Depuis maintenant trois ans, La Georgie fait partie de notre pèlerinage annuel et 2010 ne déroge pas à la règle. Une fois de plus, le climat ne plaide pas pour nous avec une journée du lundi bien arrosée. Arrivés à Paris samedi soir, le vol AF0682 était prévu dimanche à 10h40. Vu que les consignes de sécurité s’annonçaient draconiennes pour les Etas-Unis, nous étions donc présents dès 6h, soit les tout premiers à attendre au comptoir Air France (fermé). Il a donc fallu attendre une heure avant de pouvoir s’enregistrer et passer les différents check point de contrôle sans le moindre encombre et surtout sans le moindre embouteillage. Bizarre pour un pays en plan vigipirate ! En attendant d’embarquer, mes deux compères remarquèrent un gaillard d’un bon quintal avec des épaules dignes d’un catcheur. Bien vu car c’était en fait John Cenna que moi seul ne devait pas connaître. S’en est donc suivi une petite séance photos avec la superstar de la WWE. Une chose est sûre, le poupon n’est pas prêt de rentrer dans un prototype vu son gabarit. Mis à part que seul moi même ait eu droit à une fouille approfondie de mes bagages tout juste avant de pénétrer dans le Boeing, rien à signaler quant au plan de sécurité.
C’était donc parti pour 9 heures de vol avec chacun une occupation, sachant que nous étions séparés dans l’avion avec l’ami Laurent juste devant. Entre la diffusion de Sex and the City 2 pour l’une, la lecture du dernier Jean d’Ormesson et les cours de droit pour moi-même. Il est clair qu’avec un choix de films dans l’avion assez conséquent, le temps est relativement vite passé avec la possibilité de voir le film Peugeot « La Quête du Mans » ou encore « Le Mans » avec Steve McQueen. On ne s’attardera pas sur la bonne petite bière savourée en plein vol et près de 9 heures plus tard, nous voilà arrivé en terre américaine. Si tout s’était passé sans problème à Paris, le passe au contrôle de l’immigration américaine a été comment dire, plus…corsé et surtout plus long. Mes trois compères sont quant à eux passés sans trop de souci mais moins de chance pour moi ! Déjà tout juste avant de passer le contrôle, une petite fille a échappé à la surveillance de sa mère pour tenter un passage en courant, ce qui a fait frémir les contrôleurs. Hop à mon tour avec des questions bien précises : pourquoi êtes vous allés à Dubai, pourquoi êtes vous allés à Abu Dhabi ? Pas sûr que la femme qui m’interrogeait connaisse les 24 Heures de Dubai ou le World GT1 Championship… Ensuite vint la question : que faites-vous comme métier ? Et là ce fut le drame… A chaque visite aux Etats Unis, impossible de faire comprendre au service de l’immigration « I’m teacher in a driving school ». Il a même fallu qu’un interprète vienne pour consolider l’explication. Interprète qui n’a pas plus compris d’ailleurs… Bref après moult discussion, j’ai quand même eu le droit de sortir de poursuivre ma route sur le continent américain, non sans avoir passé plusieurs autres contrôles avant d’être finalement autorisé à récupérer mes bagages après un petit voyage en métro. Depuis 1999, l’aéroport Hartsfield-Jackson est le plus emprunté au monde avec plus de 90 millions de passagers et plus de 970 000 vols.
Direction ensuite la location de voiture et la réception d’une Dodge Avenger pour rejoindre notre hôtel malgré un GPS défaillant. Pas très pratique mais il faudra faire avec toute la semaine. Malheureusement, la journée du dimanche s’est vite déroulée avec une arrivé à Atlanta vers 14h30 (heure locale) pour une sortie de l’aéroport vers 17h. Après un bon repas, direction le lit mais pas avant minuit pour ne pas être décalé le lendemain. Comme l’année passée, la première nuit a été très arrosée avec une pluie incessante. Pas de bol pour des frenchies comme nous qui n’avons amené que des tee-shirts. Pour notre premier petit-déjeuner, en route vers le McDo. Original non ? Il fallait au moins ça avant une séance de shopping au Mall of Georgia où Julie a ses bonnes habitudes depuis maintenant trois ans : Guess, Victoria’s Secret, etc… Il est peu de dire que l’on trouve de tout dans ces immenses centres commerciaux quasiment déserts de clients. On y trouve tout de même des têtes connues, comme Jan Magnussen, Marco Holzer, Jörg Bergmeister ou Marc Lieb. Il nous a bien fallu deux bonnes heures de flâneries dans les diverses boutiques.
L’heure du déjeuner arrivant, nous avons jeté notre dévolu sur Varsity, haut lieu cunnilaire de la Georgie, avec ses frites d’un autre temps (mais pas mauvaises) et ses hamburgers plats d’un autre temps. Rappelez vous, c’est l’endroit où les toilettes n’ont pas de portes ! Cet endroit est devenu pour nous (comme bon nombre d’américains) un mythe.
Place ensuite à la visite de la chaîne de télévision CNN, bien connue dans le monde de l’information pour ses reportages, notamment en temps de guerre. L’endroit est aussi bien gardé que Fort Knox où aucune photo n’est autorisée. Le bâtiment est immense avec dans l’entrée un Hummer ayant servi lors de la Guerre du Golfe. Vous passez le long des studios tout en voyant le travail des journalistes. On est bien loin de la rédaction d’Endurance-Info… A chaque pièce, vous êtes escortés par un policier et un autre prend le relais dès que l’on change de pièce. La visite dure une bonne heure et bien entendu vous terminez par la boutique où les produits dérivés sont nombreux. En sortant, vous pouvez sans problème ressembler à Larry King.
Si l’an passé nous étions allés voir un match de Hockey, place cette fois au Base-Ball au Turner Field avec le match Atlanta Braves vs Florida Marlins. A notre arrivée au Turner Field, la pluie et l’orage nous avaient précédé, si bien que le début du match était reporté d’une bonne heure. Pas de chance pour un endroit non couvert. En attendant, il fallait bien se remplir l’estomac avec un bon hot dog local. Heu…finalement, j’ai préféré opté pour une pizza réputée bien moins calorifique ( !!!!) Personnellement, les règles du Base-Ball m’étaient totalement inconnues avant lundi soir, étant totalement néophyte dans la discipline. Il faut d’ailleurs faire attention car une balle mal renvoyée peut vous arriver en pleine face et à pleine vitesse. Sachant que la balle arrive dans la batte à près de 160 km/h, je vous laisse imaginer les dégâts. La météo peu clémente a certainement incité bon nombre de fans à rester chez eux, mais il devait bien y avoir 15 000 personnes dans le Turner Field. Au final, les Atlanta Braves ont remporté le match par 2 à 1. Pour être franc, je n’ai toujours pas tout compris, même si c’est maintenant tout de même un peu plus clair. Il nous reste donc une journée de tourisme dans la ville d’Atlanta avant de rejoindre le circuit. Oui car n’oublions pas qu’une course va se tenir ce week-end. D’ailleurs, les affiches fleurissent un peu partout dans la ville avec des panneaux géants présentant l’épreuve. A ce sujet, la Panoz Abruzzi a fait une sortie en ville hier soir avec la présence des pilotes ainsi que ceux du Extrême Speed Motorsports. Place aujourd’hui à la visite de Atlanta Historic Center et un petit retour dans l’univers Coca Cola. A suivre…
Laurent Mercier