FIA GT Series

Stéphane Ratel : "Être plus flexible pour avoir plus de GT1 !"

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Dire que Stéphane Ratel est un visionnaire du GT ne sera pas lui faire parjure ! Depuis maintenant près de 20 ans, le Président de Stéphane Ratel Organisation œuvre dans le monde du GT avec succès. Grand instigateur du GT3, il n’en a pas pour autant oublié les GT1 avec un World Championship estampillé FIA. Les mauvaises langues trouveront toujours quelque chose à redire sur le maintien de ces autos qui ne peuvent plus rouler que dans un seul et unique championnat, mais le pari de mettre sur pied cette seconde saison a été gagné avec 18 autos à Abu Dhabi pour le coup d’envoi du Championnat du Monde GT1 saison 2. Durant l’hiver, on a tout de même bien cru que l’affaire avait capoté mais toute l’équipe de SRO a su fédérer les teams pour que le « show » puisse se poursuivre. Il fallait amorcer la pompe en 2010 et il ne reste plus qu’à pérenniser la série, ce qui n’est pas chose facile compte tenu d’une conjoncture économique toujours peu reluisante. « Le championnat appartient aux équipes » nous avait martelé Stéphane Ratel l’an passé à Brno lors d’une interview. Tous les teams avec lesquels nous avons discuté à Yas Marina sont d’accord pour dire qu’il serait trop bête de s’arrêter là, même si tout le monde s’accorde à dire qu’il faut commencer dès maintenant à travailler pour 2012, avec le remplacement de la majorité des autos actuelles. Il était donc important (et intéressant) d’avoir le point de vue du Président de SRO afin d’évoquer avec lui le présent mais aussi l’avenir. Non, le GT1 n’est pas mort !

 

Laurent Mercier : Stéphane, dans quel état d’esprit êtes-vous pour ce premier meeting ?

Stéphane Ratel : « Confiant ! On a pu voir que la Course Qualificative a été animée, même si c’est un peu dommage qu’il y ait eu de la casse dès le départ. Tout le monde a pu réparer pour la seconde et on ne peut que s’en féliciter. Les Nissan GT-R sont maintenant bien dans le match pour la gagne mais les autres ne sont pas en reste. Les pilotes sont d’un haut calibre, tout comme les équipes. C’est impossible de donner un pronostic fiable à 100% tant les courses sont incertaines. C’est bien de voir que la résistance s’organise. Tout le plateau est capable de gagner. Il suffit de voir pour s’en convaincre que rien qu’en essais libres, tout le monde se tenait quasiment dans la même seconde. »

 

Voir « seulement » 18 autos sur la grille n’est pas un peu frustrant ?

« Certes, ce n’est pas vers quoi nous nous destinions. Nous devrions avoir deux autres Corvette C6.R dès le troisième meeting car le timing était trop court pour les avoir aussi bien ici qu’à Zolder. Je dois dire que l’hiver a été un peu stressant mais nous y sommes arrivés. Le plateau a perdu quelques unités mais la qualité est bien là. Je pense sincèrement que le niveau est encore plus haut que l’année passée. De nouveaux pilotes sont venus nous rejoindre et on peut voir que l’internationalisation est de mise. Nous avons des Brésiliens, des Français, des Belges, des Hollandais, des Britanniques, des Allemands, et j’en passe. Nous avons même une équipe qui roule sous la bannière chinoise. Nous allons dans la bonne direction. Il faut maintenant que plus de marques nous rejoignent. »

 

Justement, qu’en est-il de l’avenir du Championnat du Monde GT1 ? Il y aura bien un acte 3 ?

«  Mais pourquoi voulez-vous que l’on s’arrête en si bon chemin… Il fallait construire des bases pour ensuite développer le concept. Les équipes nous ont suivi et nous allons continuer. Les marques sont là et d’autres ne demandent qu’à nous rejoindre. »

 

Vous avez déjà des demandes pour 2012 ?

« Selon moi, il faut être plus flexible pour avoir plus de GT1. Nous avons connu un couac au démarrage en étant un peu trop restrictif. Il va falloir travailler avec la FIA pour que le cahier des charges soit plus libre. Ce n’est pas moi qui prend les décisions. Je peux donner des orientations mais c’est un Championnat du Monde FIA. L’idéal est d’avoir dix marques. J’ai déjà des demandes de teams pour engager des Porsche, Ferrari, Mercedes et Audi. Nous avons tout ce qu’il faut pour que cela fonctionne. Il faut juste préparer les autos. Il suffit de voir le nombre de marques présentes en GT3 pour s’en convaincre. Je suis très confiant sur le sujet et nous allons y arriver. »

 

Un mot sur le Blancpain Endurance Series qui semble promis à un bel avenir ?

« Pour le moment, c’est l’euphorie car nous avons pléthore de concurrents qui veulent rouler dans la série. Mon expérience m’a appris à me méfier départs en flèche. Mais là aussi je suis confiant. »

 

Marco Saviozzi (pilote vivant aux Emirats Arabes Unis) nous rejoint et les voilà en train de refaire le monde du GT, avec une pointe de nostalgie sur les années passées, notamment sur les débuts du FIA-GT à Dubai en 2004. C’est aussi dans des moments comme cela que l’on voit que l’on n’a pas affaire à un simple promoteur, mais aussi à un vrai passionné du GT.

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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