Présent à Abu Dhabi sur une Corvette Mad Croc, Alex Müller a ensuite manqué plusieurs manches du Championnat du Monde GT1, avant de revenir au sein du peloton, au volant d’une Maserati MC12 Triple H Hegersport. La pointe de vitesse de l’Allemand n’est plus à démontrer, après un passage chez Jetalliance Racing ou encore chez Vitaphone Racing. Dès sa première course, Alex est reparti avec la seconde place à Spa, en compagnie de Altfrid Heger. La suite de la saison a ensuite été ponctuée de hauts et de bas.
Laurent Mercier : Alex, quel bilan tires-tu de ton retour au volant de la Maserati MC12 ?
Alex Müller : « Il est positif ! J’étais ravi que Triple H Team Hegersport me fasse confiance pour piloter l’une des deux MC12. J’ai rapidement été dans le coup et sur chaque course, j’ai pu me montrer aux avant-postes, et ce sans aucune casse. Cela a aussi été vrai en Amérique du Sud, et plus principalement au Brésil où j’ai été le plus rapides des pilotes Maserati, avec le meilleur tour en course. »
Selon toi, il y a des choses à modifier dans ce championnat ?
« Déjà, il faut dire que le championnat est bon. C’est tout de même un Championnat du Monde, et ce n’est pas rien. Je pense juste qu’il devrait y avoir une seule voiture par équipe et avoir entre deux et six autos par marque. Cela donnerait plus d’opportunités aux petites équipes. »
Au sein de Triple H Hegersport, tu as retrouvé la même rigueur que chez Vitaphone Racing ?
« Bien entendu ! J’avais deux mécaniciens qui étaient déjà sur ma voiture en 2009. C’est comme si j’étais revenu à la maison. Pour être totalement honnête, c’est le même team et la même structure. Tout le monde a pu s’en rendre compte… »
Es-tu surpris par les écarts en fin de saison, avec de nombreux contacts en piste ?
« C’est difficile à dire… Il ya beaucoup de pilotes qui ont du mal à dépasser, car les autos sont très proches en terme de performance. Le problème principal est là. Les positions sont tellement difficiles à défendre avec des pilotes toujours à la limite qu’il n’est pas évident d’aller au combat. Si l’on regarde les pilotes impliqués dans les contacts, on retrouve souvent les mêmes. Si on regarde ma lutte avec Thomas (Mutsch) à Interlagos pendant plusieurs tours, on a pu voir que tout s’est fait sans le moindre accroc, à la régulière.”
Justement, quel est le bilan de ces deux derniers meetings ?
« Tout ce que je peux te dire, c’est que nous avons terminé 9ème et 10ème. Voilà, tout est dit… »
As-tu déjà des pistes pour 2011 ?
« Il est clair que j’aimerais bien poursuivre en GT1, mais aussi trouver un baquet en ADAC GT Masters. Le seul problème est toujours le même, c’est les budgets qui guideront mes choix, mais je fais de mon mieux pour parvenir à obtenir le meilleur volant possible. »
Propos recueillis par Laurent Mercier