Stéphane Lémeret a accompli récemment son premier galop d’essais au volant de la Saleen S7R du Full Speed Racing, sur le tracé de Donington. L’occasion pour Patrick Six de recueillir ses premiers sentiments.
Stéphane, quelles sont tes premières impressions après ce premier test ?
« Content d’avoir pu reprendre contact avec cette voiture que je n’avais plus pilotée depuis 2005. Au début, j’ai été surpris par la direction, extrêmement directe. Ensuite, je me suis régalé. »
T’es-tu contenté d’un simple shake-down ?
« Oui, même si j’ai déjà commencé un peu à jouer sur certains réglages. Mais ce fut trop court pour aller là où je voulais aller. »
Cette première séance de travail a-t-elle été l’occasion de concentrer la mise au point sur quelques éléments en particulier ?
« Ce fut surtout l’occasion de découvrir quelques petits soucis techniques que nous devrons résoudre pour les essais officiels au Castellet. L’embrayage et les freins nous ont ennuyés. Mais c’était le but de ces essais car c’était la première fois que Graham Nash mettait ma voiture sur la piste. Pour rappel, c’est celle qui a gagné la dernière course 2008 avec Peka. »
Connaître une partie de la formation dont tu es appelé à défendre les couleurs est-ce un avantage ?
« C’est sûr que le fait de connaître Graham était un plus mardi car je sentais qu’il me faisait déjà confiance. »
Ces essais ont-ils été l’occasion pour toi de faire un comparatif entre différents fabricants de pneumatiques en vue d’un choix définitif avant le coup d’envoi de Silverstone ?
« Non, quand je suis arrivé à l’atelier, j’ai vu des autocollants Pirelli sur la voiture et nous roulerons donc avec ces pneus. Sauf si nous constatons, par exemple au Castellet, que d’autres pneus nous permettraient d’être plus compétitifs mais je ne pense pas. Ce sont des pneus qui fonctionnent très bien sur les Saleen en championnat de France donc je suis confiant. »
Quelle est ton opinion après l’annulation de l’épreuve argentine ?
« Très déçu car je me faisais vraiment une joie d’y aller mais d’un autre côté, comme je n’y ai pas roulé en 2008, j’y aurais été un peu désavantagé. Je fais donc contre mauvaise fortune bon coeur. »
Terminer le championnat à Zolder cela aura-t-il un impacte auprès de tes commanditaires ?
« Je n’y avais pas encore pensé mais il est vrai que c’est plutôt sympa que la finale se déroule en Belgique. Finir sur une victoire, comme Peka en 2008, serait plus porteur qu’en Argentine. »
Patrick Six