Olivier Beretta et des Chrsyler Viper Team ORECA. Je n’étais venu qu’aux essais et je m’étais toujours dit que je roulerais un jour au Mans sur une Chrysler Viper (rires). » Le planning des semaines à venir va être chargé avec les 1000 km de Spa, la manche de Navarra en Blancpain Endurance Series, puis les 24 Heures du Mans.

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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