American Le Mans Series

Franck Montagny : « Je suis mieux ici qu’en F1… »

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Ce n’est certainement pas un scoop : une interview de Franck Montagny n’est pas une interview comme les autres. La langue de bois ? Connaît pas le garçon… Il préfère le franc-parler. Dans un monde bien cadenassé, cela peut parfois être mal interprété. Pourtant, le gars aux chaussures rouges « funky », il l’aime l’Endurance. Et quand on laisse « FKM » libre du sujet abordé, la déception n’est pas au rendez-vous. Après avoir entamé les essais du Petit Le Mans du bon pied, « Franck the tank » était en forme !

 

Franck, les questions des journalistes ne sont pas toujours très originales, alors… de quoi veux-tu parler ?
« C’est à moi de choisir ? (Après réflexion…) On peut parler du nouveau championnat, l’Intercontinental Le Mans Cup. C’est une bonne chose d’avoir enfin un championnat comme celui-ci. C’est un peu « bancal » pour 2010, mais il fallait le faire pour que cela fonctionne bien en 2011. »

 

C’est ce qui manquait à la discipline ?
« Oui je pense. En Endurance, tu roules avec des voitures « funky », tu travailles beaucoup… mais il n’y avait pas de championnat pour montrer ces autos tout au long de la saison. Là, tu vois que Toyota arrive sur la pointe des pieds avec Rebellion, Nissan signe un partenariat avec Zytek. Ce n’est « que » du LMP2, mais ils viennent. La compétition est là. La diversité est là : Judd n’est plus seul. »

 

Parlons un peu de choses qui fâchent, le règlement. Constructeurs, teams, journalistes : chacun a son avis. Et toi, en tant que pilote ?
« Ça change tellement souvent… C’est tellement pas clair ! D’un autre côté, le pilote n’a pas besoin de tout savoir : on va à l’essentiel… ou on est perdu ! L’important, c’est que les ingénieurs puissent travailler. »

 

Quelle est ta vision des choses ? Est-ce que tu adhères à la formule actuelle ?
« Je pense que ça fonctionne comme ça. Il y a les LMP1, les LMP2, des GT2… Bref, il y a des voitures. Il y a 45 autos ici à Road Atlanta. Ce n’est pas souvent que l’on voit ça. Même si c’est un peu compliqué, les gens sont là : c’est qu’ils arrivent à s’y retrouver. En caricaturant, tu as le champion du monde avec l’amateur. Tout le monde roule et c’est aussi ça la course.

« Il faut toujours faire « nickel » comme la F1, mais au final tu arrives à quelque chose de trop stéréotypée. Il ne faut pas oublier qu’on se faire plaisir. Je n’ai pas trop d’avis. J’aimerai juste que ce soit plus simple au niveau du règlement, avec plus de stabilité, pour qu’il y ait plus de constructeurs. Tout ça, le règlement et le trafic, ça te fait raller parce que des fois ça te coûte une victoire… mais c’est la course. »

 

Cette année, tu as roulé en Superleague. Le fait de rouler dans un autre championnat, est-ce que cela t’a conforté dans ton choix d’être en Endurance.
« Je suis heureux d’être en Endurance. Je suis mieux ici qu’en F1… Là, il y a Pirelli qui avait besoin d’un pilote pour faire le développement des pneus. Je n’ai même pas cherché à essayer. Ce que je vis, c’est bon ! C’est grandissant. La F1, c’était bien en 2005 avec Renault. Il fallait bombarder pour le titre mondial. Quand j’ai fait mes six courses, c’était davantage un plaisir personnel : la boucle était bouclée. Avec Peugeot, je participe au développement avec un grand constructeur, je roule en course, je suis avec des pilotes supers… C’est un package en mains. Nous avons tous grandit et nous sommes tous bons potes. »

 

Tu sembles avoir tout ce que tu veux. Il ne manque plus que Le Mans…
« Il faut gagner les 24 Heures du Mans… et on va les gagner. Nous avons tout pour bien faire. »

 

Anthony Megevand

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