A l’issue de la vente aux enchères de Pescarolo Sport, Jacques Nicolet et Joël Rivière se sont portés acquéreurs de l’ensemble des biens proposés. Avant d’expliquer que ces biens allaient être remis à Henri Pescarolo, dont le souhait est de relancer son team. Cela méritait bien quelques explications de la part de Jacques Nicolet.
Jacques, pour revenir sur les enchères de Pescarolo Sport, comment se rachat s’est-il présenté ?
« Il s’est fait avec Joël Rivière, qui est un grand passionné et un amoureux de Pescarolo. On partage certaines choses, comme l’analyse de la course et la passion. Il possède lui aussi des Pescarolo, une Pescarolo C60 et une Pescarolo-Ecole. On se connaît et on voulait faire quelque chose ensemble, sans trop savoir quoi. En fait, nous n’avons pas fait de calcul. Si ça peut permettre à Henri de revenir, si ça peut représenter pour lui une base de départ, c’est bien. C’est pour lui et son équipe, pour Le Mans, pour l’Endurance. »
Que vont devenir les biens ?
« Nous allons les mettre à disposition de Henri, dans le cadre d’une convention. Il aura donc l’usage de tout ce matériel, de tout ce qui fait partie de cette vente. »
Ce rachat des biens n’est pas synonyme d’une nouvelle association entre vous au sein d’un nouveau team ?
« Non. Notre rôle, à Joël et moi, s’arrête là. Ce que nous avons souhaité, c’est permettre à Henri d’avoir une chance pour essayer de continuer à courir. Le plus dur reste à faire, mais ça aurait été encore plus difficile sans cette base. Notre rôle, c’était en quelque sorte de facilité les choses. Je ne suis pas un partenaire, ni impliqué dans la nouvelle structure que Henri lancera. C’est à Henri de trouver les budgets pour relancer l’équipe. Il se bat pour ça, et il a bon espoir. La vente aux enchères était la dernière occasion de réunir tous les éléments, d’avoir une dernière chance d’y arriver. »
Qui y’a-t-il sur le fameux CD ?
« C’est secret (rire) ! Sérieusement, c’est une esquisse de ce que pourrait être, potentiellement, une LMP1 correspondant au règlement 2011. »
Quel sera le rôle de la nouvelle équipe Pescarolo dans les mois à venir ? Participera-t-elle au développement ?
« La partie constructeur dépend de OAK Racing et le projet 2011 est déjà sur les rails. Nous faisons notre propre développement. Si Henri réunit le budget et si il a besoin d’éléments, nous aurons une relation de client, comme je l’étais pour lui quand il me vendait des châssis (à l’époque où Jacques Nicolet était actionnaire, ndlr). »
Pour conclure, le souhait désormais est de voir le maximum de Pescarolo en 2011 ?
« Oui, on peut dire ça. Plus il y aura de Pescarolo sur la piste, mieux ce sera. Notre volonté, c’était de voir Henri avoir une chance de refaire Le Mans, si possible avec la perspective de gagner. Le souhait est que Henri ne reste pas sur le goût amer de la situation 2010, qu’il puisse retenter le coup dans de bonnes conditions. C’est un acte pour le sport, pour la passion de la course. »
Propos recueillis par Anthony Megevand