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OAK Racing : De Petit Le Mans à 2011…

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OAK Racing a conclu sa saison Le Mans Series avec un nouveau podium, le quatrième en cinq courses, le cinquième cette année si l’on ajoute celui des 24 Heures du Mans. L’équipe nivernaise a du même coup parfaitement entamé son parcours en Intercontinental Le Mans Cup. Une campagne qui se poursuivra à Petit Le Mans dans quelques semaines. Jacques Nicolet évoque justement cette participation, tout comme la suite du programme…

 

Jacques, deux Pescarolo étaient attendues à Petit Le Mans. Pourquoi une seule au final ?
« Tout simplement parce que nous allons avoir une période « automne-hiver » très chargée. Nous constituons une solide équipe pour la partie constructeur et nous avons entamé le développement d’une nouvelle LMP1 et d’une LMP2-2011, toutes deux basées sur la Pescarolo actuelle. Notre priorité, c’est de bien préparer tout cela. Ce sont des choses qui dépendent de nous.

« Nous allons débuté nos passages en soufflerie à la fin du mois, avec une session programmée par mois. En parallèle, nous aurons des essais avec Dunlop en octobre. Ils sont très importants, que ce soit en LMP1 et en LMP2. Tout cela mis bout à bout fait que si nous voulons conserver deux voitures disponibles à Magny-Cours, nous ne pouvons aligner qu’une seule auto à Road Atlanta. Si nous voulions rester dans des conditions raisonnables, la voiture devait faire Petit Le Mans et Zhuhai. Hors, on ne peut pas se priver de deux châssis de mi-septembre à fin décembre. »

 

Dans quel état d’esprit a été composé l’équipage ?
« J’évoluerai avec deux autres gentlemen-drivers, Patrice Lafargue et Frédéric Da Rocha, qui vont très probablement intégrer l’équipe l’an prochain en LMP2. Petit Le Mans, ce sera un roulage en conditions de course pour les pilotes et pour l’équipe. Cela va permettre au team de bien préparer l’ILMC 2011 : tout le monde nous dit que la course aux Etats-Unis est très différente. C’est donc une bonne chose d’y aller et de voir où sont les embûches. »

 

Mais n’avez-vous pas été tentés de placer un pilote professionnel pour démontrer la pointe de vitesse de la Pescarolo ?
« Si nous avions engagé deux voitures, il y aurait eu au moins un pilote professionnel. L’équipage de la seconde auto aurait été composé de façon à jouer la gagne. D’un autre côté, je ne suis pas certain que les conditions soient optimales pour prouver le potentiel de la Pescarolo en performance pure dès cette année. Je pense en particulier au carburant, au grand aileron et aux brides… »

 

On aurait pu s’attendre à voir Richard Hein également…
« La vie d’un gentleman-driver n’est pas de tout repos. Comme beaucoup d’entre nous, Richard a des engagements professionnels qui font que placer Petit Le Mans dans son planning était impossible. »

 

Avant de parler de 2011, évoquons un peu Silverstone. La fin de saison Le Mans Series est-elle positive ?
« Oui, je suis très satisfait. Cette année, il n’y a qu’une seule course – Portimao – où OAK Racing ne monte pas sur le podium. Mais la 4e place au Portugal nous a permis de marquer des points très importants. Nous avons une auto qui termine 3e, l’autre 4e, nous remportons le Michelin Green X Challenge, et nous décrochons le titre Constructeurs en LMP2 avec les Pescarolo-Judd. Ce sont donc des bons résultats. Ils récompensent les efforts de l’équipe et forment une bonne base pour aller de l’avant. J’aurais préféré voir les deux voitures sur le podium, ou une qui gagne à Silverstone, mais il faut être réaliste : la HPD (Honda) était intouchable. Sportivement, il faut savoir s’incliner. Désormais, Nous allons tout faire pour faire encore mieux. »

 

Concernant 2011, où en êtes vous au niveau des pilotes ?
« Je suis plutôt conservateur et attaché à faire les choses dans la durée. J’ai envie de consolider ce qui a été entrepris. Nous avons une super équipe et je pense qu’il est difficile de faire mieux au niveau de l’entente, y compris avec les pilotes qui nous ont rejoint au Mans. Avec Jean-François Yvon, c’était encore mieux cette année. Quant à Jan Charouz, il s’est très vite intégré. Mais il n’y a rien de fait. »

 

Sur le plan de la motorisation, y-a-t-il du nouveau ?
« C’est un peu la même réponse que pour les pilotes. Il y a une belle entente avec Judd, qui a fait du très bon travail. Nous partageons également la même philosophie, de course et d’entreprise, avec un respect mutuel. Nous sommes bien avec Judd. Mais il est évident que si un constructeur nous demande, nous étudierons la question ! »

 

Une dernière question enfin, il se murmure que la Pescarolo LMP1 de l’an prochain pourrait ne pas avoir l’aileron de requin…
« Ce n’est pas à exclure. Nous sommes en train d’étudier toutes les possibilités qu’offrent les nouveaux règlements et l’ensemble des dérogations possibles à partir du moment où nous conservons notre châssis actuel. Nous sommes encore en phase de réflexion. »

 

Propos recueillis par Anthony Megevand

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