Super GT

Fuji GT500 : Victoire de Tréluyer/Motoyama (Nissan).

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Décidément, le SUPER GT convient bien aux pilotes français! Après le titre 2010 de Loïc Duval, associé à Takashi Kogure sur une Honda HSV-010, c’est au tour de Benoît Tréluyer de s’illustrer… Benoît nous avait confié samedi dernier ne pas être très satisfait de ses qualifications. Il en a été tout autrement hier sur le Fuji Speedway, au terme des 400 km de course.

 

La météo avait changé par rapport à la veille, et au moment du départ la pluie tombait très lourdement. C’est pourquoi le départ a été donné après que la safety car soit resté en piste pendant 5 tours.

 

Au sixième tour donc, le premier en conditions réelles de course, Ronnie Quintarelli (Nissan n°46à surprenait le poleman Hiroaki Ishiura (Lexus n°39). Ces deux voitures allaient cependant rétrograder rapidement dans le peloton, victimes d’un choix de pneumatiques inadapté, et rentrer au stand pour changer de gommes.

 

Ceci faisait les affaires de Bjorn Wirdheim qui prenait la tête avec la Nissan n°24, chaussée en Yokohama. Le suédois était suivi par des autres Nissan, la n°12 de João Paulo de Oliveira et la n°23 de Benoît Tréluyer. Au 12ème tour, ces deux derniers passaient Wirdheim, également doublé peu après par la Lexus n°6 de Kazuya Oshima.

 

De Oliveira et Tréluyer étaient à la lutte et au 18ème tour le brésilien heurtait une GT300 à qui il prenait un tour et perdait le contrôle de la Nissan. Tréluyer prenait donc le commandement, suivi de Oshima, de la Lexus n°38 de Yuji Tachikawa et de la Lexus n°19 de Tetsuya Kataoka. Kataoka était parti en 14ème position, lais ses Yokohama semblaient très performants dans ces conditions, le team, nouvellement promu en GT500, ayant choisi les gommes adéquates.

 

Les positions ne bougèrent plus jusqu’aux changements de pilotes. Oshima stoppait au 42ème tour, relayé par Daisuke Ito. Tréluyer, Tachikawa et Kataoka s’arrêtaient tous les trois deux tours plus tar, relayés respectivement par Satoshi Motoyama, Kohei Hirate et Seiji Ara. La Nissan n°23 et la Lexus n°19 ne changeaient pas de pneumatiques, au contraire de la Lexus n°38 qui changeait les quatre pneus, Hirate rétrogradant donc de ce fait en quatrième position, derrière Motoyama, Ito et Ara, trois des pilotes japonais les plus rapides et les plus expérimentés.

 

Ito menait grand train et la Lexus n°6 remontait peu à peu sur la Nissan de Motoyama. Alors qu’il y avait 16 secondes d’écart au moment du changement de pilote, l’avance de Motoyama se réduisait comme une peau de chagrin et Ito pouvait entrevoir la victoire. Cependant, à dix tours de l’arrivée, la pluie redoubla d’intensité, formant des flaques sur la piste et rendant celle-ci très piégeuse, avec de nombreuses voiturs en tête-à-queue sur le circuit.

 

La course devenant dangereuse, la Direction de course décida d’arrêter l’épreuve et de figer son classement à l’issue du 59ème tour, Tréluyer et Motoyama (champions 2008) renouant avec la victoire, la première du team NISMO, passé durant l’intersaison de Michelin à Bridgestone.

 

Victoire Nissan donc, mais tir groupé des Lexus SC430 qui prennent les cinq places suivantes, tandis que ce fut un jour sans pour Honda, la meilleure HSV-010, la n°17 du Team Real, prenant seulement la huitième place.

 

La course de Loïc Duval a été très dure, avec des problèmes de ventilation dans le cckpit de la Honda n°1, comme sur une autre HSV-010 d’ailleurs, qui rendaient la visibilité très difficile, Duval et Kogure terminant treizièmes.

 

Les résultats de la course sont ici

Benoît Tréluyer : “Je suis vraiment heureux. Ce fut un week-end très difficile. Avec le terrible tremblement de terre et le long intervalle sans course, cela a été dur de revenir à la compétition. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour faire des essais pour notre retour à Bridgestone après avoir passé une année avec un autre équipementier, ce qui nous laissait quelques incertitudes sur le set-up de la voiture. Cependant, tout s’est très bien passé en course et j’avais de bonnes sensations au départ. Pendant le relais de Satoshi, la pluie a empiré et je suis ceratin que les conditions étaient très difficiles. Mais c’est un grand pilote, il a fait une très belle course. Je veux dédier cette victoire à tous les gens qui ont souffert du tremblement de terre et du tsunami.”

 

Loïc Duval : “La course a eu lieu sous l’eau comme prévu, nous pensions donc tirer notre épingle du jeu puisque ce sont d’habitude des conditions de piste qui me conviennent, mais avec la pluie et l’humidité, la buée a rempli tout l’intérieur de l’auto, la ventilation ne fonctionnait plus et nous n’avions plus aucune visibilité! Au bout de 15 tours, je suis passé par les stands pour faire nettoyer l’habitacle, et de retour en piste, ce sont mes essuie-glace qui ne marchaient plus… mais la buée est très vite revenue, et dans la ligne droite, je n’arrivais même pas à voir un repère, j’ai même touché l’herbe! Lorsque Kogure a pris le volant, l’équipe a réparé les essuie-glace mais, le problème de buée était persistant et l’a obligé à faire un arrêt supplémentaire avant la fin de la course. Nous terminons à la 13ème position à 2 tours des leaders, mais nous prendrons notre revanche à Okayama les 21 et 22 mai!!!”

 

Citations extraites des communiqués de GTA et de Loïc Duval,

 

Claude Foubert

 

 

 

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