Après une année en Renault Clio Cup, Andrea Barlesi est directement rentré dans le grand bain de l’endurance via une présence en Le Mans Series, sur une Formula Le Mans du team DAMS. Avant le quatrième meeting disputé à Budapest, Andrea pointe en tête de la catégorie, en compagnie de Gary Chalandon et Alessandro Cicognani. Pour lui, l’objectif de l’année est clair : « Gagner le titre en FLM est l’objectif numéro 1. Nous n’avons que deux petits points d’avance et je sais que ce ne sera pas évident. Je ne connais pas le tracé hongrois, comme je ne connais pas non plus celui de Silverstone où nous irons ensuite. » La course de Portimao s’est bien passée avec une seconde place : « Portimao est devenu mon circuit préféré. On est toujours en action et il n’y a aucun temps mort. C’est un tracé exigeant et nous y avons en plus roulé de nuit. J’en garde un bon souvenir. »
Rouler en FLM est très formateur pour le jeune pilote : « J’ai appris beaucoup de choses cette année, comme rouler en peloton avec des catégories différentes et faire des doubles relais. J’ai aussi fait connaissance avec pas mal de pilotes, comme Gimmi Bruni avec qui je m’entends très bien. Il est venu m’encourager sur la pré-grille au Portugal et nous nous sommes ensuite revus sur le podium. »
L’Endurance sera de nouveau la priorité l’an prochain : « Je me suis fixé sur l’endurance et principalement le prototype. Disputer les 24 Heures du Mans 2011 est mon objectif prioritaire. Il serait logique que je passe l’année prochaine en LMP2, avant de gravir la dernière marche dans quelques années. J’ai déjà quelques contacts mais le nerf de la guerre est toujours l’argent. En 2011, je ne serai pas contre un double programme car il faut rouler un maximum et ne pas rester inactif. Cette année, je fais également quelques piges en Biocar Series. C’est un petit prototype qui demande un pilotage exigeant. Cela me permet d’apprendre encore plus et de passer certaines étapes qui me servent forcément pour rouler en FLM. »
Le mois prochain, Andrea va devoir composer avec la scolarité et la compétition : « J’ai eu mon Baccalauréat cette année et je rentre en Ecole de Commerce à Paris. Le format des études est modulable car il prend en compte les sportifs de haut niveau. Il est hors de question pour moi de léser quoi que ce soit. Je sais bien que peu de pilotes arrivent à vivre du sport automobile. » Avec un tel état d’esprit, il y a fort à parier que nous entendrons parler d’Andrea Barlesi à l’avenir…
Propos recueillis par Laurent Mercier