Exilé aux Emirats Arabes Unis depuis maintenant trois ans suite à l’épopée Speedcar Series, Fabien Giroix revient tout de même plusieurs fois par an en Europe, notamment pour piloter. En fin de saison, l’ancien pilote DTM s’est essayé à l’Intercontinental Le Mans Cup (Silverstone et Zhuhaï) avec une Lamborghini Gallardo GT2 engagée par le Gulf Team First. Avec ses compères Roald Goethe, Frédéric Fatien et Mike Wrainwright, Fabien était présent aux 24 Heures de Dubai, avec une Gallardo en version GT3 : « D’ordinaire, je roule en Championnat UAE GT sur une Corvette Z06 de l’équipe TAM. C’est une équipe locale qui fait bien les choses et ils ont des projets en Europe, notamment en Blancpain Endurance Series. Ce n’est pour l’instant qu’un projet. »
En Europe, on pensait revoir le Gulf Team First avec la Lamborghini Gallardo, mais il ne devrait finalement en être tout autre : « Nous étions partis pour rouler de nouveau avec la Gallardo, mais au final, il est plus probable que nous soyons présents avec une Aston Martin Vantage GT2. Si le projet abouti, notre programme s’articulera sur une présence en Intercontinental Le Mans Cup. Nos deux manches disputées en 2010 nous ont permis d’apprendre beaucoup de choses. C’est une auto qui fonctionne bien et je pense que c’est la solution pour nous. Il faudra toutefois choisir l’équipage parmi nos pilotes actuels, sachant que seulement trois personnes pourront rouler. A terme, le but est aussi de se rapprocher d’AMR avec la catégorie GT3. »
La Lamborghini Gallardo GT2 pourrait donc être remisée au garage : « La Gallardo a un gros potentiel et il reste encore du développement à faire sur l’auto pour qu’elle soit encore plus compétitive. A Silverstone, nous n’avions aucune dérogation pour rouler, contrairement à d’autres GT2. A Zhuhaï, nous étions seulement à 1.5s de la BMW M3, ce qui était très encourageant. Il est toutefois possible de revoir en piste les Gallardo GT3 afin que les pilotes puissent continuer à se perfectionner. » Quant à son opinion sur l’ILMC : « Je crois sincèrement que ce championnat est promis à un bel avenir et tout est bien organisé. C’est à mon avis LE plus beau championnat et c’est ce qui manquait à l’Endurance. »
Propos recueillis par Laurent Mercier