Walter Lechner est loin d’être un inconnu dans le monde du GT. Depuis maintenant plusieurs années, il s’est exilé dans les Emirats où il gère toujours une équipe de course. Lors des 24 Heures de Dubai, l’Autrichien était à la tâche en s’occupant d’une Porsche 997 Cup engagée sous la bannière Saudi Falcons by Lechner Racing. Au final, la 997 n°26 a terminé l’épreuve au 6ème rang, avec l’équipage Binladen/Al Faisal/Faulkner/Vergers. Habitué aux Porsche et travaillant en Angleterre comme architecte et photographe, Faisal Binladen faisait partie du quatuor.
Laurent Mercier : Faisal, cette sixième place est plutôt positive ?
Faisal Binladen : « Oui car déjà terminer une course de 24 heures est un accomplissement pour soi même et à titre personnel, finir dans le top 6 est une belle satisfaction. Nous pouvions envisager un résultat bien meilleur, mais nous avons malheureusement connu un problème mécanique en fin de course. Nous avons souvent tourné autour du podium, avec une quatrième place nettement à notre portée. On peut dire que nous avons manqué de chance. »
Quel a donc été l’élément manquant pour la victoire ?
« Il faut savoir que les 24 Heures de Dubai sont une course unique, et ce à bien des égards. Il y a un certain nombre de façons d’aborder cette course pour y être performant. J’avais ma Porsche GT3 Cup de l’année passée et il était donc logique de s’en servir. L’équipe savait que ce ne serait pas la voiture la plus rapide mais la Cup a un réservoir plus grand, ce qui nous a procuré un certain avantage. En optant pour la bonne tactique, nous savions que nous pouvions jouer devant. Comme je l’ai dit, nous avons pointé au pied du podium pendant dix heures. Notre problème technique nous a obligé à changer l’alternateur, ce qui nous a coûté un temps précieux et une place sur le podium. Pour gagner une course comme celle-ci, il faut invoquer des circonstances indépendantes de notre volonté. On peut avoir toute la performance possible et inimaginable. Si on ne termine pas, on ne gagne pas… »
Le niveau était relevé ?
« Les 24 Heures de Dubai font maintenant partie des plus grandes courses au monde, sachant que c’était seulement la sixième édition. L’épreuve attire des pilotes professionnels du monde entier. La qualité est bien là et le niveau extrêmement relevé. »
Le trafic en piste était un problème ?
« Avec autant d’autos en piste, il ne fallait pas s’attendre à ce que ce soit tranquille. C’est la même chose pour tout le monde, donc ce n’est pas un problème. En tant que pilote, on se doit d’être vigilant, de faire de notre mieux pour perdre le moins de temps possible. »
Quelques mots sur le team et vos équipiers ?
« Walter Lechner connaît toutes les ficelles du sport automobile depuis tant d’années. Il sait faire fonctionner une équipe de premier plan. Je suis fier d’avoir roulé pour son équipe. Tout le monde a fait un excellent travail et je tiens sincèrement à le remercier. C’est la même chose pour mes coéquipiers, avec qui j’ai été enchanté de rouler, notamment HRH P. Abdulaziz Turki Al Faisal, qui a participé aux 24 Heures de Dubai ces dernières années avec beaucoup de succès. Les deux dernières éditions, il est monté sur le podium, manquant de peu la victoire. Je savais qu’il fallait l’avoir dans l’équipe. Quant à Damien (Faulkner) et Michael (Vergers), est-ce besoin de les présenter ? Ils ont tous les deux disputé tellement de courses de 24 heures. Nous avions de bons pilotes dans une bonne équipe. Je remercie une fois de plus tout le monde pour leur aide, leur soutien et tous les efforts fournis. »
Qu’en est-il du reste de votre saison ?
« J’ai une idée mais je ne peux encore rien dévoiler pour le moment. Vous devrez attendre encore un peu… »
Propos recueillis par Laurent Mercier